LYCODOIV NYMPHA
clans la Couleuvre Ikahèque décrite ])ar Lesson (i) ; l'individu qui a servi de type à cette prétendue espèce, ne ditïère réellement du Lycodon modeste que par la taille et les teintes , qui tirent sur le blanchâtre, et qui passent sur le dessus au brun noir pourpre: couleur distribuée sur les écailles en forme de taches , mais qui se dispersent sur les flancs pour former des marbrures. M. Lesson rapporte que cet opliidieii habiL<; les forêts épaisses, qui bordent le Havre Doréry à la nouvelle Guinée, que les Papous Tappelenl ikaheqiie nom qui signifie Anguille de terre , et qu'il parvient à une grande taille.
11 Esp. LE LAC. MISUniE. LVCODOX NY3IPHA.
Daudin (2) , en reproduisant la ligure de l'ophidien du Ben ga le représenté par rlssf,l(3) sous le nom de k attlaveyrien, a introduit ce Lycodon dans sa méthode sous la dénomination de col. nympha, espèce que ]Meri4E3i a placée dans son genre 11 l r r i a {/\).
Cette espèce se dislingue des autres par ses formes délicates, par sa téîte courte et large, par son museau obtus, par des yeux très grands et par une ouverture de bouche assez large. Ses dents sont presque d'égale grosseur. Le corps effih', très mince et comprimé, est garni d'écailles lisses, cairées et disposées sur i3 séries longitudinales. L'abdomen est très étroit et anguleux. Le dessous de la queue imite la même forme. Les plaques de la tête s'éloignent un peu de la règle générale: la verticale est plus alongée et les frontales postérieures sont moins larges qu'à l'ordinaire ; la plaque du frein s'étend jusqu'à 1 œil et a au dessus d'elle une petite plaque oculaire antérieure. /
(i) Voy. de la Coquille IV.^ 5 P/. 5. ~ (2) nept. vol. P"! p. il^li PL 7J Jii;. I. — (5j Serp. 1. 36 , l'ad; f. 87 , le jeune. — (4) Tent.p. 93. —
LYCODON AUDAX. 121
La cUstrJl)ution des teintes est comme chez les jeunes du LYCODON suBciNCTUs, uiais le brun de notre espèce est plus clair et se montre souvent sous la forme de lar£res taches dorsales orbiculaires.
La queue occupe le quart de la longueur totale, qui est environ d'un pied et demi. Iliaques 204 -h 78; 2o5 + 80 ; 206 H- 78. Les individus de Russel en offraient 234 + 87 ; 243 + 82.
12 Esp. LE LYC. AUDACE, LYCODON AUDAX.
ri. IV fig. 18 et 19.
La longue incertitude^ dans laquelle on était par rapport à la patrie de ce Lycodon , vient enfin d'être éclairée par M. D'orbigny , qui en a trouvé des sujets dans les environs de S^^. Cruz de la Sierra. Il a les dents et la distribution des teintes comme les Lycodons; mais ses formes élancées, sa tête distincte et large, sa queue longue et pointue et son corps très comprimé le rapprochent du genre bips as, auquel il appartient peut-être aussi par la manière de vivre (i).
L abdomen est très étroit , plane et assez anguleux. Les écailles du tronc sont lisses, en rhombe , un peu alongées et disposées plus obliquement que chez les autres Lycodons : on en compte 19 rangées longitudinales. Le corps est presque partout d'égale grosseur. La tête très distincte du tronc, large à la base et à museau large et obtus. Les plaques , qui en revêtent le sommet , sont plus alongées que dans les autres espèces; celle du frein est étroite. L'œil est moyen, la bouche large ; les narines sont ouvertes , les lèvres enflées.
Le crâne est plus large qu'à l'ordinaire ; les orbites sont complètes , les caisses moyennes ; les mâchoires et particulière-
(i) M. FiTziNGER l'a déjà réuni ;i oc genre ; voir Class. p. S;).
122 LVCODOX PETOLARIUS.
ment l'iiift'ricure est armée par devant de dents très lon^^iies. Le squelette offre des côtes très courtes et peu arquées.
Les deux couleurs principales sont le jaunâtre et le brun marron. Cette première teinte domine sur l'abdomen et sur la tête; le dessus est varié de sorte que le jaunâtre se iait entrevoir sous forme de nombreuses taclies irréj^ulières , décliiquetées , soit en rose, en cœur ou même en bandes dentelées. Les lames écailleuses de la tète ont le centre marqué d'une tacbe brune ou d'une ligure imitant le pourtour des plaques. Les parties postérieures de l'abdomen et le dessous de la queue sont le plus souvent ornées de larges tacbes carrées.
La queue occupe environ du tiers au quart de la longueur totale, qui mesure dans nos plus grands indiAidus trois pieds et plus. Plaques: 2o5 -+- iij; 206 H- 109; 245 -4- io5. Daudin en a compté dans son individu s>,o5 ~f" 99.
Cet auteur (i) aie premier décrit d'une manière reconnaissable ce Lycodon , qui est aussi le col. jmaximiliani de Meiirem (2). Je rapj)orte ici: Scheuchzer 647. 2; Seiîa //. 39. I et 2 ; //. 79. 3; /. 100. 4- Les deinières figures sont les types des col. c e r v i n u s et c e y l o n i c u s de Gmelin. (3)
13 Esp. LE L. PÉTOLAIRE, L. PEÏOLAÎIIUS.
PI. IV fig. 'io et 2'.
Je n hésite pas à placer dans le genre Lvcodon cet opbidien, qui en a la physionomie et tous les caractères empruntés de l'organisation de la tète ; mais qui s'en éloigne par le manque <le dents maxillaires antérieures plus longues et par ses formes effilées.
(i) COL. AUDAX B.ept. vol. rip, 345 PI. 79. — (2) Tent. p. io5. — (3) Syst. nat. p. 1 1 1 4 et p. i loG. —
Ï.YCODOX^ PETOLARllIS. 123
Cette espèce abonde dans les collections. On en trouve des figures chez Linné (i), chez Schelchzkr : PI. 654/ ^ ^t PL 74^ /• 7 ; ^"t chez Seba : 11. 38. 2 ; IL 73. 1 et /. 54- 4 (^j- Elle se rapproche des serpens d'arbres par ses formes alongées, par sa queue longue et d<éllée, par son corps coniprimé et par le choix de sa nourriture qui consiste en oiseaux (3). La tête et les plaques dont elle est revêtue, ne diffèrent pas essentiellement de ces parties chez le LYCODON CORAIL. Lcsécailles du tronc sont comme chez la précédente. L'abdomen est peu anguleux mais très convexe. La queue occupe environ un quart de la longueui totale, qui surpasse quelquefois trois pieds. Les plaques abdominales et souscaudales varient depuis ip3 + ^3 jusqu'à 223 H- 1 13.
Le dessous de ce Lycodon est jaunâtre 5 le dessus d'un brun foncé marqué de nombreuses bandes blanchâtres , tantôt très larges et disposées régulièrement, tantôt étroites et rapprochées deux à deux ou trois à trois , ou même tellement effacées qu'on en peut à peine retrouver les traces. La première de ces bandes forme le collier, si caractérisque pour toutes les espèces du genre.
