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cosiques présente la plupart du temps des troubles qui orientent avec tant d’évidence apparente l'esprit du médecin vers l’image d’autres affections que bien souvent il ne se pose pas la question de savoir si la silicose est possible, Exceptés bien sûr les cas où les données étiologiques s'imposent absolument.
Nous avons eu l’occasion, de lire dans le service du D: B. plusieurs dossiers de malades atteints de silicose, reconnue ; nous avons pu convoquer ces malades, et les examiner. À la vérité l'examen se révélait moins intéressant que l’histoire même de ces malades, elle nous apprend en effet, combien le diagnostic de silicose peut être hésitant et tardif.
En effet, l’un d’eux M. V.., de L., 44 ans, actuellement employé dans un grand magasin a été mineur, il y a 8 ans, dans une entreprise du Nord, il n’a présenté pendant les cinq années qu’a duré son travail à la mine aucun trouble, il n’a vu aucun médecin. Les hasards de sa vie l’ont amené à quitter son emploi et à venir se fixer à Paris. Arrivé en 1931, il consulte dans l’hiver 1932 pour une affection pulmonaire, que l’on intitule bronchite banale. « C’est, nous dit le malade, à partir de ce tempslà que ma santé a commencé de me donner de l’inquiétude, ma bronchite a traîné fort longtemps et il me semble ne m'en être jamais bien guéri. » Au cours de 1933 et 1934 le malade consulte plusieurs fois pour des raisons diverses: gastralgies, céphalées, toux. En 1935 réexaminé pour son état pulmonaire, il rapporte un dia-
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gnostic d’emphysème. C’est qu’à cette époque, en effet, la respiration était devenue pénible, dyspnée d’effort très nette, très gênante pour le travail — asthénie assez marquée — la toux fréquente la nuit empêche le sommeil. Une interruption de travail de plus d’un mois semble nécessaire. À partir de ce moment le malade ne reprend pour ainsi dire plus son travail. En 1936 des troubles cardiaques apparaissent — simple tachychardie. Les expectorations deviennent abondantes, presque toujours grisâires. C’est à ce moment que l’on juge utile de pratiquer un premier examen radiographique à la vue duquel il semble que le médecin traitant se soit fort alarmé, car il demande aussitôt l’avis d’un confrère. Cette première radiographie que nous avons en main montre des hiles fort chargés, et deux plages pulmonaires mouchetées en entier d’ombres noduläires assez floues, figurant bien l’aspect de « la tempête de'neige » seul le sommet droit semble respecté. cie
À partir de ce moment d’autres examens sont pratiqués : examens de crachats pour recherche de B. K., qui demeurent négatifs, inoculation au cobaye qui demeure négative. De nouvelles radiographies sont faites (que nous pouvons consulter) à plusieurs mois d'intervalle; elles montrent de légères modifications des ombres. Les mouchetures des nodules semblent avoir pris des contours plus nets, On observe quelques taches plus larges qui se sont formées. D’autre part, l’aire cardiaque s’est un peu étalée à droite, de l’autre côté de l'ombre sternale,
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PNIE r ” Le diagnostic de silicose est porté fin 1937, aprés plusieurs examens, à ce moment l’état général du malade ne s’est pas aggravé, seule la dyspnée persiste etles De du cœur sont légèrement claqués.
Actuéllement lorsque nous revoyons le malade, nous observons que son état est sensiblement le même, trois nouvelles radiographies ont été prises qui ne nous ë apprennent rien de nouveau, sinon une confirmation du diagnostic de sclérose nodulaire du parenchyme pulmonaire, l’aire cardiaque est sensiblement de même forme. À l’auscultation on aperçoit quelques craquements aux | bases. Les râles crépitants, des signes d’emphysème. Le développement thoracique est manifestement très limité. Le malade ne fournissant plus aucun travail pénible (garçon de bureau) ne se plaint que de la dyspnée persistante, il crache et tousse seulement la nuit. N En résumé l’histoire de ce malade nous montre un | “à processus de sclérose pulmonaire s’installant assez brus- Me quement chez un individu qui a quitté la mine depuis quelques années, sclérose qui d’ailleurs ne tarde pas à le stabiliser, de même que le muscle cardiaque semble
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‘s’accoutumer au surcroît de travail qui lui est imposé. Mais plusieurs choses sont frappantes :
1° D'abord les hésitations multiples des praticiens devant le diagnostic à poser : Ce malade va de cabinet en cabinet, rapporte de celui-ci un diagnostic d’emphysème, de celui-là une tachycardie.
Jusqu’au jour où l’on fait un examen radiologique qui
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