‹ Essai sur la silicose pulmonaireChapitre 38 sur 39 · ARE · texte numérisé non relu

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? "1 général le problème de la réparation et de l’indemnisation de la silicose.

« L'étude des pneumokonioses, dit BRETON, n’aurait pas été aussi âprement poursuivie au cours de ces der- à | nières années si un problème médico-social d’une brü- | lante actualité ne s'était posé à propos de leur existence. Ce problème est simple il est le suivant: | FN

« Faut-il considérer la silicose comme une maladie

‘4 professionnelle à indemniser ? »

À | En effet l’action prophylactique ne peut être com- : plète et efficace. Que si l’ouvrier malade peut être écarté

de son milieu de travail sans que l’on ait à craindre pour la suite le manque de ressources pécuniaires surtout dans le cas de silico-tuberculose. , ; Une solution a déjà été donnée à cette question dans bon nombre de pays : en Angleterre, en Afrique du Sud, en Allemagne, l'indemnisation est totale; au titre de maladie professionnelle, l’estimation du dommage subi se fait par expertise.

En Belgique la silicose est considérée comme une maladie ordinaire, la Caisse de Secours des Mines inter-

vient.

| En France la silicose est considérée comme une maladie professionnelle, à déclaration obligatoire, mais non indemnisée; des projets sont à l’étude :

__— ou bien rendre à la silicose la loi du 25 novembre 1910 ; $ — ou faire une loi spéciale sur la silicose ;

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— ou en faire une maladie du travail à indemniser par la Caisse de Secours des Mines.

: D’ailleurs, sur le fond même de la question, les opinions sont diverses. BRETON écrit à ce sujet :

« Pour les uns, la silicose présente une entité morbide autonome. C’est une maladie professionnelle, un véritable accident du travail, elle peut évoluer d’une façon absolument pure sous le masque d’une fibrose, ou se COmMpliquer de tuberculose, c’est alors la silico-tuberculose.

« La tuberculose se greffe facilement sur le poumon

silicotique parce que et ceci est du domaine expérimental, la silice favorise, incite le développement du B. K (GyL) ‘et permet une évolution rapide du processus (GARNER).

« Pour d’autres il s’agit uniquement d'unè bacillose prhoiïtrve modifiée par la silice qui favorise l’extension de la tuberculose et réveille les foyers latents. Ce serait une tuberculo-silicose.

« Pour d’autres ænfin la silicose ne prendrait le

masque que nous lui connaissons que lorsque les poussières de silice ou de siliçates inhalées et surchargeant un poumon y rencontrent un état favorable. Ce climat favorable peut être créé non seulement par une tuberculose mais encore par n’importe quelle affection pulmonaire, intoxication, n’importe quelle raison susceptible de modifier le terrain et d’amoindrir les résistances générales et pulmonaires en particulier. »

Quoiqu'il en soit il est intéressant d'observer que les

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