Nous avons reçu une série complète de ce Lycodon par les soins de M. Dieperink à Paramaribo ; M. Frédéric Boie nous en a fait parvenir un sujet recueilli dans la province de St. Paul au Brésil (4) , et Lesclienault en a envoyé au Musée de Paris de la Mana à Gayenne.
(i ) Mus. Jd. Fr. PL 9: COL» p eto l a ri u s. — (2) Le c o l. p e t h o l a de Linné , Sjst. nal. p. ^87 repose sur cette figure ; ce lycodon et le D I p s A s A N N u L A T A forment le genre o x y r h o p u s de Wagler Syst. p. i85. — (3j Seba vol. II/?. 76. — (4) Il parait qu'il habite également la province d'Ilhéos; du moins le col. digitalis de Reuss : ^1:///^. Senk.j). i ',8 /V. () fig\ i sue parait le prouver. —
124 LYCODOIV.
C'est probablement clans le genre Lycoclon qu'il faut ranger le coLUBER D ION E (i) de Pallas , originaire des déserts de la Tartarie. N ayant pas été à même d'examiner ce reptile en nature , je laisse à d au*;res naturalistes le soin de le comparer avec les espèces asiaticpies du genre Lycodon.
(i) Pallas i'o)\ vol. II Jpp. p. 10 N." 38. —
5 Genre. LES COULEUVRES. COLUBER<
Personne n'ignore que Linné ^ en établissant son genre Coluber , y a classé tous ces ophidiens dont le dessous de la queue est muni de plaques divisées. On en a plus tard séparé les serpens venimeux ; mais après avoir subdivisé le reste des Couleuvres innocentes en plusieurs coupes génériques, celle qui comprenait les Couleuvres proprement dites , restait toujours encore la plus nombreuse en espèces. Boie même, qui a dé> membre ce dernier genre autant que possible , y laissait encore beaucoup de serpens qui , suivant ma manière de voir , doivent être placés dans des familles différentes. Abstraction faite de ces cbangemens, j'adopte les vues qui ont dirigé ce savant en établissant des caractères servant à distinguer les Couleuvres proprement dites des genres voisins. Il est vrai qu'on ne peut souvent appliquer ces notes distinctives que très vaguement; le genre des Couleuvres cependant est très naturel . quand on cherche à recoimaître les espèces plutôt au port et à la physionomie , qu'au nu)yen de caractères isolés.
Ce genre ainsi modifié, comprend tous les serpens innocens de forte taille, qui tiennent parles formes et les proporticms des parties isolées exactement le milieu entre tous les ophidiens. Leur corps , moins ramassé que celui des serpens d'eau douce, n offre point les formes sveltes de ceux qui fréquentent les arbres, leur tête n'est pas aussi alongée que celle des derniers , et elle est moins large que chez les serp'^ns aquatiques. Leur queue, modifiée suivant la nature des espèces, varie pour
\2(\ (:olliu:ï\.
la tonne, à mcsiiro qu'elles se rapprorlient par la iiKiulric do vivre de lune ou de lautie ties iauiilles voisines. CfsL ainsi , que quelques Couleuvres font le passage aux r n o i» i honotks et même aux h o m a l o p s i s , tandis (jue d autres se lient aux E R 1» É T o n u Y A s , aux p s A M M o P 11 1 S et même aux c o ii o-
N ELLES ou aux XÉNODONS.
Tontes les eontrées de notre globe , dont le climat et la nature du sol ne s'(q)posent point a I existence îles ophidiens en général, sont habitées par des Couleuvres. Llles vivent le plus souvent à terre , et ne vont dans l'eau que rarement ou quand ellesy sont forcées; l;i plupart cependant giim|)ent avec aL'^ilité sur les bioussailles et sur les arbres i)our "uetter leur
p in
proie. (Quelques-unes .se licnnrnt dans des contrées marécageuses; d autres fVé'(picnlenr les bois et les grandes forets; enfin il en est (pii prelèient les terrains secs, découverts et sablonneux. Leur manière tle vivre, Icnis niœuis, leur- mode de nourriture dépendent en grarde parlie de la nature du sol (piClles habitent. Elles lont la cliase aux anijuaux de petite taille des trois premières classes du règne animal.
Pres([ue toutes les espèces du génie Coluber atteignent des di men s ion s considérables , mesurant connnunément 4 t»u 5 pieds en longueur ; nous avons au IMusée les dé[)ouilles de quelques unes oiiginaires des contîées intertropicales, longues de j à8 pieds. Le corps est [)lus ou moins gios suivant les espèces , le plus souvent conq)rimé et un peu en pentagone. Labdomen est ordinairement laige , convexe , rarement anguleux , et revêtu de lames plus serrées que chez les autres serpens. 11 est évident que les côtes offrent la même disposition; aussi leur nombre et par conséquent celui des lames est-il plus élevé que dans la plupart des autres ophidiens : on en compte le plus souvent 9,00 à 3oo. La queue des Couleuvres est toujours cvlindrique et pointue; le plus S')Uventmoyemie , rarement effilée et longue , quelquefois courte et conique : sa partie inférieure est garnie de plaques divisées. Les caisses n'étant pas très développées, il s'ensuit que la tête des Cou-
îeiivres n'est pas aussi distincte du tronc, que chez les xénodons, les DiPSAS et les viPÈ RES : cette partie a des formes plus ou moins alongées ou déprimées et est terminée par un museau peu long, le plus souvent large , gros, arrondi ou tronqué au bout. Les narines se trouvent toujours aux côtés du museau: elles sont le plus souvent ouvertes et de forme oblongue. Le sommet de la tète est toujours revêtu du nombre normal de plaques qui varient d'une espèce à l'autre quant à leur configuration , mais qui ont ordinairement une étendue considérable. La tête est toujours anguleuse latéralement, d'où résulte la position latérale des yeux, qui sont plus ou moins grands et qui offrent toujours une pupille orbiculaire. On voit chez la plupart une seule plaque à l'angle antérieur de l'œil et deux derrière cet organe; mais quelques espèces ont ce nombre augmentée d'une ou de plusieurs , et il y en a même où l'œil est bordé d'un tour de petites plaques polymorphes. On observe également, chez ces dernières espèces, un nombre plus élevé de plaques labiales et temporales : ces dernières sont chez quelques unes , pour ainsi dire, transformées en écailles. Les côtés du museau sont rarement concaves , et les plaques superciliares peu saillantes: cette conformation rend leur physionomie agréable , et prête à leurs traits une expression assez douce. L'ouverture de la bouche est le plus souvent assez large. Les écailles, dont le corps est revêtu, varient considérablement suivant les espèces pour la forme , la grandeur et la disposition: elles sont le plus souvent lisses, mais quelques espèces en offrent qui sont surmontées d'une carène plus ou moins prononcée; elles sont moyennes chez les unes et petites chez les autres; leur forme est tantôt en rhombe , tantôt alongée et lancéolée ; elles ne sont pas disposées obliquement comme chez les Xénodons, de là leur forme régulière et peu variable.
