‹ Essai sur la psychologie de la mainChapitre 39 sur 41 · DES CAS PRÉVUS ET NON RÉALISÉS · texte numérisé non relu

DES CAS PRÉVUS ET NON RÉALISÉS

Présage réalisé à une dislance de quelques jours

Présage réalisé à une distance d’un mois.

— de trois mois.

— — — de six mois..

— — — d’un an

— — — de trois ans..

— — detroisàsixans.

simple méthode de comparaison et à laquelle il faut ajouter les cas non suivis de réalisation, dont le nombre est d’autant plus grand que la distance s’éloigne. Voici les résultats de toutes les recherches faites pendant les six ans, sur 140 sujets des deux sexes et de tout âge (Voir tableau, page 468).

Tous ces présages prophétiques concernent tous les événements arrivés: accidents, maladies, changements de situation, et dont le sujet en expérience renseignait malgré lui l’expérimentateur. La preuve est visible dans cette diminution notoire et brusque dès que le temps à prévoir n’est pas à la portée des prévisions possibles indiquées par la connaissance du présent. Une maladie pouvait être avancée facilement quand le malade est cachectique, quand on assure avoir des crises hépatiques, quand on parle longuement de ses crises répétées ; quand la peau se jaunit, qui ne prédirait pas la jaunisse? quand on documente la pythonisse sur des amis malades et des parents, car on est bavard sur les événements qui arrivent aux siens, sur des ennuis à prévoir, et rien n’échappe à la femme sage et prévoyante, car elle sait écouter.

Mais plus on s’éloigne de la possibilité banale, courante, plus il est difficile de limiter l’époque à laquelle on se promet d’entreprendre des voyages ! Le bon sens pressent rarement des événements à une époque lointaine, et les lignes de la chiromancienne ne disent pas non plus grand’ chose, au moins dans la faible mesure de mon expérimentation, rien de plus que les données concordantes par le hasard, ce grand et étrange facteur cosmique, qui glisse imprudemment

RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

dans l’enchaînement fortuit des événements futurs, des données étranges et troublantes.

Analysant de plus près les détails des chiffres de mon tableau, on reconnaît la difficulté de prévoir d’une manière rigoureuse l’avenir. Un détail nous éclairera plus. Sur le nombre colossal des maladies de toutes sortes, prévues par les chiromanciennes, seulement 4 p. 100 des prévisions se réalisent en dehors de toute considération pathognomonique préalablement formulée. Je veux dire par cela que pour un tuberculeux qui a des cavernes pulmonaires, qui tousse et qui crache devant la chiromancienne et dont le faciès est facilement décelable, la prévision de sa mort prochaine est nulle, car le premier venu dirait presque autant et avec une proximité tout aussi grande. Des cas de mort brusque, inattendue, survenue comme par surprise, et prévue par la chiromancienne, sont les seuls qui me paraissent de nature à infirmer le présage, et ces cas sont extrêmement rares. Dans mes observations sur plus de 500 morts annoncées dans un laps de temps court, morts dues à des accidents ou morts spontanées, inattendues, ou des présages d’accidents graves, seulement trois cas se sont réalisés ; un sujet fut gravement blessé dans un accident de chemin de fer — un express, — un second, un obèse, lut trouvé mort le matin dans son lit, quatre jours après la prédiction de la chiromancienne, et un troisième trouva sa mort dans un accident de voiture, deux ans après la prévision. C’est du simple hasard. Il faut ajouter encore que l’annonce du présage a souvent une influence débilitante, anxieuse sur les malades

un peu minés par des affections chroniques ou avec des mentalités sensibles. Dans chacun des cas, la mort est survenue à la suite d’une annonce prémonitoire, d’un présage chiromancien (1).

Ici se terminent nos recherches sur les prévisions chiromantiques. Il résulte que :

1° La technique chiromantique et chirognomonique utilise non seulement les données de la main, mais aussi celles de la physionomie, et secondairement, elle utilise tous les renseignements fournis par le langage et surtout par les renseignements verbaux et par les gestes qui ébauchent, qui soulignent et qui facilitent la divination d’un caractère, d’une physionomie intellectuelle, ou la possibilité de formules ou présages ;

2° La main peut nous renseigner par elle-même, si l’on connaît sa psychologie, son langage musculaire, surtout sur notre mentalité passée et présente et peu sur celle de l’avenir. Le métier des chiromanciens, l’art de comprendre des tracés dictés par l’expérience, facilitent la tâche de leurs expériences. Les doigts, la peau, les articulations et surtout les mouvements nous renseignent sur notre mentalité. Il ne faut pen-

(1) Je citerai, comme simple coïncidence, le fait que Mmc Fraya avait prédit à l’auteur de cet ouvrage, pendant l'hiver 1904, qu’il mourrait à 33 ans d’une pneumonie. Mme la comtesse M. de Noailles qui assistait à l’entretien, Mme Fraya et N. Vaschide lui-même m’ont confirmé cette prédiction, qui malheureusement s’est trouvée réalisée le 13 octobre 1907, de point en point. — Un an avant la mort de N. Vaschide, en 1906, une bohémienne de Roumanie lui avait renouvelé le présage, en lui annonçant sa mort pour l’année qui suivrait. — V. N. V.

RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

ser qu’aux mouvements inconscients qui accompagnent nécessairement toute pensée, de môme que le dessin des médiums, pour comprendre le langage musculaire si riche de la main ;

3° L’avenir et le présage des événements sont sujets à caution. Ils demandent en tout cas l’institution de nouvelles expériences plus fouillées, plus délicates ;

4° Le caractère du sujet, sa psychologie est extrêmement facile à analyser par la chiromancie. Après les yeux et le langage, la main qualifie facilement l’être humain. Le caractère est un problème psychologique non seulement délicat, mais difficile à classifier. Or, toute classification nous paraît précaire.

La chiromancienne, tout comme le psychologue, évoque cette conscience qu’on a de soi-même, cette illusion subjective, mais vague et flou, dont la réaction varie selon les contacts mentaux et sociaux si différents. On croit agir et penser d’une manière quelconque, et comme on documente soi-même la chiromancienne, on se trouve réellement plus près de l’individu que dans un examen psychologique objectif. C’est pour cela que le diagnostic d’une pythonisse plaît plus, car il évoque tout ce monde de mensonge et de création inappréciables, des illusions de nousmêmes, pensées de fabrication facile, légère et frêle, et dont nous projetons, souvent, orgueilleusement la portée. Le caractère n est pas le critérium de notre synthèse personnelle; il est souvent la modalité selon laquelle nous ramassons nos mensonges, les produits fragmentaires de notre cérébration, pour broder de

nouveau, pour agir, pour nous mettre en des rapports tangibles avec la vie réelle. Toutes ces sensations vraies, qui n’ont rien à faire avec le raisonnement, produit artificiel de la civilisation et de la lutte pour l’existence, sont devinées, classées, réalisées et modelées par une chiromancienne d’élite, souvent mieux que par des psychologues de métier.

ESSAI D’UNE THÉORIE A l’aPPUI DE LA POSSIBILITÉ

d’une révélation psychique par la main

La terminologie des chiromanciennes, tout en n’ayant pas la précision de la séméiologie médicale de la main, ne manque pas de sûreté. A la réflexion, tous ces termes mythologiques, toutes ces épithètes enrichies souvent par le verbe de la prophétesse, reposent sur des observations, sur des remarques que le bon sens le plus élémentaire trouvera justes, et que nous trouvons confirmées et précisées non seulement par Paracelse, Macrobe et les vieux auteurs, mais par des modernes, comme l’anthropologiste Dally, Lucas et toute la séméiologie médicale moderne.

Analysant le contenu de chaque terme et de chaque symbole, on remarquera tout d’abord qu’on a transporté dans le domaine des sciences divinatoires, — c’est d’ailleurs le procédé employé dans toutes les autres sciences, — les quelques données élémentaires fournies par l’expérience courante, par la vie : d’accord avec le symbolisme primordial, un poinL noir signifiera forcément des ennemis, des ennuis ; les saillies, de l’exubérance, ce qui est pâle, de la non

activité, de la mélancolie ; ce qui est tortueux, de la nonchalance, des malheurs, des obstacles, etc.

On trouve dans cette interprétation tout ce que nous pouvons penser et croire dans les limites de la conception la plus simpliste des faits et des gestes humains. Nous avons précisé dans les autres chapitres comment la physionomie de la main peut être capable de nous révéler le caractère, la nature de l’individu, et de nous donner vaguement quelques indications sur l’avenir. Il y a beaucoup d’observations remarquables dans la littérature des sciences occultes, on y rencontre un grand nombre d'observations judicieuses et précises, malgré le pédantisme et l’obscurantisme qui voile le jugement de tous ces auteurs! Les lignes et leur topographie n’ont pas été déterminées au hasard ; il y a dans ces graphiques de l'intelligence, de l’intuition à profusion, une interprétation lumineuse, souvent des données très justes. Sans doute, le boniment des chiromanciennes doit-il être réduit à une petite part de la vérité, mais cette part de vérité existe, elle est incontestable.

Les lignes de la main évoluent ; elles changent de physionomie ; la peau, et les saillies, et les plis que présente sa surface, se sensibilisent parfois plus que de coutume ; les mains s’individualisent ou s'adaptent aux exigences des besoins psycho-corporels. Il est remarquable que ces grands plis, considérés comme les plus importants par les chiromanciennes, aient des rapports intimes avec des saillies musculaires, avec des articulations métacarpiennes, avec des insertions musculaires, aponévrotiques ou tendineuses.

