‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 51 sur 299 · imbourg · texte numérisé non relu

imbourg

Luxembourg. . . .

Le Royaume. . . .

(i) Voir ce revenu plus haut, page 77. — l.a loi ch» péréquation cadastrale est du 3! décembre 1835; elle n’est que provisoire et pour six ans.

BÉCÜH MIXÉB.4I..

Le nombre des cotes dans les differentes provinces, pendant la période décennale de 1851 à 1810, a varié de la manière indiquée par le tableau comparatif qui suit (i) :

PROVINCES

Anvers

Brabant.

Flandre occidentale. .

Flandre orientale. . .

Hainaut

Liège. ......

Luxembourg. . 9 . .

Namur

On remarquera qu'en général le nombre de cotes a été moins grand à partir de 1833; cela provient de ce que. depuis l'introduction d'un nouveau système de conservation du cadastre, qui date de ladite année, les mutations ont pu être relevées avec plus d’exactitude dans les provinces cadastrées. Au reste, l'extension toujours croissante de la petite propriété est sullisamment attestée par l'augmentation des cotes foncières dans ces dernières années, ainsi que par l'augmentation du nombre de parcelles cadastrales indiqué à la fln du tableau que nous avons donné pag. 71 et 73.

Il est à noter que les villes de Maestrickt et de Luxembourg restent en dehors de tous ces calculs.

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Indépendamment du luxe de sa végétation, la Belgique est encore riche en produits minéralogiques : son sol fournit abondamment de la houille, du fer, du marbre, des pierres de toute espèce; aussi l'exploitation des richesses minérales occupe-t-elle une grande place au milieu de nos intérêts.

Division nés mines. Le territoire minier de la Belgique se répartit en trois divisions : la première, qui comprend le Hainaut, a 135 mines

M Document puisé à une source officielle.

sur une étendue superficielle de 103,115 hectares; la deuxième, qui s'étend aux provinces de Namur et de Luxembourg, a 59 mines sur 50,950 hectares, et la troisième, qui embrasse les provinces de Liège et de Limbourg, compte 138 mines sur 52,777 hectares. En tout 552 mines différentes, dont l'étendue totale est de 165,222 hectares ou 66 lieues carrées de 5,000 mètres (en 1837) (i). Chacune de ces divisions se subdivise en districts ainsi qu'il suit :

Première division. 1 er district : arrondissements judiciaires de Mous et de Tournai ; 2* district : arrondissement judiciaire de Charleroi.

Deuxième division. 5* district : province de Namur; I e district : province de Luxembourg.

Troisième division. 5 e district : partie des provinces de Liège cl de Limbourg (sauf l'arrondissement de lluy ) sur la rive droite de la Meuse; fi* district : partie des mêmes provinces (sauf l'arrondissement de lluy) sur la rive droite de la Meuse; 7 e district : arrondissement judiciaire de Huy.

Houille. Parmi nos richesses minérales, il faut mettre la bouille au premier rang ; cette industrie, l'une des premières dans l’ordre des richesses nationales, si productive pour le pays, si importante par les bénéfices qu’elle lui procure,

(t) La statistique des mines du Royaume s’élabore en ce moment nu Ministère des travaux publies.

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est en pleine prospérité ; ses immenses produits serrent de combustible pour la consommation du pays , et l'on en exporte une grande quantité en France. C'est surtout dans les provinces de Usinant (i) et de Liège que la nature a accumulé ces trésors; elle les a répandus principalement dans les contrées qui avoisinent Mons, Marimont, Liège et Charleroi : le produit annuel de ces quatre centres s’élève à 3 millions 200,000 tonnes (de 1,000 kilog. ). Il s'en trouve aussi des couches considérables dans le pays de Namur (s) ; la houillère de Kerkracde, d'un produit annuel de 210,000 fr., est la seule qui existe dans le Limbourg : elle fait partie du domaine de l'Etal et a cessé d'appartenir h la Belgique par suite de la cession d'une partie de cette province à la Hollande. En 1836, l'extraction totale de la houille a été opérée dans le Royaume par 157 sièges d’exploitation établis dans 230 mines; elle a exigé le travail de 31,190 ouvriers mineurs, et a produit 32 millions d’hectolitres, valant au moins 32 millions de francs (s).