Les os qui composent le crâne des Couleuvres sont très robustes , mais ils varient pour la forme suivant les espèces. Les mâchoires sont presque toujours droites ou un peu arquées:
128 COLIBER.
ces parties , ainsi que les os palatins et les ptéiygoicllens internes sont armes de dents peu longues, arquées , pointues , dirigées en arrière et partout de la même grandeur. Quelques espèces cependant ont des dents maxillaires postérieures un peu plus longues que le reste , et une , le c oluber pltjm- BEUS , offre même à chaque extrémité postérieure du maxillaire une dent grosse et sillonée par devant. Les dents sont tantôt plus effdées et plus longues; tantôt courtes, grosses et très arquées. Les frontaux postérieurs descendent rarement jusqu'aux ptérygoidiens ; les antérieurs au contraire sont très larges. L'intermaxillaire est le plus souvent compruné et ])eu grand. On voit toujours des gla ndes salivaires aux mâchoires ; niais elles offient dans les espèces des dimensions très différentes , leur lobe postérieur étant quelquefois assez développe. La présence de la nasale est moins générale que dans les autres serpens; mais on observe toujours derrière l'œil une lacrymale qui a , dans quelques espèces , un volume assez considérable.
Le squelette des Couleuvres offre des ver tèb res assez robustes, dont les apophyses épineuses sont plus grandes que dans les genres précédens, assez comprimées et larges ; mais leurs dimensions varient suivant les espèces. Les apophyses obliques sont le plus souvent terminées par une pointe conique plus ou moins- longue. Les vertèbres du cou, c'est-à-dire celles qui se trouvent avant le cœur, sont munies chacune d'une apophyse épineuse inférieure plus ou moins grosse , sous forme de ciochet diiigé en arrière. La queue est supportée par des vertèbres , dont les apophyses sont très développées; on observe dans toutes les espèces une série d'apophyses épineuses inférieures à extrémité large et fourchue. Les côtes sont le plus souvent robustes , arquées et de moyenne largeur. Les Couleuvres proprement dites n'offrent point de vestiges d'extrémités postérieures. M. IMaîer (i) dit avoir trouvé à
(ï) Nova Jeta XII P. II p. 835 PL 67/^. 11.
cet endroit, chez le col. pullatus, un petit cartilage filiforme. Comme la disposition des parties molles présente peu de choses remarquables et qu'elle varie d'une espèce a. l'autre, il nous a été impossible de généraliser la description de ces organes.
Les Couleuvres sont rarement ornées de teintes brillantes. Le brun est la couleur dominante ; on l'observe dans toutes les nuances, passant tantôt au noir tantôt au vert, souvent à l'olivâtre et quelquefois même au jaune. Quelques espèces ont des teintes uniformes, d'autres sont tachetées ou même rayées longitudinalement. Mais ces couleurs éprouvent , durant le développement de l'individu, des cliangemens d'autant plus frappans que les Couleuvres atteignent des dimensions plus fortes que la plupart des autres ophidiens, et qu'il s'écoule probablement un espace de temps plus considérable avant qu'elles aient acquis le terme de leur croissance. \'oilà la raison pour laquelle les jeunes individus sont souvent ornés des teintes les plus vives formant un dessin assez agréable , dont on ne reconnaît pas même les traces chez les adultes. Ces derniers au contraire offrent presque toujours des couleurs sombres et uniformes. Il en est de même des individus qui se trouvent dans la période du changement de la peau. On verra dans la description des espèces , que les variétés accidentelles se rencontrent rarement chez les Couleuvres; mais que j'ai observé quelques variétés de climat très intéressantes. Les sexes diffèrent souvent par la nuance des teintes.
Ce genre est très nombreux en espèces , que nous avons rapprochées suivant leur organisation. L'Europe en fournit plusieurs. Lne des plus remarquables et des plus communes est celle qui a été dédiée à Esculape.
130 COLUBER AESCULAPIÎ.
1 Esi^. L/ COUL. jyESCLLU'E.COlj. AESCULAPII.
PI. V fi". I et 2.
Les anciens Grecs ador.iient le dieu Je la médecine dans différens lieux et sous des Formes très diverses. Ils lui donniiient le plus souvent comme attribut un serpent, em'hleiue delà sagacité et dont les qualités salutaires étaient tellement renomniées ([ue plusieurs trihus helleni(pies prenaient le serj)ent pour le dieu même. Cécaient parlicullèreinent les hahitans d'Epidaure , ville florissante d.nis le Péloponnèse (jui avaient éri'H', dans un l)ols sacré lré(pienté par des (Couleuvres, un temple mai;ni(i(jue en lionneui* de ces reptiles (i). Les Romains, ellVayés par une peste terrible tpii ravai^^eaitleur capitale^ envoyèrent dans l'an /\6i de Rome une ambassade cà E|)idaurepour aller cIh relier ce di«Mi imaginaire (2),(ju ils auraient jiu trouver en abondance dans leur propre [^ays. L île que forme le Tibre, était le lieu où on entretenait ces serpens , dont on peut voir encore aujourd liui la figure >culptée en marbre, dans les jardins (.\c Saint Bartliolomée. (iV'. Cbandler observe que les environs d |{[)ld;»uie abondent encore de nos jours en serpens innocens et pci farouches , vu qu'on n<' leur fait jamais la dusse. Le même voyageur rapporte que ces ophitliens sont de couleur jaunâtre, assertion qui fait croire (ju'ils aj>partiennent plutôt àlacouLEU.VRE JAUNE ET VERTE et pas à resj)èce figurée par Aldrovande P/^ o^o sous le nom (Tan gui s aescuLAPii(4), qi^ii n'a pas non plus été observée en Morée par M. Bory de St. \incent.
Cette Couleuvre cependant est une des plus répandues du gen-
(i) Pausanias lid, I] cap. 26, 27 et 28. — fa) Valer. BIax. /, 8 , 2. ; PfciN. i\) , 22. — (3 / Metaxa p. jy. — 4 ' ^«nà avons déjà remarqué à l'aiticle tle la couonelle corail, que Linné a fait aulérieurenienl mais très mal-à-propos la dédicace de cette espèce américaine à Esculape.