Nous avons vu que les maladies, les troubles pby-

ESSAI D’UNE THÉORIE

siques modifient essentiellement la physionomie de la main, et que ces modifications n’échappent pas à un œil exercé, à un clinicien même maladroit et novice. Pourquoi ne pas admettre alors que les coefficients psychiques laissent des traces et personnalisent tout cet organe essentiellement sensible?

Dans sa forme rudimentaire consciente, toute mentalité humaine a comme hase fondamentale des impulsions, des tendances, des éléments moteurs. Il y a du « mouvement » dans toute élaboration mentale.

Nous nous répétons tous à nous-mêmes, en l’élaborant, le rôle plein d’énergie intellectuelle et émotive de notre activité mentale. Le langage intérieur est la forme expressive, psychologique, intime de cette motilité psychique. Il n’est que juste d’admettre des images motrices, comme il y a d’autres images sensorielles ; le muscle est un organe tout aussi capital que l’œil et l’oreille; le sens musculaire est un sens indiscutable ; et on le considérera comme tel, quand nous nous habituerons à trouver bien vieillie notre ancienne classification des sens. Ce n’est pas ici que j’exposerais mes idées et mes recherches sur l’image motrice ; j’y ai consacré tout un chapitre. Je veux seulement évoquer rapidement quelques brèves données, pour rendre plus claire mon explication psychologique du critérium de la main et de sa physionomie psychophysiologique.

Toute forme de pensée, consciente ou subconsciente, se traduirait donc, ou, pour mieux dire, pourrait se traduire sous une forme motrice ; l’élément moteur interviendrait d’une manière réflexe, et agiterait indirectement non seulement les muscles, mais

aussi les sources cérébro-médullaires qui innervent et qui abreuvent de sensibilité les téguments et les tissus sous-jacents. Nous avons vu à quel point la main, par son architecture, est un organe où les secousses psychiques, les images motrices peuvent laisser des empreintes durables. La nature humaine intime est toute esquissée par des gestes : la rage, la jalousie, la tristesse, la crainte et la sentimentalité, toute la gamme des sentiments n'est-elle pas exprimée par des contractions, par des secousses musculaires? Les fléchisseurs et les extenseurs des membres supérieurs sont les plus agités ; à vrai dire, ils le sont toujours. Le psychologue H. Münsterberg et plus tard G.-W. Stôrring, n’ont-ils pas démontré que « les sentiments agréables augmentent les mouvements de flexion, tandis que ceux désagréables diminuent ceux de flexion et augmentent les mouvements d'extension » (1). La main, en outre, réagit plus vite que le bras, et le bras plus vite que l'épaule (Mc Keen Gatell et Ch. -S. Dolley; Féré).

Combien de fois par jour les pauvres doigts humains ne se tournent-ils pas inutilement? Combien de fois ne s’agitent-ils pas pour mieux dévider ou cristalliser les pensées même les plus confuses, les images à peine ébauchées ? Sans fin, la main se contorsionne, elle change de physionomie ; sans fin, les muscles de la main ou ceux dont les tendons prennent insertion ^ sur la main se contractent ensemble ou isolément, et, avec eux, tous les tissus sous-jacents : aponévro-

(1) Stôrring, In Philosophische Sludien, XII, pp. 475-525 : Zur Lchre uom Ein/hiss der Gefühle au f die Vorslcllungen und ihren Verlauf.

ESSAI D'UNE THÉORIE

tiques, tendineux, séreux, etc., etc. Un caractère fort, une nature grave ne réagissent pas de la même façon qu'un être fatigué, neurasthénique. Le cadre mécanique musculaire n’est pas le même, en tant que forme sensible, chez l’homme et chez la femme. Les articulations n’ont pas, chez tous les individus, une égale souplesse, la même agilité, ni la même fermeté. 11 y a toujours un rapport entre l’énergie innervatrice, entre le tonus central, cérébral, donc psychique, et la vitalité de tous ces mécanismes. Et la preuve indubitable de cela, nous la trouvons dans le fait que, dès que notre organisation psychique change, notre organisme physique s’en ressent. Les neurasthéniques, les hystériques, les épileptiques, les aliénés et beaucoup d’autres malades n’ont pas la même physionomie dynamique de la main au cours de leur maladie qu’avant ou après elle, ou encore pendant, avant ou après leurs crises.

Les expériences de Tucker sur « les mouvements volontaires chez les enfants et les adultes » (1) sont intéressantes à connaître à ce sujet. 11 y a constamment dans la main une tendance impulsive à exécuter des mouvements inconscients, à trahir les préoccupations de la pensée, à les ébaucher subconsciemment. Les enfants ont cette tendance moins marquée que les adultes. Jastrow (2) avait remarqué, comme d’ailleurs tant d’autres expérimentateurs, cette motilité involontaire de la main. Dans des états d’attention, on aperçoit un mouvement des mains vers 1 objet.

(1) American Journ. of. Psychologie, VIII, 3, pp. 394-404.

