TAILLES
RÉSULTATS du calcul.
RÉSULTATS de l'observation.
lm,10 à lm,20
lm,20 à lm,30
lm,40 à lm,50
lm750 à lm,6U
L'âge influe aussi sur le nombre des pulsations cardiacrues. Le pouls est rapide dans l'enfance ; il se maintient à peu près sans modifications à l'âge adulte, et se relève dans la vieil] esse. La diminution du nombre des battements du cœur est surtout rapide, de la naissance à. la 3° ou à la 4e année. Quant à l'augmentation qui survient de l'âge adulte à la vieillesse, elle est toujours faible, en comparaison de la diminution qui s'est produite dans l'enfance.
On peut juger de ces faits en examinant les chiffres donnés par Wolkmann.
De 0 à 1 an, on
compte . .
134 pulsations
De 4 à o ans
De 10 à il ans
De 20 à 21 ans
De 21 à 55 ans
. . 70 ou au-dessou
De 55 à 65 ans
De 75 à 80 ans
Volkmann tenant compte des deux facteurs : taille et 1. Citées par Landois. Loco cil.
âge du sujet, étudie le rapport qui existe entre l'âge et la taille de l'individu, et le formule de la façon suivante :
P et F, désignant les fréquences du pouls pendant une minute ; L et L/ les longueurs du corps.
Augmentation du choc cardiaque. — D'après Potain, l'augmentation du choc cardiaque, qui est observée souvent à la puberté, serait due à la minceur des tissus qui séparent la main de l'observateur de l'organe lui-même; les déformations thoraciques, à ce niveau, étant rares à cet âge.
Kisch1, a étudié les troubles cardiaques qui surviennent à la puberté, et a reconnu trois catégories d'individus parmi ceux qui ont des réactions du côté du cœur :
1° Chez des sujets bien portants, on trouve des palpitations nerveuses ou tachycardie paroxystique, procédant par accès et disparaissant après l'établissement de la menstruation.
2° Chez des jeunes filles : ou chlorotiques aménorrhéiques, ou tardivement réglées, on observe des troubles cardiaques analogues à ceux des simples chlorotiques.
3° Dans quelques cas il y aurait une véritable hypertrophie du cœur.
On sait ce qu'il faut penser de ces pseudo -hypertrophies ou dilatations cardiaques de la puberté. Elles ne sont en réalité, que la conséquence des modifications profondes qui surviennent dans l'appareil circulatoire au moment de la crise pubérale.
Vaisseaux. — Chez l'enfant, le cœur est petit, les vaisseaux sont larges ; c'est l'inverse qui se produit à la
1. Kisch. (E.-H.). Ueber Herzbeschwerden wàhrend clev Menarche. Berlin. Klin. Wochenschr., 1895, XXXII, p. 848 à 850.
puberté : le cœur est volumineux, les artères sont étroites (Landois). Dans l'enfance, l'artère pulmonaire est large, l'aorte relativement étroite. A la puberté, les deux artères ont un diamètre très sensiblement égal.
Pression artérielle. — La pression dans une artère, variant en raison inverse du calibre de ce vaisseau, il résulte de ce que nous avons dit :
1° Que la pression artérielle est plus considérable chez un individu en voie de développement ou déjà développé, que chez l'enfant.
2° Que la pression du sang dans les vaisseaux pulmonaires, doit être relativement plus élevée pendant l'enfance qu'à la puberté, puisque à cette époque l'aorte et l'artère pulmonaire ont un diamètre sensiblement égal.
La tension sanguine est moindre chez les jeunes sujets qu'à la puberté. Elle varie d'ailleurs en raison directe de la taille '.
Chez l'enfant de 2 à 4 ans, elle est de 97 millimètres.
Chez l'enfant de 12 à 14 ans, elle est de 143 millimètres.
La menstruation a une influence manifeste sur la pression artérielle.
Verneuil ayant observé chez une femme atteinte de polypes vasculaires des fosses nasales, et chez des opérées, au niveau de la plaie opératoire, des hémorrhagies cutanées et muqueuses, pendant la durée de l'écoulement menstruel, fît remarquer l'accroissement de la tension sanguine au moment de la menstruation 2. Je regrette de n'avoir pas connu ces observations, lorsque j'ai fait des recherches cliniques avec mon maître M. Siredey, stir les