Nous lisons dans le rapport sur la situation de la province de Hainaut, présenté au Conseil provincial dans sa session de 1810, pag. 130 et 131, qu'en 1839, les charbonnages du couchant de Mons, principal centre houillcr de la province et du Royaume, ont expédié 13 millions d'hectolitres environ , savoir ; 7 millions pour la France et 6 millions pour l'intérieur. Le prix moyen de l'hectolitre étant de 1 fr. 20 C., on trouve que la valeur de ces exportations s'élève à 15,600,000 francs. — « Or, continue le rapport, comme généralement on évalue à un peu moins d'un cinquième des expéditions qui se font par eau , les ventes qui ont eu lieu sur le carreau des fosses, et la consommation de la houille destinée

(l) Il est établi par des calculs exacts que, l'extraction actuelle dans le Hainaut étant continuée chaque nnnéc dans la même proportion, trente mille armera ne sauraient suffire pour épuiser les 120 à 130 couches de houille que cette province renferme. (Vovc* l'intéressante Notice signée des initiales J. C. dans l'Iïmancipatù/n du 11 novembre 1838, édition du matin).

(t) Voy. De la houille et de son exploitation en tlelgique , epèrialement dans la province de \amur , acer une varie géologique en deux feuille* , par Eugène Bidaul, Ingénieur au corps des mines; 1 vol. in-1», 1837.

(s) En France l'exploitation de la houille a lieu dans 198 mines qui ocruprnt 17.500 mineurs et rendent 20 millions d'hectolitres de charbon d'une valeur de 19 millions de franrs.

à l’alimentation des machines h vapeur qui servent il l'exploitation et à l'assèchement des mines, aux 13,000,000 d'hectolitres ci-dessus, l’on doit ajouter 2,000,000 d’hectolitres pour cette portion du produit des charbonnages du couchant de Mons et l'on aura, en résumé, pour la production totale de 1839, 15,000,000 d'hectolitres, d'une valeur de 17,000,000 de francs environ. 11 faut observer que le prix des houilles vendues ou consommées sur place n'est pas aussi élevé que celui des houilles qui s'embarquent au rivage. — En 1839, il y a eu 93 fosses maintenues en activité dans l'arrondissement, 39 fosses nouvelles ont été creusées, 11 fosses anciennes ont été rétablies et 17 fosses, susceptibles d'être exploitées, ont été laissées inactives. — Trenteneuf pompes-à-feu ont servi à l'épuisement des eaux souterraines, (a) — La diminution de la production et de la vente du charbon fossile au couchant de Mons n'a pas été l'an dernier aussi forte que ce grand nombre de fosses en état de cliàmage pourrait le faire croire; l'on sait que, pour aménager convenablement l’exploitation d'une concession de mines de houille, il faut presque toujours, pendant que l'extraction a lieu par un puits, établir dans un autre des travaux préparatoires dont l'exécution est plus ou moins longue. — C’est le chiffre des embarcations chargées sur le canal de Mons qui doit i cet égard servir de guide. — Le rapport de l’an dernier a constaté pour 1838 une diminution de 113 bateaux sur l'importance des expéditions faites l'année antérieure. — La réduction pour 1839 est bien plus grande encore, puisqu'elle ne va pas à moins de 771 bateaux. — En effet, il a été expédié pour la France en 1838, 5,012 bateaux et 1,238 l’année suivante Pour la Belgique en 1839, 2,713 bateaux et l'année précédente 2,713; différence en plus 30 bateaux. Il s'ensuit que l'accroissement qu'ont présenté les envois dirigés vere les Flandres a balancé d'autant le déficit qu'ont présenté ceux destinés à la France. Ce déficit de 771 bateaux et celui que l'on a éprouvé dans les ventes faites aux houillères mêmes, ont causé un tort incalculable à ces établissements. C’est ce qui a nécessairement amené l'encombrement remarqué dans les rivages dès le

(l) I.Vmplni des premières pompes à feu en Belgique, pour l'épuisement des houillères, date de 1722 à l"30.