(2) American .Journ. of. Psychologie, IV, p. 338 et V, p. 223.

Binet et Féré ont expérimenté sur des hystériques et ils ont mis en relief cette impulsivité musculaire des mains. Les muscles se contractent et se relâchent suivant l’idéation des sujets. Quand la chiromancie a-t-elle dit autre chose ?

La graphologie n’est-elle pas autre chose qu’une démonstration expérimentale de la psychologie révélatrice de la main ? L'analyse des mouvements de l’écriture est pourtant encore un travail expérimental à faire. Le graphographe d’Omci est à ce sujet un admirable instrument d’analyse (1). Citons encore le psychographe du professeur Sommer, qui analyse des mouvements dans les trois dimensions de l’espace (2). La soi-disant transmission de la pensée pourrait trouver, en dehors des procédés classiques connus, toute une psychologie possible dans l'expérimentation des phénomènes subconscients de l’esprit, par l’analyse des mouvements musculaires subconscients, involontaires et peu contrôlables par la raison et par l’attention.

Il est donc évident que la main peut évoluer ; elle porte la trace de nos défaites et de nos victoires psychiques ; n’est-ce pas grâce à elle que nous prenons contact avec le monde extérieur ? C’est avec la main qu’on caresse et qu’on localise, qu’on touche, qu’on rend tangibles les choses du monde extérieur ; grâce à elle, nous cristallisons nos impressions, nous nous sentons nous-mêmes, tout en prenant connaissance

(1) V. Rio. di Palologia nerv. c mentale, juillet 1897, t. VII. p. 289 et Rio. di Frenialria , IV, 1897.

(2) Zeitschrift fiir Psychol. and Physiol. d. Sinnesorgan, vol. XVI, pp. 175-247.

ESSAI D’UNE THÉORIE

du monde extérieur. La réalité du monde sensible est due en grande partie à nos mains, au contact de nos doigts émus.

Voilà des années que je m’occupe de ces questions ; depuis lors, j'ai pu constater jour par jour, sur mon petit garçon et sur d’autres êtres qui me sont chers, la formation, l’évolution et les métamorphoses de la main. Les lignes ne gardent pas immuablement le même aspect; leur variation est infinie, mais elle se fait en modifiant un type bien individuel. J’ai, dans mes notes, les observations précises sur l’apparition des lignes de la main de mon fils et sur leur histoire : la main de mon enfant ne commence à avoir une physionomie que vers six ans et cinq mois. La main de la puberté n’est pas celle de l'adolescence ; la main d'une vierge n’est pas la même que celle d une femme mariée ou enceinte. Les tissus gardent les empreintes psycho-biologiques. Sans crainte d’outrepasser les bornes de nos connaissances scientifiques, nous pouvons dire que la main peut fournir des notions suffisantes sur le caractère individuel. Ne sait-on pas que, même dans le sommeil et les états subconscients, la main peut gesticuler, se modifier, vivre, en d'autres termes, nos états d’àme, de sensibilité?

L’explication de ce fait est aisée. L’avare, l’individu lâche ou craintif, les natures incapables d’oser, celles qui cachent leurs états d’àme, que tout conflit avec les autres créatures ou la vie rend tremblantes, n’useraient pas de leurs extenseurs autant que les individus mâles, les volontaires, les orgueilleux, qui vivent toujours sur eux-mêmes, et dont la pensée

imprime des mouvements énergiques, des contractions

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parfois violentes aux muscles de la main. Chez ces derniers, les fléchisseurs et tout le mécanisme musculo-nerveux adéquat seront moins utilisés, moins souvent mis en marche. Voici donc deux catégories mentales bien typiques et fort dissemblables qui activent la main d’une manière toute différente. 11 en résultera nécessairement des modifications spéciales ; certaines articulations deviendront plus souples, d'autres contracteront de la raideur ; l’aponévrose palmaire profonde sera plus lâche dans certains cas, plus tendue dans d’autres ; les muscles des deux éminences thénar et hypothénar se contracteront d’une façon tout autre, d’une manière particulière dans chacun des cas. De là, des plis, des lignes, des replis, des téguments ayant une physionomie bien distincte dans les deux cas, bien différente. Songez au geste le plus simple de la main, à celui du banal bonjour : qu'il est instructif! Parfois, comme nous l'avons vu, c'est tout l’individu qu’il dessine, toute sa ligne de conduite musculaire !

L’architecture de la peau, sa température, la consistance des téguments, la rigidité des articulations, nous donnent, en vertu même de ce principe que toute agitation mentale, tout acte conscient se répercute dans la main, des points de repère nombreux et précis. Les muscles n’auront pas la même physionomie chez un être impulsif et nerveux que chez l'individu de nature apathique, sans aucune puissance de réaction ; la musculature de la main ne sera pas la même chose chez un bilieux, comme disaient les anciens, que chez un sanguin, chez un individu à tempérament sthénique ou hyposthénique, comme dirait M. Manou-

ESSAI d’une théorie

yrier. Si I on tient compte, d’autre part, de la variété des mouvements et de la nature si différente des territoires innervés, on arrive à comprendre quel alphabet constitue la main, quelle clef elle est de la pensée humaine, quel langage elle mime en dehors de notre savoir !