COLLBER AKSCULAPJI. Kjl
re , -vu qu'elle habite la plus grande partie de l Europe. Le Musée des Pays-Bas doit aux soins de M. de Sclireihe^s, une. belle suite de ces Couleuvres recueillies dans les environs de Vienne (i) , en Hongrie et en Dalmatie. M. FiuvALDSzriY (2) Fa trouvée dans plusieurs provinces de sa patrie. Les descriptions de ScopoLi (3) et de jNau (4) ue laissent aucun doute que cette espèce ne soit aussi répandue dans les parties méridionales, et occidentales de l'Autriche. Host (5) l'a observée en Liburnie et en Dahnatie, d'où M. Ga-ntrai^e a envoyé un bon nombre, d individus au jMusée des Pays-Bas. Ce même voyageur a^ retrouvé l'espèce dans plusieurs contrées de l'Italie centrale. Lacépède (6) dit avoir reçu un individu des environs de Rome, où cette Couleuvre est commune suivant Metaxa <^^) et connue sous le nom de Saettone. Cependant ni l'une ni l'autre des descriptions de ces savansne s'accorde parfaitement avec notre Couleuvre, qui du moins n'a pas les écailles du dos carénées; je crains, qu'on ne l'ait confondue avec la Couleuvre quatre raies. La figure de Lacei'Ède est bonne , et on ne peut méconnaître la Couleuvre d'Esculape. Je ne sais pas, si l'on doit se fier aux données de cet auteur, qui assigne également la Franceet l'Espagne comme patrie de l'espèce. La Couleuvre des environs dé Bordeaux mentionnée par Latreille (8) est évidemment notre psammophis lacertina. M. Le\z (9) a publié le portiait d'un mâle dans l'âge moyen de la Couleuvre d'Esculape orioinaire des environs de Schianoenbad dans le Duché de JNassau. Elle habite aussi , suivant Sciiinz (10), les parues méridio-
(i) Comparer le natrix lo ng is si 3i a Laur. p. ']!{. — (a) Mono^^r. p. aO et l^i- — (3) Ânn. Il p. 39; col. flà. vEàcENs Gmeu Syst. nciL p, iii5. — (4) Neue Entdeck. 1 p. 1Q0 PI. 4 ; je cite cet 6uviage d'après Bkchstein Lac. vol. IV p. 217 PL 33: col. l e^- PROsus, sellmanli et PANNONicus. — [S] i k<i\:in Collectan. voI. IF p. 356 PL 26 : fig. de la femelle; PL l'j: le mâle. — (6) Quadr. ovip. vol. II p. i65 PL 7 fiq 1. — (,7) Monogr.p .37. — (8] Rept. vol. IF p. 5'.. — (9) Scidansenk, p. 609 PL G. — (loj P<.c^iu an, trad. ail. voL li p. 120. —
i:^2 COLtBEU AESCLLAPIL
nales do la Suisse ; lo IMusée de Paris enfin et le notre possèdent des individus pris en Provence, Cette espèce fait partie du genre z a m e n i s de W agler (i ).
La Couleuvre d'Escidape atteint une taille considèralde; j'en ai vu des individus de 4 ît ^ j>ieds de longueur totale. Les formes n'offrent rien de remarquable. Le corps est un peu coniprim<^; labdonien légèrement anguleux; la queue moyenne , grosse à la base et pointue vers le bout. Les écailles sont en rliombe , moyennes et lisses ; celles des parties postérieures cependant sont surmontées d'une carène extrêmement faible. La tète est à peine distincte du tronc, oblongue , à museau peu conique, obtus et arrondi. Les plaques, qui la revêtent, n'offrent rien d'extraordinaire, mais elles sont quelquefois sujettes à varier.
Les parties supérieures sont tl'un brun olivâtre plus ou moins foncé ; le dessous est jaunâtre ou marbré d<^ gris. Les lèvres et une large tacbe au cou , formant avec celle de l'autre côté une espèce de collier, sont d'un jaune pâle: cette marque distinctive cependant s'efface souvent avec l'âge. On voit quelquefois une raie foncée derrière l'œil; d'autres individus ont le dos orné de deux larges raies longitudinales; d'autres encore sont finement raïés de blanc.
La teinte dominante varie quelquefois; j'ai vu des individus presque tout noirs. Les jeunes, au sortir de l'œuf, ont le corps orné de nombreuses rangées de taches carrées, en œil et d'un brun très clair. L'iris est jaunâtre.
Le crâne imite les formes extérieures; les os, qui le composent, sont peu robustes et les caisses peu longues. Les dents sont petites et toutes de la même grandeur. Le squelette n'offre rien de particulier.
220 + 74) ^«^6 + 84. — Mesures: i,i5 -f 0,28. - 21 Séries d'écaillés. —
{j)Sy.';t,p. 188.
COL. COiXSTRICJOR. 1:^3
M. M. HosT et Lenz ont observé les mœurs de la Couleuvre d'Esculape. Elle est très agile dans ses niouveniens et grimpe avec facilité sur les arbres; mais elle ne va dans Feau que quand elle y est forcée. Elle est ovipare et se nourrit de lézards, de grenouilles et d'oiseaux ; elle ne prend aucune nourriture en captivité. Attaquée, elle se défend avec vigueur, mais peu de jours suffissent pour la voir apprivoisée. J'ai moi-même souvent observé ces Couleuvres dans les environs de Vienne; au Musé^ de cette ville, on en tenait toujours quelques vmes de vivantes, qui avaient les mœurs si douces qu'elles ne montraient jamais la moindre disposition à mordre les petits enfans , qui exécutaient toutes sortes de jeux avec elles , et s'en occupaient souvent des heures entières.
2 Esp. LA COUL. LIEN. COL. CONSTRICTOR.
PL V f. 3 et 4.
La teinte plombée tirant sur le noirâtre, qui occupe dune manière uniforme toutes les parties de cette Couleuvre, la rapproche du coluber plumbeus, lequel en diffère cependant par l'ensendile de son organisation. Elle a le port et les formes de la précédente: mais son museau est phîs conique; l'abdomen plus large et convexe; les plaques du sommet de la tête et celles des lèvres sont plus étroites et plus alongées; les écailles du tronc plus grandes, lisses el disposées sur 17 rangées. Cette partie est souvent plus claire que le reste; la gorge, le menton ainsi que les lèvres sont quelquefois d'un jaune blanchâtre. L'œil est moyen , le corps comprimé, la queue de moyenne longueur et pointue. Le crâne et les dents ressemblent, pour leur organisation et la forme, aux mêmes parties chez la précédente.
\M COLIBKR COXSTRICTOn.
Ou voit <}ue cette espèce est sujette à varier comme toiiies les autres. Le Prince tle Musii:!i:ino nous a adressé un individu •à Ventre jni'rne sons le nom de vai. testai:eiis, Say f i) et je crois (jn'ii faut ('gaiement rapporter ici le coi.u nr. r fla- TiVENthis (i) du même auteur. YMc liahiie la Martinique, d'où elle a éiô rnpportt'e par PUm' cl se tionve, à ce (jn il 'prtra^t, dans toiitc IClendue des Etats-I. nis, on elle c^l connue sous le nom de i? r a k s n a k e (serpent n o i n). Les individus envoyc's par M. Barahino de la Nouvelle-Orléans ne diffèrent en rien de ccu\ du Pilissoui-i, des enviions de l^liilad(dphie et d<* la iMarlinifjue. Cvtesry ('.^] dit (pTclle allcint jusqu à 6 pieds de loni;neur totale, (ju elle \aije U es rarement, quelle fait la chasse an\ lats poursuivant ces animaux même jus(pie sous Icstnil^ des maisons, qu elle est très féroce vu quelle résiste à ses agresseurs en s élançant sur eux; mais qu elle contracte des mceurs plus tlouces par la domesticité , état dans le([uel les li.djitans ont cuuUime de la ri'duire. Le nom systématrque inventé par Linné (4), a éu* adopté par tous ses successeurs. Bosc (5) dit avoir vu des individus de y pieds. Le plus grand de ixitre collection mesure i,oi +0,^.95. Palisot Beauvais (6) rapporte , que cette espèce rampe avec une promptitude surprenante, quelle grimpe sur les arbustes, que les liahilans l'apprivoisent [)our lui fViire rempli)- les fonctions de nos chats domesticpies et quelle devient si familière que les enfans peuvent la prendre sans risquer d'en être mordus. Elle se nourrit, suivant ce voyageur, de grenouilles, d oiseaux, de jeunes tortues, de salamandres, de rats amphibies , de récureuil de terre et de lézards.
