‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 36 sur 299 · BÈGUE ANIMAL · texte numérisé non relu

BÈGUE ANIMAL

Animaux sauvages. Parmi 1rs animaux malfaisants, on remarque le sanglier, le loup et le renard , qui deviennent plus rares de jour en jour : les contrées boisées du Luxembourg sont particulièrement celles qui leur servent de refuge; la plupart des loups arrivent des grandes forêts de l'Allemagne.

Gibier. Les forets et les plaines sont peuplées de gibier de toute sorte : il se trouve en assez grande abondance dans les provinces de Luxembourg , de Namur, de Liège, de Limbourg et d'Anvers; il est moins abondant dans les autres provinces. Voici le nombre des permis de ports d’armes de chasse qui ont été délivrés dans tout le Royaume, depuis 1851 à 1858, avec l'indication des droits payés (■).

2,088 permis.

fr. 62,640

Total des huit années.

Moyenne pur année.

(t) Document officiel.

Les chiffres de la dernière année ( 1858) se répartissent entre les provinces ainsi qu'il suit :

Anvers 415 permis, fr. 15,290

Brabant 1,022 50,060

Flandre occidentale. 549 16,170

Flandre orientale. . 556 16,080

Hainaut 1,170 35,100

Liège 819 21,570

Limbourg. . . . 628 18,840

Luxembourg. . . 585 11,190

Namur 627 18,810

Chevaux. Le pays renferme tous les animaux domestiques des autres contrées de l'Europe. Il produit plusieurs variétés de chevaux : ceux que la Flandre fournit sont justement estimes; leur beauté les fait rechercher par les Anglais. Les polders d’Anvers élèvent beaucoup de bons chevaux de labour, et la Campine en nourrit qui sont propres au trait et à la selle. Le Luxembourg donne dos chevaux ardennais excellents pour les charrois, les diligences et le service des postes.

En Belgique, le nombre d'éleveurs de chevaux est jusqu'ici très-minime, et cette branche d'industrie n'est qu'aecessoire chez les cultivateurs; néanmoins, comme on le verra par le tableau N» 1 ci-après, les exportations ont augmenté

r.ÈGSK AXIHAI..

chaque année depuis 1854 jusqu’en 1858 et même jusqu'en 1859, car la diminution de 582 chevaux que cette année présente sur celle qui précède, doit être attribuée au morcellement du pays qui eut lieu dansja première moitié de 1859. On

remarquera par le tableau N'“ 2, que le chiffre des poulains exportés pendant la même période d’années (1834-1839), a été le plus élevé en 1834, et le plus bas en 1856.

1. Exportation de» chevaux, non comprit ceux pattéi en tramit.

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