J ai soumis à des chiromanciennes professionnelles, en particulier à Mmc Fraya, de nombreux cas ; elle s’est rarement trompée sur leur nature et sur leur caractère. On aurait dit souvent que la Pythonisse les avait sous les yeux, alors même qu’elle n’étudiait que l’empreinte galtonienne. La main vivante en dit plus, dit tout. A l’étude des lignes, de la coloration, s’ajoute le toucher de la main, le contact avec sensibilité du sujet, qui dicte souvent à la chiromancienne, sans le secours du raisonnement, des données précises et des plus curieuses. Avec l’interprétation des secrétions de la peau de la main, des irritations des poils de la peau et de la sueur, on a devant soi toute une séméiologie. Qu’on classe tous ces éléments, qu’on les coordonne, et la réponse vient d’elle-même : comment ne pas affirmer, par exemple, que telle personne est émotive quand le creux de la main s’humecte facilement, cette moiteur si reconnaissable, si caractétistique quand il y a de la buée sur cette plaine de Mars, endroit où se rencontrent des glandes sudoripares?

11 y a une adaptation motrice de toutes nos secousses psychiques, de toute notre rumination mentale, et il reste, il doit s’imprimer nécessairement des traces dans tous les tissus aponévrotiques, articulaires, tendineux et musculaires, tissus sensibles et riches en

vaisseaux sanguins et en filets sensitivo-sensoriels.

L’explication est logique. Mais pour comprendre la précision parfois si remarquable d’une « divination », on doit songer aux éléments secondaires qui interviennent dans le cours de l’expérience. La physionomie a des lois, comme nous le verrons dans d'autres travaux ; sa fine musculature est encore plus riche et plus capable de nous documenter sur le pourquoi et le comment de nos états d’âme. La parole intervient aussi : le timbre et tout le contenu si psychologique, si intime de la parole, nous sont de précieux indices. Les devins qui, malgré leur simplicité apparente, sont toujours des hommes de bon sens et de savoir-faire, tireront parti de tous ces avantages. Tout en examinant à la loupe, — comme le font les plus savants, — tout en palpant votre main, ils vous regardent sans que vous vous aperceviez qu'ils vous adressent la parole, et l’âme humaine la plus forte, la plus vaillante, est timide devant l'inconnu. Intelligents ou naïfs, nous nous comportons souvent de la même manière devant les problèmes étranges du mystérieux avenir. Notre attitude, nos questions renseignent amplement la chiromancienne ; souvent, elle n’a pas besoin d’interroger les lignes de votre main et de répéter une leçon que tous les almanachs, si documentés en kabale et chiromancie, nous apprennent pour nous dire notre caractère. Dès que nous ouvrons la bouche, que nous manifestons une surprise ou une curiosité, nous sommes perdus : on n'a souvent besoin que d’un instant pour se glisser dans notre pensée, quand on sait observer. Malgré nous, nous renseignons la chiromancienne, nous la documentons et,

ESSAI D’UNE THÉORIE

tout en voulant la dérouter ou lui poser des énigmes, nous nous découvrons nous-mêmes naïvement.

L’écriture automatique et les dessins médiumniques 11e révèlent-ils pas toute la vie psychique cristallisée dans nos doigts, pour ainsi dire, vie qui échappe à tout contrôle logique? Un effort pénible intellectuel ne met-il pas en jeu la main, tout comme un désir qui traverse d’une manière fulgurante l’esprit?

Cela pour le passé, pour le présent. La main pourrait certainement nous renseigner sur ces « formes » de notre vie d’une manière approximative. Parfois même, elle pourrait fournir des prévisions sur l’avenir immédiat, comme nous l’avons vu, mais difficilement, et avec des causes d’erreur nombreuses. J’ai vu, entre autres, Mme Fraya faire des prophéties admirables ; révéler le passé de personnes qu’elle ne connaissait pas, et je n’oublierai pas la surprise de mon ami le docteur Von Schrenck Notzing, le psychologue allemand munichois bien connu, quand elle lui traça, chez moi, son portrait psychologique avec une richesse de déLails exubérante. J’ignorais, pour ma part, ces détails, et Mme Fraya était dans l'impossibilité absolue non seulement de les connaître avant sa consultation, mais même d’avoir pensé à se documenter d’une manière quelconque : je l’avais priée de venir par une dépêche et au pied levé. Les exemples de ce genre ne manquent pas. Ce qui est encore plus complexe à analyser, c’est qu elle traça les caractères et les événements de la vie des membres de la famille!