; i) Exped. Roky Mount. vol 11 p. 236 et/?. 35o. — (2) ib. vol. I p. 167 et p. 337. — (3) Florida. p. 48 avec fîg. — ^ î^) col. constrictÔr. Syst, nat. Xll éd. p. 385; nous avons observé à rarlicle
du HETERODON' PLAT Y RHIN US, qilC le COL. CO^"STRJ^-
Ttï'R de la x'*^*"* édition doit être rapporlé au t r» i go no c eph ale CEivcHRis. — (5J Ript. vol. IF p. i78av.fig. — -(6] ap. Latr. /^. vol. /I/p.'-[i, n^i eti<S.
COLÏJBER RADIATUS. 135
3fsp. LA COUL RAYÉE. COLUBEU lîADIAÏL^S.
PI. V. fig. 5et 6.
RussEL {foL II PL /[i p. 44 7 ^ tloinié la figure de cette n(3vivelle espèce d'après un individu originaire de Java. Le professeur Reinwardt l'a retrouvée dans les contrées occidentales de cette île ; depuis , les infatigables voyageurs Kuhl, van Hassclt, Boie et IMacklot en ont fait parvenir un bon nombre d'individus au Musée des Pays-Bas. Celui de Paris possède des individus originaires de la Cochinchine et de l'île de Sumatra.
Les teintes de cette espèce sont très jolies ; elles ne subissent pas de changemens notables par l'action des liqueurs fortes. Celte Couleuvre a les formes plus sveltes c[ue b's précédentes. Son tronc est très comprimé , l'abdomen fortement anguleux et le dos un peu en carène. La queue est moyenne et pointue. Les écailles sont un peu obliques, en rhombe, carénées sur le dessus des parties postérieures et disposées sur 19 rangées longitudinales. La tête est un peu distincte du tronc et revêtue de larges plaques d'une conformation très régulière ; le museau est obtus et arrondi.
La couleur dominante est un brun clair plus ou moins foncé , qui passe au jaunâtre sur le dessous. L occiput est marqué d'une raie transversale noire et un peu en croissant, à laquelle se joint de cbaque côté une raie plus étroite provenant de l'oeil ; deux autres , naissant également sur les bords de cette organe, descendent sur les lèvres. Le dos est orné de deux larges raies noires longitudinales ; une autre plus étroite règne le long des flancs: ces raies sont souvent interrompues et se perdent insensiblement vers les parties postérieures du tronc. Cliez les jeunes qui offrent des teintes très claires, ces raies prennent souvent sur les flancs laiigure de taches noires en œil et bordées de blanc. La tète, la (jueue et le dessous des individus dans cet âge sont presque toujours blancs.
13(i COLIBEK SIBKADIAU S.
Cette espèce a les ijpojili^ses épineuses île ses vertèbres assez tléveloppées; la (jiieue notainnieril en est suppoitte jiar de très lar;jes. Les eûtes sont minces, les mâchoires assez loni-nes et munies de petites dents dCi^ale grosseur. Les caisses sont Jai^M's mais peu lon^aic.s. Le ciàne est moins aloui;c (juc chez la (Couleuvre d'Lscnlajx-. La (^(juleuvre ra\e(' allcint juscju'à I ,!^)o -h o,3i^. Les lames ahdonnnales cl souscaudales varient depuis 222 = 8() jusqu à •.>/[() -h ijo.
4 Ksp. A./ rr>/ AAYV 7.7; / n IU:S IM IJinoMPlJES.
c:oi.i ui:k si ini adi vu s
L'ex]H'dltion , partie en iSij de lîalavic pour clahhr une colonie hollandaise a la Noiixtljc ( 1 iiiiue , .» cuikIii la science, grâce aux soins de M.^L Macklot et Millier, tie plusieurs (lecouveites très intéressantes. Il faut connUei* de ce nombre la belle Couleuvre, (pii doil nous occuper d.tiis le présent article et cpii est la seule du genre habitant lile de Ti m or, où elle se trouve en abondance.
On est tentt* de regarder an premier al)orrl cette espèce inédite comme identi(|ue avec la précédente, dont elle se distingue cependant par des teintes plus foncées, par le manque de la bande occijiitale et ries larges raies dorsales, enfin par des écailles plus pe.ites dont on compte constamment -ï^ ran-sées. Elle convient du reste 'assez avec le col. radia tus. Nos vovageurs ont pris soin de faire dessiner cette Couleuvre sur le vivant; la comparaison fie ce dessin avec les individus conservés dans la liqueur forte, nous a démontré que les teintes se reinbrunissent par faction de l'esprit de vin. Le dessus est le plus souvent d'un {)run rougeàtre; on observe une raie noire derrière l'œil et une autre, accompagnée de plusieurs, taches irré^fulières , sur les côtés du cou. Deux raies étroites de la même teinte régnent le long des flancs , et on en voit une
COLUBER BLUMEINBACHII. 137
autre très in tei rompue et composée tie points noirs près de l'abdomen , qui est d'un jaune pale. La plupart des individus cependant ont des teintes assez uniformes et manquent de ce dessin. Les couleurs passent vers les parties postérieurs insensiblement au brun foncé , de sorte que la queue est souvent toutà-fait noire. J'ai examiné une trentaine d'individus de tout âge, qui se ressemblaient assez, hormis que les jeunes avaient les teintes un peu plus claires, et qu'ils offrent quelquefois un dessin noir réticulaire. — 1,26-1- o,3o,* 228 -+- 80; 242 + 100.
5 Esp. LA COULEUVRE DE BLUMENBJCH.
COLUBER BLUMENBACHII.
PI. V iig. 7 et 8.
Cette espèce , assez voisine de la suivante, offre des formes plus sveltes que les autres Couleuvres :; ayant cependant le port et l'ensemble des formes des espèces de ce genre. Le corps est assez déprimé, l'abdomen anguleux et revêtu de larges lames s'avançant assez loin sur les flancs , le dos est un peu en carène. Les écailles sont en rhombe, disposées plus obliquement que chez les autres Couleuvres , et carénées sur le dessus des parties postérieures : on en compte ly rangées longitudinales. La tête estplus large que le cou ,alongée et à museau obtus; les lames, qui la garnissent, sont de forme très régulière; l'œil estplus grand qu'à l'ordinaire.
Le squelette est soutenu par des vertèbres, dont les apophyses sont beaucoup plus développées que chez les autres Couleuvres; les épineuses inférieures de la queue sont fourchues et très longues. Le cran e est large, l'intermaxillaire petit, les caisses sont moyennes. Les dents des mâchoires sont plus vigoureuses que celles du palais ; celles de la mâchoire supérieure augmentent en grosseur, à mesure qu'elles s'appro/hent
138 COLIICER BLUMEiVBACHII.
du bord postérieur de cet os. Les orbites sont très spacieuses.
La couleur dominante est un brun oliviUre tirant plus ou moins sur le jaune; le dessous est plus clair ou d un jaune uniforme. Le tronc est orné de bandes étroites transversales (run brun noirâtre, disposées par paires, déchiquetées et tellement irrégulières, que rensend)le forme (pudcjuerois des ligures rét'culalres peu apparentes: ce dessin s'évanouit sur les parties antérieures; les parties postérieures et la queue au contraire ont le plus souvent toules les écailles boidées de brun noir, de sorte que la couleur du fond se nionlre sur le centre de chaque écaille sous la forme d une tache ovale ou carrée. Les plaques de la tcte et particulièrement celles des lèvres sont toujours bordées de noir, caractère qui distingue au premier coup d'œil cette espèce de la suivante.
