‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 155 sur 173 · Senator. Die Albuminurie , 2 Aufl., 1890, p · texte numérisé non relu

Senator. Die Albuminurie , 2 Aufl., 1890, p

.2. Teissier. Des albuminuries curables, 1900.

3. Leube (von). Ueber phi/siologische Albuminurie. Thérapie der Gegenwart, Oct., 1902, p. 429 à 444.

4. Benjamin (R.). Discussion ûber die physiologische Albuminurie. Thérapie der Gegenwart, 1902, N° 11, p. 502. Bericht uber die 74 Naturforscher Versammlung. Karlsbad, 22-28 sept.,. 1902.

5. Christin (E.). Albuminurie et menstruation, thèse de Paris, juin, 1905.

baires, au moment des règles. Elle a dumétéorisme abdominal, et des pertes jaunâtres? Antécédents familiaux nuls. Elle a eu la rougeole à 8 ans. Depuis, rien.

La fonction menstruelle s'est établie normalement à l'âge de 15 aus. Depuis, elle a eu ses règles assez régulièrement; elles durent de 4 à 5 jours et jusqu'à ces derniers temps elles n'avaient pas été douloureuses.

Il y a 3 mois, les règles subirent un léger retard, une semaine environ. Depuis cette époque, la malade a des douleurs lombaires au moment du flux cataménial.

Le 18 juillet, 5 jours avant les règles, les urines contiennent de l'albumine décelée par l'acide azotique. Même phénomène les 19, 20, 21, 22 juillet. Le 23 juillet, les règles arrivent; l'urine recueillie avec une sonde contient encore de l'albumine.

Le 26, les règles diminuent, la proportion d'albumine diminue aussi. Le ventre est revenu à l'état normal.

Le 27, règles terminées, peu d'albumine.

A partir du 29 juillet l'urine examinée à différentes reprises ne donne plus d'albumine.

L'essai de perméabilité rénale faite par le bleu de méthylène, a révélé une élimination normale.

Il est donc permis de penser que le système rénal de la malade n'était le siège d'aucune lésion appréciable.

Observation GXXXYII. — (résumée) In Thèse de Ghristin.

Louise D . . . , 30 ans, entre à l'hôpital Tenon pour une arthrite sèche du genou gauche.

La malade n'avait rien dans l'urine ; rien aux poumons ni au cœur.

Au moment des règles, elle accuse des douleurs lombaires, un peu de dyspnée, un léger œdème conjonctival. A ce moment il existe dans l'urine une quantité notable d'albumine.

La période menstruelle passée, les malaises disparaissent ; on ne trouve plus d'albumine dans l'urine.

L'épreuve du bleu montre un rein parfaitement sain.

Dans les périodes menstruelles la malade n'a présenté aucun trouble fonctionnel imputable à une lésion rénale.

Comment peut-on expliquer l'apparition de l'albumine dans l'urine au moment des règles? Les travaux de Senator que j'ai déjà cités, ont établi l'existence d'une albumi-

nurie physiologique constante, chez les sujets sains; cette albuminurie n'est décelable qu'en opérant sur de grandes quantités d'urine. Ne peut-on admettre, que sous l'influence de la congestion du système génital il se fasse une congestion rénale? Cette congestion du rein, passée inaperçue le plus souvent, attire l'attention lorsqu'elle s'accompagne de phénomènes tels que l'œdème, les douleurs lombaires, la dyspnée.

Nous savons qu'une irritation même légère du péritoine, agissant sur les plexus abdominaux est suffisante pour produire une albuminurie passagère. La congestion du péritoine pelvien peut retentir sur les filets nerveux se rendant au rein et déterminer l'apparition d'albumine dans l'urine. Cette albuminurie passagère, simple exagération d'un élément constant dans l'urine, et conséquence de la congestion qui accompagne l'apparition du flux menstruel, ne présage en rien de l'état pathologique du rein. Malgré tout, on peut se demander si dans ces* cas, le réflexe rénal, à point de départ ovarien se produirait si l'organe n'était pas déjà à un degré minime adultéré ?

Dans le cas de menstruation irrégulière, on peut supposer que l'albuminurie est due à l'action des toxines ovariennes, élaborées par des glandes à développement anormal.

Lorsque le rein est malade, il arrive que la fonction menstruelle détermine des exacerbations pathologiques revenant périodiquement. Deux cas peuvent se présenter. Dans une première catégorie de faits, il s'agit d'un mal de Bright en voie d'évolution : une malade ayant eu dans l'enfance une néphrite aiguë, guérie en apparence, que l'établissement de la menstruation vient à réveiller. C'est le cas de la malade dont l'observation est relatée par Christin. Une enfant, ayant eu la scarlatine à 14 ans, ne présenta aucune trace d'albumine dans les urines jusqu'à l'âge de 17 ans. A ce moment elle fut réglée. Dès l'année

suivante elle commence à souffrir à chaque période menstruelle. Elle a de la douleur, de la dypsnée, de l'œdème des membres inférieurs. On constate, à l'hôpital, qu'à chaque menstruation le taux de l'albumine se surélève, en même temps que les symptômes s'aggravent.

Cette malade avait une lésion rénale latente que la fonction menstruelle avait remise en activité.

Dans une autre série de faits il s'agit d'un brightisme latent, que la congestion menstruelle du système génital, demandant un hyperfonctionnement au rein lésé, va momentanément faire apparaître. La congestion rénale passagère, aurapour effet «d'accroître momentanémentla rétention du filtre glandulaire, et de faire progresser rapidement les lésions de sclérose i. )>

Il y a donc un intérêt pronostic réel à bien distinguer, en présence d'une albuminurie de la menstruation, la variété à laquelle on a affaire. Dans certains cas, en effet, il s'agit d'albuminurie physiologique, dans d'autres, d'albuminuries pathologiquesdontle pronostic varie suivant les sujets examinés, et qui peuvent aboutir, plus ou moins rapidement, au mal de Bright confirmé.

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