Pour l’avenir, je serais plus sceptique. Les prédictions, les pronostics ne me paraissent pas être soutenus, quoique au fond l’avenir doive se trouver néccs-

sairement en nous, dans nos réactions psychologiques, dans notre manière d’agir, de sentir, dans notre sensibilité. Quels événements, quel avenir prédire à une sensibilité tendre que celui-là tient de sa nature même si malheureuse et si frêle? L’impulsif réagira autrement, selon les exigences de son mécanisme psycho-organique. La fatalité des anciens est, à ce point de vue, pleine de logique. Des divinités cruelles ne nous persécutent plus ; la fatalité est en nousmêmes, nous nous persécutons nous-mêmes, elle se trouve dans les souples claviers de notre organisme, dans la forme de notre émotivité. Nous nous meurtrissons, en somme, de nos propres mains et malgré nous. En principe, on pourrait être induit à admettre qu’il est possible de prévoir l’avenir... La probabilité mathématique est infinie. Le souci de ceux qui consultent les chiromanciennes, c’est l'avenir, c'est l’inconnu. Forts ou sceptiques, penseurs ou railleurs, nous demeurons songeurs lorsque nous écoutons des prédictions sur notre vie. Au fond, tout est possible; notre existence peut se dérouler capricieuse ou revêtir telle autre forme ; mais, en tout cas, nous ne sommes maîtres d’elle que si nous connaissons expérimentalement l’ironie et les oscillations du passé, de ce tombeau de nos sensations d’où surgissent leurs fantômes obsédants, souvent pour nous attrister, si rarement pour nous encourager ou pour nous consoler.

Aussi, si nous admettons la possibilité scientifique de certains faits de la chiromancie, nous ne sommes pas enclins à croire complètement aux prophéties. Scientifiquement, je ne dois rien dire. 11 existe des

ESSAI D’UNE THÉORIE

êtres doués d’une sensibilité unique, intuitive, qui peuvent peut-être savoir les lois capricieuses du hasard. Fraya est plus remarquable, comme d’ailleurs tous les devins de race, quand elle ne raisonne pas, quand elle n’arrange pas ses conclusions, quand elle se laisse parler ; beaucoup de chiromanciennes, connaissant cette qualité de justesse et d’observation, des sensations immédiates, traduisent rapidement leurs impressions, comme si elles répétaient une leçon. Il se peut donc que des sujets nerveux, doués de cette faculté mystérieuse, « l’intuition », saisissent des données inconnues, les données de l’inconnu !

Pauvre humanité, comme elle s’exalte toujours devant l’impossible, et comme il lui est difficile de se dessaisir du manteau lourd du présent! Je sais bien que, quoi qu’on dise, on n’empêchera jamais les hommes de broder sur l’imbroglio d’une chiromancienne, de dévoiler leur vie intime à des inconnus pour recueillir des avis de la pythonisse... Que d’intimité pénètrent ces femmes d’esprit! des âmes banales, souvent ! Combien d'amours ne guident-elles pas ! A toucher ainsi le fond de la naïveté douce des humains, elles deviennent à la fin des philosophes...

Jadis, je souriais à demi quand j’écoutais les prophéties de ces diseuses de bonne aventure. Depuis que je poursuis l’étude de ces problèmes, je souris encore au pronostic des conjectures, à l’affirmation naïve des événements qui nous attendent ; mais je me suis rendu compte de la quantité de connaissances et d’éléments psychologiques que peut nous fournir l’étude d’un organe aussi compliqué, aussi intellectuel que la main, Ces données peuvent être

utilisées pour la connaissance de nos états de sensibilité et de notre caractère. S’il n’est pas possible de formuler les lois- de cette sensibilité, du moins existe-t-il des moyens de la reconnaître. La plupart des psychologues de métier sont incapables de définir un caractère aussi rapidement, aussi parfaitement que certains de ces êtres intuitifs qui, associant d'une manière étrange les sensations qu'ils perçoivent, improvisent souvent au hasard et dans le vague, mais parviennent parfois à la vérité. Ou’on ne méprise pas ces recherches à côté ; qu’on en tienne compte, ne fùt-ce que de la plus simple observation. J'ai vu des psychologues, vieillis dans les laboratoires, auteurs de mémoires considérables sur toutes sortes de problèmes de psychologie, n’être, devant la sensibilité d’une chiromancienne, que de piètres débutants dans l’étude de lame humaine. Comble de naïveté touchante, ils savent suivre, sur un tracé plethysmographique, les traces d’une émotion provoquée par un claquement de mains dans la paisible atmosphère du laboratoire, tout en étant, le plus souvent, malgré l’orgueil de l'érudition, les titres universitaires et toute une mise en scène tapageuse, d’une affligeante médiocrité psychologique.