Les variétés dans cette Couleuvre sont très abondantes. Quelques individus sont d'un brun ioncé, d'autres offrent des teintes presque jaunâtres. Les individus dans làge moyen ont les teintes moins prononcées que les adultes. J'ignore la livrée des petits, car il m'est impossible de regarder comme tel l'individu figuré sous ce noi\i par Russel // PL i8 f(g. 2 pcig. 20. La figure de l'adulte, publiée parce même auteur / PL 34 est fort bien exécutée: IsIerrem , s'en servant de type pour
sa COULEUVRE D E R L U M E N B A G H ( l) s'cSt fort pCU (loulé
que cette Couleuvre ait déjà été connue de Linné, qui en a donné deux figures abominal)]es. (2)
RussEL rapporte, que Tespèce est très commune à Vizagapatam et qu'elle atteint une très forte taille. Le Musée des Pays- Bas a reçu des individus de Bengale, dont les plus grands mesuraient i,4:^-ho,5o. Le professeur Reinwardt l'a retrouvée à J a V a , où elle est cependant plus rare. "d. I3u*ssuniier l'a rapportée de Malabar. — ir)() -;- ïi8 ; ao8 -;- i34. —
(i) Tent. p. I n). — (2'! COL. îj uc osus. 'Uu.^. Jd. Fr. PL iZ f. 1 et PL 5*3 /.' I , Peut-être faut il rapporter ici le col. ve NTROMAc u l 4 t x; s de VIndian Zoologie.
COLUBER KORROS. CORAÎS. 139
€ Esp. LA COIJL, KORROS. COLUBER KORROS.
Les îles de Javaet de Sumatra sont la patrie de cetle espèce, dont M. rei^wardt a le p-eniier fait la découverte. Le Musée des Pays-Das en a reçu depuis un grand nombre d'individus dûs au zèle de ses voyageurs
Cette Couleuvre est peu sujette à varier. Un brun olivâlre plus ou moins foncé ou tirant sur le vert, occupe les parties supérieures; le dessous est d'un jaune de citron, qui passe au blanc sous la gorge. Les écailles des parties postérieures du front sont le plus souvent bordées de noir, de sorte que Fcnsemble de ces bordures forme un dessin réilculaire très caractéristique pour l'espèce. Les jeunes offrent des teintes plus claires et leur dos est orné de Ixindes transversales et étroites , composées de petites taches blanches. Les couleurs se ternissent un peu par l'action de la liqueur forte.
On voit que cette Couleuvre se rapproche sous beaucoup de rapports de la cou LE uvRE de blu m enb ach, dont elle a aussi le port, la taille et les formes; son corps cependant est moins comprimé, sa tête moins élevée, le museau plus court et les plaques labiales sont plus étroites. Le reste est comme chez l'espèce précédente.
Cette Couleuvre porte au Musée de Paris le nom de col.
CANCELLATUS , OpPEL.
Dimensions: i,i3 -h o,5o. — Plaques: 162 + 97 ou 176 -h i36. — 1 5 Ranoées d'écaillés.
7Esp.Z.^ COUL. CORAÎS. COLUBER CORAIS.
PI. V f. 9 et 10.
Aucune des Couleuvres connues n'atteint des d i m en s ions
140 COLLBEU COllAiS.
aussi considérables que celle , dont nous nous j)roposons de traiter dans le présent article. Les indiv-dus de huit pieds sont presque de la grosseur du br-is. La (jueueest courte et conique j la tête très grosse , plus large que le C(mi , à museau obtus , arrondi, très grosetenllé. Cette grande Couleuvre a une ressemblance frappante dans la physionomie avec le Naja: cette ressemblance est produite par la forme du museau, ])ar le sonimet de sa lêtelargeet revètuede lames de même forme et très ramassées, par de petits yeux, par des narines très ouvertes et par des lames labiales postérieures d une étendue considérable. Les écailles sont toutes lisses, grandes, en rhond^e, un peu oblicjues et tllsposées sur ly rangc'cs. Le tronc est conq)rimé, l'abdomen très convexe, et léirèrement anguleux. Louverturede la boucheest très large. Les os, qui composent le squelette, sont [)lus vigoureuxquedans aucune autre espèce; les cotes sont grosses et très arquées vers le bout; le crâne est large; les mâchoires sont robustes, ramassées et armées de dents courtes, grosses et nombreuses; les caisses sont moyennes, les naseaux alongés.
Les parties supérieures offrent un brun rougeàtre plus ou moins foncé et tirant fortement sur le gris pourpre, particulièrement quand les écailles sont dépouillées de 1 épiderme. Les jeunes individus ont le corps orné de ha ndes transversales, étroites, très serrées, d'un hi'un noirâtre etdescendant obliquement sur les flancs, lout-à-fait comme chez la c o u l e u v r e de n l uiNi E N B A en; mais ce dessin s évanouit bientôt et les individus dans l'âge moyen n'en offient des traces que vers les parties postérieures , qui sont le plus souvent plus claires et même dans quelques individus totalement d'un blanc pur. Le dessous est ordinairement d'un blanc jaunâtre.
M. Dieperink a Paramaribo a fait parvenir au Musée des Pays-Bas un grand nombre d'individus de cette espèce, ce qui me fait croire qu'elle abonde à Su r ina m. Elle n'est pas rare dans les collections. Les bocaux, qui renferment les individus du IVIusée de Paris, portent suivant Boie le nom de c o l. curais.
COLUBER MELAXURUS. 141
donné à l'espèce par Cuvikr et adopté dans les galeries de notre Musée: je m'abstiens de toute remarque sur le choix d'une pareille épithète (i), dont Daudin (2) s'est déjà servi antérieurement avec si peu de discernement.
8 Esp. L.4 COULEUVRE A QUEUE NOIRE.
COLUBER 3IELANURUS.
PI. V f. II et 12.
Le monde savant doit encore la découverte de cette espèce intéressante aux recherches de M. Reiîvwardt, qui a bien voulu me communiquer deux beaux dessins , qu'il en a fait faire sur les lieux mêmes d'après l'adulte et le jeune.
Elle appartient au nombre des plus belles du genre et se trouve assez rarement dans les îles de Java et de Sumatra, d'où le Musée des en Pays-Bas a reçu une suite complète, composée d'individus de tout âge : cette suite nous a fourni les moyens d'étudier les changemens extraordinaires que subissent les couleurs de cette Couleuvre avec l'àoe, et d'avertir nos correspondans, que les individus distribués sous le nom de col. FLA.VOLINEATUS ne sont que les jeunes de cette espèce.
Elle est une des mieux caractérisées par ses teintes; par les écailles moyennes , oblongues, un peu lancéolées et toutes surmontées d'une forte carène; enfin par la forme de sa tête qui est distincte du cou, large, alongée , à museau obtus et arrondi. Parmi les plaques du sommet de la tête, les occipitales se font remarquer parleur étendue , tandis que la verticale a les formes très ramassées. L'œil est moyen, l'ouverture de la bouche large et presque droite ; les plaques labiales sont petites. Le tronc est
(i) Voir notre article de la c o r o n e l l e corail. — fa) Rept. VHp.iZ.
