‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 53 sur 299 · EAUX MINÉRALES · texte numérisé non relu

EAUX MINÉRALES

Il n'existe, du moins à notre connaissance, qu'un seul écrit où les eaux minérales et thermales de la Belgique se trouvent traitées dans leur ensemble et classées dans un ordre systématique : c'est un mémoire hollandais ayant pour titre ; Overzigl t>an de minérale tvalerm en tcarme bronnen rare Art Nederland en een gedeclte van Pruitsen, que son auteur, feu M. Richard Courtois, Docteur en médecine à Liège, avait fait insérer, en 1829, dans les Bijdragen lot de natuurkundige welenschappen, de MM. Van Hall, W. Vrolik et Mulder, Amsterdam, tome IV, pag. 19 et suiv. Nous avons fait et nous donnons ici la traduction de ce mémoire qui est, au jugement de M. Ch. Morren, Membre de l'Académie Royale de Bruxelles, une statistique trie complète des canx minérales et thermales de la Belgique (Annuaire de l'Acad. de Brux., année 1839, pag. 95).

EAUX HIlélALES.

Lin contrées dont il sera parlé dans cet aperçu (t) s'étendent le long de la mer du Nord, à partir des hauteurs prés du Pas-de-Calais jusqu'aux bouches du Rhin, puis le long de ce fleuve et de la Moselle en amont jusqu'au confluent de la Meurthe et de là, suivant une ligne, moitié visuelle, moitié naturelle, passant par la Lorraine, jusqu’au Pas-de-Calais à travers les montagnes qui jettent leurs eaux dans la mer par la Sambre, l'Escaut, la Lys et PAa. Ces terrains peuvent se diviser, sous le rapport des eaux minérales dont ils sont abondamment pourvus, en quatre zones principales se dirigeant du Sud-Est au Nord-Ouest, savoir :

La première, de formation secondaire et intermédiaire, et en partie volcanique, qu'à raison de sa situation on pourrait appeler les Ardennes Rhéno-Mosellanes;

La seconde, ou les Ardennes proprement dites ( zone quartzo-schisleusc et lalqucuse de Dcthicr) ( 1 );

La troisième, riche en terrains calcaires et en houille, qu’on peut nommer les Ardennes de Satnbre et Meuse (zone houilleuse et calcaire intermédiaire suivant Dethier.ou Condros d'après Omalius d'Halloy) (s) ;

La quatrième enfin comprend le terrain plat qui compose le rcslan t du Royaume de Belgique (s); cette zone est de formation plus récente que les précédentes.

Dans chacune de ces zones principales, les sources sont groupées ensemble en bandes, suivant

(l) Pour l'intelligence de ce mémoire, il convient d'avoir sous les yeux la carte générale de Prusse et de Belgique , et les cartes particulières des pays de Liège, Luxembourg et Naniur.

(t) C’est d’après les indications de M. Dclhier, minéralogiste et géologue, du pays de üége (à Tlteux non loin deSpa), que M. Courtois a composé son mémoire.

(Mole du Traducteur.)

(a) L'auteur des Mémoire* jtour servir ù la description géologique de* Poys-Bas, etc. ; cités plus haut, page 15 en note, et des Elément* de géologie , dont la 5* édition a paru récemment à Strasbourg et à Paris.

fiY (de du Traducteur.)

(a) l e texte hollandais porte : Royaume de* Pagslia*. Nous avons cru pouvoir substituer la Belgique avec d'autant plus de raison que c’est sur son territoire que se trouvent toutes les sources d'eaux minérales qui appartenaient aux Pays-Bas alors que ce Royaume se composait da la Belgique et de la Hollande réunies.

( IS ote du Traducteur.)

la direction géologique bien connue dus roches de formation ancienne de tout ce pays, c'est-àdire en allant à peu près du Nord-Est au Sud- Ouest; ce dont il est facile de se convaincre, si l'on coupe toutes ces bandes en tranches dans la direction du Rhin jusqu'à la mer, du Sud-Est au Nord-OuesL

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