Charpentier. Traité des Accouchements, 1890, t. I, p
augmenter ensuite rapidement; de telle sorte, qu'à la puberté, vers lo ou 14 ans, le bassin atteint presque sa forme définitive.
Cette transformation du bassin est due surtout au développement des ailes du sacrum. En outre, le poids du tronc enfonçant le sacrum dans le bassin, cet os subit sur son axe un mouvement de rotation qui abaisse le promontoire et tend à rejeter sa pointe en arrière, afin de maintenir l'équilibre du corps. La pointe sacrée étant retenue par des ligaments, le sacrum doit se courber sur sa face antérieure. D'autre part, plus la partie supérieure de l'os tend à s'enfoncer dans le bassin, plus la résistance exercée par les ligaments sacro-iliaques devient considérable. D'où une traction au niveau de la symphyse du pubis, et un allongement du coccyx. D'où également i'écartement des deux cavités cotyloïdiennes, et l'augmentation des diamètres transversaux. De là enfin, la contre-pression exercée sur les parois antéro-latérales du bassin par la tête des fémurs, et la forme définitive du bassin à la puberté1.
La fosse iliaque interne a des dimensions moindres chez la femme que chez l'homme; elle est moins excavée. La tubérosité iliaque ne se développe pas autant et n'est pas aussi saillante en arrière; les épines du pubis ont un écart plus considérable; le détroit supérieur a une forme arrondie, parce que le diamètre transverse maximum est plus grand et que sa position est plus antérieure.
La grande échancrure sciatique est moins profonde, et le sommet des épines sciatiques est toujours en dehors du sommet des épines iliaques chez la femme. La distance qui sépare ces deux sommets est souvent de 100,7 mm., jamais de moins de 90 millimètres.
Le diamètre transverse maximum du détroit supérieur l'emporte de 15 millimètres chez la femme.