142 COLLBER MELAXURUS.
assez compiiiiu'; le dos im peu en rarène; TalxloiiK ii foiteiueiit anguleux, et levèlu de hunes (|ui s'avaneenl assez liant sur les flancs. La ({uene , plus mince que ]c tronc et |)oinlue, varie consideraMenient , ()ccu])ant tantôt le quart tantôt le tiers de la lon:»uenr totale.
I , i3 H- o , 3o; o , 67 -1- o, i^. — 202 4-805234 H- !<>(). — 19 à 21 llaniiées d'écaillés.
Les dents sont toutes (ré<role «rosseur. Le crâne offre des formes alongées. Les os qui le composent sont nnnces, les caisses peu loni;u(\s, les nasaux à bords très convexes.
La livrée des jeunes brille d'un éclat peu ordinaire. Le beau noir fonct' et très luisant, (|ui occupe le dessus , passe sur les côtés du tronc au blcij d'acier ou au vert, et se confond avec la teinte blanche ou iaunàtr(;de Tabdoinen. Uneraiedun beau jaune de citron rèj^ne le lon»;clu dos et se perd sur les parties postéiieures, (|ui sont d un noir brillant uniforme; elle est accompagnée de chaque coté des (lancs d une suite de taches noirâtres en œil à centre blanc, qui se montrent quelquefois sous forme de bandes transversales entremêlées de points blancs irréguliers: elles s'évanouissent également vers la ({ueue. Les joues sont d un blanc pur: une raie noirâtre descend perpendiculairement des yeux vers les lèvres; une autre se dirige obliquement vers l'angle de la bouche et est accompagnée d'une troisième d'une étendue plus considérable qui s'étend depuis les plaques occipitales jusque sur les cotés du cou. ]\Iais ce beau système de coloration éprouve de grands changemens avec l'âge ; le dessin devient peu apparent, les teintes vives se confondent ou s'effacent de sorte que les adultes en offrent à peine quelques traces: ils sont le plus souvent d'un brun uniforme plus ou moins foncé, passant au noir vers la queue. Le dessous est tantôt noir, tantôt jaune. Quelquefois on aperçoit sur la ligne médiane du dos une teinte d'un jaune d'ocre, se mêlant au brun des lianes; d'auttes ont les écailles de ces parties bandées d'un brun foncé et il y en a , qui sont variés de blanc: mais ces variétés accidentelles n'offrent rien de constant. Les raies caracté-
COLUBER PAiVTHERÏiVUS. 143
ristiques iiieuiesde la tête disparaissent avec l';V^e ; quelquefois il en reste une trace sous la forme d'un tache pâle sur les côtés du cou qui sont, ainsi que les joues, ornés de belles teintes louges et bleues: ces dernières cependant s'évanouissent bientôt par l'action delà licjueur forte, qui change aussi le jaune en blanc. L île de Célebe nourrit une belle variété de climat du Col. melanurus Le docteur Strauss nous en a rapporté deux individus, un jeune et un adulte, pris lors de son séjour à Ménado: ils diffèrent de ceux de Java par des teintes moins vives , tirant fortement sur le brun. Un trait noir, e., an^^le aigu regardajit la tète, occupe le dessus du cou. Du reste, ils ne s éloignent en rien de la variété javanaise.
9 Esp. Lé COULEUVRE PJNTHÉPxINE.
COI.UBER PANTHERÏNUS.
PI. V f. i3 et j4.
Daudin s'est servi de la figure et de la description , que Merrem (i) a données de cette espèce, pour l'introduire dans le système sous l'épithéte de panthérine (2), sans faire attention qu'il venait de décrire sous ce môme nom dont Merrem avait fait usage en allemand, un jeui e individu (3) d'une Couleuvre du moins très voisine de la panthérine. Une troisième dénomination , inventée par M. Lichtenstein (4) pour désigner notre Couleuvre, a été changée ensuite parle Prince be Neuwïed (5) , qui a découvert l'espèce au Brésil; elle a été aussi rapportée par Spix (6) qui dit qu'elle habite les lieux
(t ) Beitr.llp. 49^^. ii:zusammengedrùcktenatte r. — (2; Daud. Rept. vol. FI p. 3 18. — {^]ib. p. il^'] : col. compres-
S U s. — (4) Ccital. p. Io4 iV.o 71: COL. CAPISTRATUS (5) COL.
L T c H T E N s T E I VII ZVoc. o.ctfL Xll P. II p. l^ç)'^ PI. 46 ; AbhUd. iS'"^ Z/ir. Pi. I ; Beiir.p 3o5 suiv ; Wagler Icon. PI. IF, — (6j Seip. bras,, PL ^ pag. 24:natrixscurrula.
144 i:OLLBER PAM1IE11K\LS.
marécageux delà rivière Japura , où elle lait la cliasseà de petits mammii'ères, aux oiseaux et aux reptiles.
Cette Couleuvre est très reuiarquable par l.i disposition de ses teintes. Un brun pâle règne sur le dessus et passe insensiblement au jaune des pnrties inférieures. Une suite de taches plus foncées, mouchetées et bordées de noir, très serrées et extrêmement larges, occupent les flancs et se confondent avec les teintes de la queue: elles s'évanouissent souvent sur les parties antérieures du tronc , descendent tantôt sur l^bdonien et i^araissent sous forme de larges bandes transversales quelquefois alternes; cette dernière circonstance a particulièrement lieu chez les jeunes. Les taches sontovalcs chez les uns, carrées chez d'autres, ou même en rhond)e ou de forme deltoïde. Plusieurs bandes assez larges dun brun foncé traversent la tète, descendent sur les lèvres dont les plaques sont bordées de la même couleur, ou se dirigent vers h-s côlés du cou: les dernières naissent sur locciput, se divisant en deux parties dont les supérieures joignent la première paire des taches du tronc. L'esprit de vin exerce peu d influence sur le^ teintes, mais les individus dépouillés tie l'epiderme sont presque blanchâtres.
Cette Couleuvre a à peu-près les formes de la couleuvre DE B L u M E \ B A c II ; uKiis SOU corps cst pi US gTos , sa qucuc moins longue et la tcte plus large et plus alongée. Cette dernière partie est revêtue de plaques, dont la verticale est très alongée et étroite; les superciliaires sont larges, les frontales et les occipitales moyennes. L'œil est assez grand , l'ouverture de la bouche plus large que dans les autres espèces. Les plaques temporales et les labiales postérieures ont plus d'étendue qu'.à l'ordinaire. Les écailles du tronc sont grandes , de forme rhond^oïde, toutes lisses et disposées sur i5 rangées.