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commencement de l'hiver jdcrnier et qui a causé la baisse opérée depuis lors sur le prix de la houille; ce combustible ne se vend plus aujourd'hui qu'un franc l'hectolitre. — Le mal a son origine dans la privation du débouche que le littoral français, depuis Dunkerque jusqu'à Mantes et au-delà, ouvrait aux charbons belges, avant la publication de l'ordonnance du 27 novembre 1857, et dans la diminution de consommation résultant des ordonnances des 18 juillet 1837 et 25 août 1859 qui frappèrent d'un coup mortel les nombreuses fabriques de sucre de betteraves fondées dans lesdéparlemenlsdu Nord et du Pas-de-Calais, ces fabriques élevées à grands frais et qui, en quelques années, étaient arrivées à un si haut degré de prospérité, en ouvrant des voies nouvelles à la richesse agricole. — Il est à espérer que d'autres dispositions législatives permettront à celte industrie de se relever et de donner un nouvel écoulement aux produits de nos mines. > Dans un rapport étendu, que la Chambre de commerce et des fabriques de l'arrondissement de Mous a adressé, en 1859, au Ministère, se trouvent de6 faits statistiques sur l’industrie houillère, et des réflexions fort justes sur la condition morale des ouvriers , que nous croyons devoir reproduire ici par extrait. < En 1857, l’état de l'exploitation dans l’arrondissement de Mons présentait 108 fosses en activité , 59 momentanément abandonnées et 29 que l’on enfonçait : total 176. En 1858, 112 fosses étaient en extraction, 59 chômaient, et l'on en creusait 52 : ensemble 205. Ainsi il y a eu, pendant cette dernière année, une augmentation de 27 fosses nouvelles, savoir : de 1 mises en activité et de 25 dont les travaux étaient commencés. Indépendamment de toutes ces fosses qui servent à tirer le charbon au jour, on compte encore dans l'arrondissement 59 puits munis de machines à vapeur pour l'épuisement des eaux des mines. — Le prix de la houille a peu varié en 1858. La valeur moyenne de l’iicclolilre peut être fixée à 1 fr. 10 c. pour les charbons flambants, et à 1 fr. 50 c. pour les charbons gras, mis à bord. — Malgré ce taux, les exploitants ne font point de bénéfices proportionnés aux chances nombreuses qui menacent constamment leur industrie; plusieurs même peuvent à peine couvrir l'intérêt des capitaux qu’ils y ont engagés. — LesdilTérenls objets qui servent à l'extraction de la houille

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sont, à la vérité, généralement chers; mais là n'est point la principale cause de cet état de choses. Il faut la chercher, comme nous l'avons dit si souvent, dans le prix excessif de la main d’œuvre; dans l'irrégularité du travail, dans ses interruptions désordonnées, en un mot, dans les fréquentes coalitions des ouvriers mineurs. — Voilà, sans contredit, la véritable plaie qui désole une branche d'industrie répandant sans cesse, dans les localités où elle s'exerce, l'abondance et le bien-être parmi toutes les classes de la population. Les seuls remèdes que l'on puisse appliquer à ce mal sont, selon nous, l'adoption de sages réglements de police, le rétablissement des livrets, la fondation, dans les communes charbonnières, de caisses d'épargne (t), et de toutes autres institutions également propres à améliorer le moral de l’ouvrier. — Mais, tandis que les réglements de police que les exploitants veulent introduire dans leurs établissements produisent des émeutes , le gouvernement semble n’avoir plus la volonté de rétablir les livrets que pous réclamons vainement depuis 8 ans. D’un autre côté, les caisses d’épargne sont repoussées par des hommes habitués à vivre au jour le jour, et à dépenser en quelques heures la majeure partie de l’énorme salaire gagné pendant une semaine, et les tentatives d'amélioration morale échouent devant des masses qui n'ont aucune instruction civile ou religieuse. Ce manque total d'instruction se conçoit, quand on sait que, dès l'àgc de sept ans, les enfants peuvent déjà gagner 50 à GO centimes. Les parents se gardent bien alors de les envoyer à l'école, ce qui priverait la famille d'un gain sûr et occasionnerait pour elle une légère dépense. Aussi u'csl-il pas rare de voir, non seulement des hommes, mais encore des filles qui, livrés au travail des houillères depuis leur enfance, ne font leur première communion qu'au

moment où ils se marient Au gouvernement

appartient la mission de rétablir cl de maintenir l'ordre dans les rapports journaliers des ouvriers et des exploitants (s) ; aux administrations locales, celle de propager et d'encourager l'instruction

(t) II a été établi réernunent des caisses d’épargne en faveur des ouvriers mineurs ; voy. Birnfaùance puldique nu chap. V.

(a) Depuis 1838, il est question d'insliluer des conseils de prud'hommes; ce projet n'a pas reçu de suite jusqu'à-présent.

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primaire, de surveiller l'exécution des mesures de police relatives aux débitants de boissons, et d'interdire ces orgies qui se continuent ordinairement , sans interruption , depuis le samedi jusqu’au mardi de chaque semaine; au clergé, celle de prêcher l’amour de la religion, la pureté des moeurs et le respect dù â la propriété d’autrui.... Le canal de la Trouille vers la Satnbrc, le chemin de fer du Flénu à llauinont, les chaussées de Quiévrain à Bray , par Pâturages et Givry , de SMihislain à Ghislenghien, du Rteulx à Mous; le canal d’Espierres (t), le canal de Bossuit à Courtrai ; les améliorations de la navigation du canal d’Antoing, de l’Escaut et de la Lys; le prompt achèvement du chemin de fer de Bruxelles i la frontière de France et de Braine vers Namur, forment l'ensemble d’un système de communications qui doit porter à un haut degTé la prospérité de notre arrondissement. >

Dans quelques localités, la tourbe fournit an chauffage domestique un aliment grossier mais précieux : elle se trouve principalement dans le Condroz et l’Ardenne (Liège et Luxembourg); puis sur les cèles de la mer depuis Blankenberg jusqu’à la frontière française, s'avançant dans l’intérieur jusqu'aux environs de Btuges et de Dixmude.