J’ai tenu à respecter intégralement le texte de cet ouvrage et je n’ai voulu g faire aucune addition ; c’est ainsi qu'on remarquera qu’il manque quelques pages sur la Main dans l’Art des civilisations de /’ Extrême-Orient ; les figures, du moins, nous le font croire.

Victoria N. Vaschide.

TABLE DES NOMS D’AUTEUR

Achard, p. 268.

Adamantius, p. 59.

Adam de la Halle, p. 131.

Agrippa (H.-C.), pp. 34, 40, 58, 65, 119, 132.

D’Ailly (Cardinal), p. 36.

Albers, pp. 295, 297, 327,

Albert le Grand, p. 57.

Alberti (Raph.), p. 127.

Albinus, p. 220.

Albrecht, pp. 347, 351.

Alembert (d’), p. 33.

Alix, pp. 185, 186, 192, 193, 221, 233, 242, 246, 369, 372, 373, 375, 376, 378.

Alliot, p. 182.

Alrutz, p. 203.

Ai.sarabe, p. 59.

Alsberg, p. 205.

Alw, p. 347.

Ambein, p. 347.

Anaxagore, pp. 35, 43, 44, 53, 417.

Andral, p. 310.

Andrieu (Jules), p. 85.

Angell, p. 192.

Annandale, pp. 345, 347.

Anton, pp. 442, 444.

Aristote, pp. 5, 8, 43, 44, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 61, 95, 211, 426.

Arola, p. 85.

Arpentigny (S. d’), pp. 36,

Arsonval (d’), p. 255.

Artémidore, pp. 36, 57.

Asch, p. 205.

Asclepiodor, p. 121.

Asmeuni (Giov.-Bapt.), p.

Aubert, pp. 200, 220, 221, 222, 223, 228.

Audebert, p. 347.

Auditet, p. 277.

Audran (G.), p. 116.

Averroès, p. 57.

Avezou, p. 270.

Avicenne, p. 57.

Axenfeld, pp. 295, 297.

Bain, p. 447.

Baldwin, p. 423.

TABLE DES NOMS d’aUTEL'R

Bamberger, p. 277. Bandinelli, p. 127.

Barca, p. 127.

Baron, p. 349.

Bary de Saint- Vincent, p.

Bassedow, pp. 296, 297, 320.

Bastian, pp. 438, 442, 443,

Beard, 297.

Beaugrand, p. 270.

Beaunis, pp. 449, 450.

Beauvais (L.), p. 347.

Béchet, pp. 347, 352.

Béclard, p. 198.

Bédard, p. 353.

Bell (Ch.), pp. 221, 296, 438, 439, 440, 441, 447.

Belmondo, pp. 297, 315.

Belot (l’abbé Jean), pp. 42, 58, 65, 110.

Benedikt, pp. 295, 297, 324.

Berger, p. 337.

Bergonié, p. 347.

Bergson, p. 16.

Berkeley, p. 7.

Bernhardt, pp. 333, 442,

Bernstein, p. 210.

Berthelot, p. 38.

Bertillon, pp. 220, 248, 251, 254, 256, 259, 260, 391.

Beyle, pp. 119, 166.

Bezançon (Fern.), p. 276.

Bianchi, pp. 297, 336.

Bical, pp. 115, 183.

Biervliet (Van), p. 426.

Bigg, p. 297.

Bilhaut, p. 347.

Billroth, p. 345.

Binet (A.), pp. 192, 283, 284, 285, 423, 427, 480.

Biswanger, p. 333.

Blanc (Ch.), pp. 118, 120, 122, 123, 124, 127, 129.

Blainville, pp. 365, 369.

Blecher, p. 444.

Blix (Magnus), p. 213.

Blois (Robert de), p. 131.

Bloch (Adolphe), pp. 272,

Blomme, p. 348.

Blum, pp. 270, 287, 290, 297,

Bolk (Louis), p. 351.

Bonnier (Pierre), pp. 297,

Bonitz (H.), pp. 43, 44, 49.

Boschini, p. 164.

Bosc (Ernest), pp. 35, 58, 89, 104, 110.

Bosse (A.), p. 120.

Bossi (Giuseppe), pp. 126,

Bossuet, p. 430.

Bouchard, pp. 271, 272, 275.

Bourgarel, pp. 385, 386,

Bourneville, p. 348.

Bouteiller, p. 348.

Bouvier, p. 268.

Bouygues (J.), p. 273.

Bramante, p. 126.

Brantôme, p. 133.

Braune, p. 136.

Breuil (l’abbé), p. 177.

Brissaud, p.

Broca,

pp.

TABLE DES NOMS D AUTEUR

Brown-Séquard, p. 307.

Brück, pp. 295, 297.

Brückej pp. 115, 327, 332.

Bryan, p. 204.

Buccola, p. 205.

Burckhardt, pp. 297, 321, 322, 330.

Cabanis, p. 10.

Caccaeus, p. 38.

Camp (Maxime du), p. 307. Camus, p. 44.

