‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 72 sur 173 · Bordeu. Œuvres complètes. Paris, 1818, t. IL p · texte numérisé non relu

Bordeu. Œuvres complètes. Paris, 1818, t. IL p

2. Wunderlich. De la température dans la maladie. Trad. de Labadie, J 872, p. 105.

3. Herming. De la température dans la menstruation. Archiv. fur Gynœcologie, Band II, Heft II, 1873.

4. Trousseau. Cliniques médicales de V Hôtel-Dieu. Paris, 1885. t. III, p. 636.

hémorrhagique, c'est-à-dire à l'ensemble des phénomènes morbides qui accompagnent les règles à l'état normal. Au moment de la menstruation « chez certaines femmes, dit Trousseau, il existe de véritables accidents fébriles ».

Rabuteau1 est d'un avis différent. Il rapporte l'observation d'une jeune femme, dont la température vaginale fut prise régulièrement chaque jour pendant trente-cinq jours, le matin à 8 heures. Chez cette personne, la température ordinairement de 37,4 ou 37,5 descendait à 37,3 au début des règles, puis à 37,05 à la fin de l'écoulement, pour remonter ensuite progressivement et atteindre la normale, 8 jours après le fin de la menstruation.

J'ai recherché chez 10 femmes saines, et chez des malades ordinairement apyrétiques, l'influence de la menstruation sur la température normale.

Je n'ai obtenu aucune indication précise. Dans. certains cas, je notais une augmentation de 3 à 5 dixièmes, dans les jours qui précédaient l'apparition du flux mentr'uei; dans d'autres, je ne trouvais aucun changement, ou je constatais même quelquefois un abaissement- thermique.

Il me semble donc, qu'on doit n'accepter qu'avec quelques réserves les observations qui concluent à l'existence d'nne fièvre menstruelle. Il faut se demander si certaines affections chroniques latentes, ne sont pas la cause véritable des élévations thermiques que l'on a constatées au moment des règles. Tout récemment Sabourin2 dans une intéressante publication, a montré que les phénomènes congestifs observés du côté du poumon, au cours de la menstruation, n'ont pas, en général, le caractère idiopa-

1. Rabuteau. Comptes rendus de la Soc. de Biologie. Séance du 7 mai, 1870, p. 75.

2. Sabourin. La fièvre menstruelle des phtisiques. Rev. de méd., Paris, 1905, XXV, p. 173 à 205.

tliique qu'on leur avait attribué. Ils relèvent plutôt de lésions bacillaires inaperçues. On sait en effet, qu'il est fréquent d'observer chez les tuberculeuses, à l'époque des règles, un accroissement de la fièvre coïncidant parfois avec une recrudescence des signes physiques.

Je pense qu'une tuberculose latente, sous l'influence de la poussée congestive liée à la fluxion menstruelle, peut déterminer parfois l'élévation thermique qui a été observée par certains auteurs au moment de la menstruation.

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