Cette espèce atteint une assez forte taille. Un individu adulte de notre collection , originaire de la province de St. Paul au Brésil, mesure i,25 -h o,45. Nous en avons souvent reçu de S u r inam par M. Dieperink. Le Prince de Neuwied a étudié ses
COLLBER VIRGATUS. 145
mœurs. Voici le contenu de ses observations en substance: « La Couleuvre de Liclitenstein varie peu ; elle atteint jusqu'à » 6 pieds de longueur et davantage ; elle habite les contrées au " sud de la côte orientale du Brésil, et je l'ai observée près de "Rio Janeiro auxvbords des rivières Parahyba et Espiritu » Santoet près de Barra deJucu. Elle fréquente les lieux boisés, V mais elle se trouve aussi dans les marais et dans les fonds » sablonneux, revêtus d'un tapis de plantes aquatiques et de >» broussailles. C'est dans les eaux stagnantes que ces grandes » Couleuvres roulées en spirale, s'exposent aux rayons du soleil. M On peut les approcher sans qu'elles montrent la moindre » inquiétude, circonstance due à leur inertie naturelle. Leurs » mouvemens sont plus lents que ceux des autres Couleuvres. » Elles se nourrissent de crapauds et de grenouilles, (i) >»
10 Esp. LJ COULEUVRE A BANDES.
COLUBER VIRGATUS.
Je n'ai pu parvenir à bien distinguer cette espèce de la suivante qu'après avoir examiné un grand nombre d'individus de chacune d'elle. Les envois de M. M. von Siebold et Bùrger m'en ont fourni le moyen pour ces recherches. Habitans du Japon , ces deux Couleuvres se ressemblent à tel point qu'on est tenté au premier abord de regarder les différences qui existent entre elles, comme dues au sexe ou à que!qu'accident;mais il n'en est pas ainsi.
Celle du présent article s'éloigne constamment delà suivante
(i) Feu BoiE,en disséquant un individu adulte de cette espèce, a trouvé dans son estomac le bel exemplaire de l'U r o m a s t y x c y c 1 u r u s , figuré par le Prince de Neuwied : Nov, Act. voL XIF P, IPl. iSj). i36.
lo
14(; COLUBER VIRGATUS.
par un iniiseau gros et obtus , par des lames frontales larges, par un plus grand nombre de plaques du dessous et de rangées d'écaillés: les formes, les teintes etc. offrent d'autres traits distinctifs moins marquans.
La Couleuvre à bandes atteint jusqu'à 2 mètres de longueur totale. Les individus à 1 âge moyen mesurent 0,90 -+- 0,22 ou 0,79 -h 0,21. Les plaques varient depuis 244 + 122 jusqu'à 2^0 -+- 100. On compte toujours 23 rangées d'écaillés sur les parties antérieures du tronc.
La Couleuvre à bandes a à-peu-près le port de la couleuvre QUATRE RAIES. El Ic offrc uu corps conq)rimé et asscz anguleux sur les côtés de l'abdomen. Les écailles ont une forme sublancéolée: elles sont de movennegrrandeur et toutes surmontées d'une carène, plus prononcée sur les parties postérieures. La queue est eff>:lée. La tète offre plusieurs rapports déformes avec celle de la couleuvre quatre raies; elle se termine en un museau large, gros et obtus. Les dents sont égales et plus longues qu'à l'ordinaire.
Le joli dessin , que forme la distribution des teintes chez les jeunes, s'efface tellement avec 1 âge qu'il n'en reste qu'une raie noire allant obliquement de l'œil à la commissure des lèvres. La couleur dominante des petits est un gris jaunâtre. De nombreuses taches ou bandes transversales, brunâtres et bordées de noir, régnent le long du dos ; on en voit une autre série de plus petites sur les flancs. Ces taches disparaissent à mesure que l'animal avance en âge et elles finissent par se confondre dans la teinte du fond devenue alors assez obscure. Chez les adultes, la couleur dominante devient derechef plus claire et lire fortement sur le vert d'olive. Les angles de l'abdomen sont indiqués par une raie fine et jaunâtre , accompagnée souvent sur les flancs d'une suite de petites taches carrées d'un noir profond. La même teinte jaune occupe le dessous de la gorge, s'étendant sur l'abdomen où , bigarée et marbrée d'olivâtre , elle devient insensiblement plus foncée. La distribution des couleurs chez cette espèce varie considérablement d'un individu à l'autre; mais il
COLUBER QUADRIVIRGATUS. 147
est impossible de décrire toutes ces petites différences de peu d'importance pour la science.
La figure de cette espèce sera publiée dans la Faune du Japon ^ Ophidiens PL L
11 Esp. LA COULEUVRE QUATRE BANDES.
COLUBER aUADRIVIRGATUS.
PI. V fie- i5 et 26.
Également originaire du Japon , cette espèce se rapproche de la précédente sous un grand nombre de rapports: même port, même physionomie, mêmes formes, même système de coloration; cependant elle n'acquiert pas une taille aussi considérable que la couleuvre a bandes, les adultes ne mesurant que 0,89 + 0,21 ; le nombre des plaques ne surpasse pas 210 +96 et ne s'élève souvent que jusqu'à 196 + ^8; on ne compte que 19 rangées d'écaillés sur le cou; la tête est moins grosse que chez la précédente, conique, et se terminant en un museau peu large et à pointe arrondie ; les plaques du sommet de la tête sont plus alongées ; les teintes enfin offrent également de petites disparités. Les petits ont le dos orné de taches moins nombreuses que ceux de la couleuvre a bandes: elles confluent avec l'âge pour former quatre raies longitudinales très prononcées. La tête est le plus souvent d'un brun olivâtre clair; mais la raie derrière l'œil s'évanouit sur les côtés de l'occiput. Les couleurs de cette espèce sont souvent variées de noir ; quelques individus même ne laissent entrevoir des teintes plus claires que sous forme de bigarrures très fines , irrégulièrement distribuées sur les parties antérieures du tronc.
Feu BoiE (i) a établi cette espèce d'après un individu rap-
( I ) Isis 1 826 p. 209 ,
148 i:OL. DIADEMA. MLXIATUS.
porte du Japon par M. Blomhoff, ancien chef de notre factorerie à Décima. La figure de cette Couleuvre sera publiée dans la Faune du Japon , Ophidiens PL IL
12Esp. LA COUL. DIADEME, COL. DÏADEMA.
J'introduis cette belle espèce d'après la figure qu'en a donnée RussEL II PL ,^o p. 34. L individu sur lequel furent faites les observations contenues dans 1 ouvrage précité, avait été pris dans les environs de Bo m ba v ; înais Russel suppose que l'espèce habite aussi le pays des Marrattes.
Elle a à-peu-près le port des précédentes. Sa taille est de 3 à 4 pieds. On lui compte 220 ou 238 plaques abdominales et 61 souscaudales. Les écailles carénées, la teinte d'un brun couleur de terre et une bande frontale noire entre les yeux peuvent servir de caractère à l'espèce.
13 Esp. Z,^ COLL. VERMILLON. COL. MINIATUS,
Une des plus jolies par rapport à son système de coloration et à ses formes agréables, cette Couleuvre n'est connue que par le sujet unique rapporté d'île de France par M. M. Lesson et Garnot.
Elle a le port de la Couleuvre à bandes du Japon et les têtes de ces deux espèces offrent à-peu-près la même forme; mais celle du présent article a le corps un peu plus comprimé; l'abdomen étroit et fortement angulé; la queue enfin extrêmement déliée vu qu'on lui compte i45 plaques , tandis que celles du tronc ne se trouvent qu'au nombre de 199.
La tête , distincte du cou , est conique et revêtue du nombre ordinaire de plaques, dont la configuration ainsi que la dispo-