Canstatt, pp. 297, 325.

Cardan (Jérome), pp. 112,

Carrier, p. 348.

Carrieu, p. 297.

Cartailhac, p. 17.

Carter, p. 257.

Carus, pp. 84, 119.

Casanova, p. 135.

Causse, p. 229.

Cauter (Pierre).

Cavazzani, p. 215.

Cazal, p. 348.

Cazenave, pp. 295, 296, 297, 298, 302, 303, 332, 338, 339, 340, 341, 343.

Cecchetti, p. 164.

Cederschjôld, pp. 298 (par erreur écrit avec G au lieu de C), 336.

Chaignet, p. 5.

Chalchindus, pp. 36, 57.

M. de la Chambre (Voir Cureau de la Chambre).

Chantre, pp. 263, 264.

Charcot, pp. 268, 269, 270, 271, 443, 445.

Charrière, p. 339.

Chauveau, p. 255.

Chuquet, p. 348.

Cingiasio (Luca), p. 126.

Clemens, pp. 296, 298, 320.

Coclès (Barthélemy), pp.

Collin de Plancy, in Motto, pp. 33, 108, 109, 110, 429.

Comby, p. 277.

Comercius, p. 59.

Compotus, p. 65.

Comte, pp. 191, 192.

Copsey, pp. 348, 349.

Corus (J.), pp. 65, 109.

Corvaeus, pp. 59, 65, 109.

Coulier, p. 222.

Courtier, p. 192.

Cousin (Jean), pp. 125, 129.

Coutagne, pp. 220; 229.

Coybas, p. 290.

Cramer, p. 209.

Cureau de la Chambre, pp.

Cuvier, pp. 364, 369.

Gzermak, pp. 203, 204, 206,

Dally

pp.

Damourette,

Dana,

Daniel (Barbaro), p. 127. Danyau, p. 352.

Darboux, pp. 255, 325, 336.

Daremberg (Ch.), p, 54.

Dareste, p. 351,

TABLE DES NOMS D’AUTEUR

Darwin, pp. 351, 437, 441.

Dastre, pp. 253, 254, 255,

Dechambre, p. 298.

Debout, pp. 295; 298.

Debove, p. 268.

Delaunay (G.), p. 396.

Delrio, pp. 33, 59 (écrit par erreur Del Rio), 60, 61,

Delthil, p. 301.

Démocrite, p. 36.

W. Denett, p. 202.

Deniker, p. 390.

Denonvilliers, p. 198.

Desbarolles, pp. 61, 64, 65, 97, 98, 99, 110.

Descartes, p. 5.

Desor, p. 390.

Dessoir, pp. 203, 215.

Dewey, p. 9.

Diderot, p. 33.

Didot, pp. 345, 353.

Diffenbach, p. 338.

Dolley (Ch.-S.), p. 478.

Donaldson, p. 204.

Dresslar (F.-B.), pp. 203,

Duchenne (de Boulogne), pp.

Duffo,

pp. 188, 350, 351

Dupuy'

TREN,

pp.

Durand de

Gros,

pp.

Dürer, pp. 119, 126, 127.

Dutil, p. 270.

Duval, pp. 115, 183.

Dzondy, pp. 298, 327.

Eisner, p. 203.

Eliphas Leyi, pp. 35, 38.

Erb, pp. 273, 298, 332.

Erlenmeyer, p. 322.

Eulenbourg, pp. 298, 320, 326, 333, 337.

Euphranor, p. 120.

Fabre (C.), p. 178.

Falret, p. 409.

Fechner, pp. 10, 200, 209.

Féré (Ch.), pp. 213, 214, 21 220, 229, 230, 231, 23

Ferrier, pp. 206, 443.

Flamel Hortensius (v. Eliphas Lévi).

Flandinette (F.), p. 376.

Flechsig, p. 8.

Florence, pp. 220, 222, 229.

Fludd (Robert), p. 59.

Foa (A.), p. 350.

Foltz, pp. 351, 369.

Foppa (Vincenzo), p. 126.

ORGEOT, pp

fO CI

TABLE DES NOMS D AUTEUR

Forli, p. 348.

Fort, p. 348.

Francesca (Piedro della), p. 127.

Franck, p. 38.

Frank Smith, pp. 298, 320.

Frantzius (A.-Y.), pp. 44,

Fraya (Mme), pp. 85, 88, 434, 435, 460, 472, 483, 485,

Frécon, p. 222.

Frey (Y.), pp. 213, 215.

Fritsch, pp. 10, 119, 133.

Fritz, p. 298.

Froelick, p. 371.

Froriep, pp. 134, 298, 333.

Funke Bart, p. 203.

Gaddi, p. 381.

Gaillard, pp. 348, 353.

Galien, pp. 53, 54, 55, 56, 57, 118, 120, 417.

Galippe, p. 357.

Gall, pp. 8, 1

Gallard, pp

Galton

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