Minières. Les mines de fer sont communes chec nous. Elles se rapprochent par leur composition organique de celles qui se trouvent en France; ce sont â peu près les mêmes éléments et les mêmes qualités, bien que les fers français soient dans le commerce d'un prix plus élevé que les fers belges. Il n'est aucun pays en Europe qui renferme plus de minerais de fer que l’Entre- Sambre-ct-Heuse; ce sont les localités comprises dans ce district qui fournissent â tous les besoins des usines de la Sambre et même à une partie des besoins de la forgerie de la Meuse et de Liège. Outre les mines de fer de l'Entrc-Sambrect-Meuse, un grand nombre d’autres sont en exploitation dans la province de Liège ainsi que dans le Limbourg et le Luxembourg. En 1856, les hauts-fourneaux ont consommé en minerai de fer lavé, extrait dans le pays, environ 456,000 tonnes, qui correspondent à une quantité presque double de minerai non lavé, tel qu’il sort de la

(i) La ronstroctinn do ce canal a été décrétée par une loi de I8t0; voy. les Carnaux au chnp. IV.

terre. L'extraction du minerai se trouve généralement entre les mains de simples ouvriers; cependant les exploitations de mines de fer par machines à vapeur se sont multipliées depuis quelques années dans la province de Namur.

Le cuivre se trouve principalement dans les provinces de llainaut et de Liège, mais pas en quantité suffisante pour la consommation, car nous tirons annuellement de la France et de l’Angleterre pour plus d'un million de francs de cuivre brut et ouvré ; le plomb s’exploite dans les provinces de Liège, de Namur (à Vedrin qui donne un des meilleurs plombs du monde) et de Luxembourg où l’exploitation de Longvilly est aujourd'hui la plus importante du Royaume, et ici encore nous sommes tributaires de l’étranger, car la F' rance fournit tous les ans à la Belgique un million de kilog. de plomb brut; on trouve le manganèse dans la province de Liège; la pyrite, le line , le soufre et l'alun dans les provinces de Namur et de Liège. — A Morcsnct, dans l’arrondissement de Verviers, se trouve la plus considérable exploitation de xinc de l'Europe : elle s'étend sur les territoires prussien et belge, et a été mise en société anonyme au capital de six millions de francs depuis 1857; la redevance de la portion appartenante à la Belgique, rapporte à l’État 7,500 fr. par an ; celle portion fournit à elle seule plus de la moitié du xinc qui se consomme en Europe; l’extraction, en 1857, était de 20 à 25 millions de kilogrammes. — La fabrication de l'alun était autrefois très-florissante dans la province de Liège, dont le schiste alumineux est le plus riche qui existe en Belgique, et même en France et en Allemagne ; sous l’empire français, 19 usines étaient en pleine activité sur une étendue d'environ trois lieues entre Liège et Buy; mais depuis notre séparation de la France, les aluns anglais sont venus inonder la Belgique et mettre nos fabricants dans l’impossibilité de soutenir la concurrence. Aujourd’hui les alunières encore existantes sont, pour la plupart, dans les mains de sociétés; le prix des aluns, qui était tombé à 8 ou 9 florins des Pays-Bas (t), est remonté en 1858 à pins de 40 fl. pour 100 kilog.

C AnRikiiEs. La contrée renfermée entre la frontière de France et une ligne qu’on suppose

(t) Le flor. = 2 fr. 12 e.

RÙGSE MIRÉRAL.

tirée d’Ostende à Arlon, en y comprenant le pays de Liège, abonde en matériaux de construction, tels que marbres, ardoises, pierres de taille, cbanx, etc.

Les provinces de Ilainant, de Namur, de Liège et de Luxembourg possèdent de nombreuses carrières de marbre ; les plus importantes sont dans les cantons de Beaumont et de Chimai, près de Fontainc-rEyéque, près de Bonvignc, près de Rochefort, dans le quartier de Marche, à Dinaut, A SMdédard , h Lesves. Les environs de Philippeville en présentent plusieurs variétés ; le marbre noir de Dinant est très-recherché.

De riches carrières d'ardoises aussi belles et aussi lionnes que celles de Fumai, sont exploitées dans les provinces de Namur et de Luxembourg, à Sain), lier beu mont, Lagériponl, Laviot, CuI-des-Sarts, etc. L'exploitation d’Herbeumont (arrondissement de Neufcbileau ) , la plus importante de nos ardoisières, peut produire huit millions d'ardoises par an. Voici les prix des ardoises prises sur place, par mille , pendant trois années;

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