MACHINES A VAPEUR
Ces machines servaient de moteurs aux fabriques, usines et ateliers dont suit l’énumération, savoir :
51 Filatures de coton.
49 Tisserandcrics.
3 Filatures de lin.
5 Imprimeries de coton -
4 Raffineries de sucre.
8 Ateliers de construction de mécaniques.
A Scieries de bois.
4 Scierie de marbre.
5 Fabriques de papier.
4 Moulin à cidandrcr.
3 Moulins à tourner le fer.
4 Moulin à moudre le bleu minéral.
22 Moulins à presser l’huile.
43 Moulins à grains.
4 Moulin à écorces.
4 Mouliu à tourteaux.
4 Moulin à garance.
4 Moulin à chicorée.
4 Moulin à tirer des tuyaux de cuivre.
4 Fabrique de cylindres.
4 Fabrique de noir animal.
4 Fabrique de cérusc (blanc de plomb).
2 Filatures de laine.
4 Distillerie.
4 Fonderies de fer.
4 Moulin à laminer le plomb.
1 Fonderie de plomb de chasse.
4 Fabrique de chlorure.
4 Teinturerie.
Province de Flandre occidentale,
au mois Je juillet 1840 (»).
Il se trouve dans la province 48 machines h vapeur : 35 sont en activité, 6 chôment et 7, sans destination, sont déposées dans tes ateliers des constructeurs. — Les détails pour cette province n'ont encore été publiés nulle part.
Province de Xamnr, en 1836 (i).
Nombre Fore»
do en
machine», «l.rvnu*.
Houillères (épuisement et extraction ) i 53
Minières 2 22
(i) Exposé «Je 1840.
(*) Monil. Mge de 1838, N" 26.
Nombre Fore»
de en
maeLine». cbrtiui.
Haut-fourneau (soufflerie). . 4 42
Verrerie et cristallerie. . . 4 8
Filatures de coton 2 48
Imprimerie de coton. ... 4 30
Papeterie 4 52
Coutellerie 1 8
Brasserie 4 4
Distillerie 1 8
Moulins à farine 5 46
Moulin à farine et à dréche. 4 8
Moulin à chicorée 1 4
Fabriques de céruse. ... 3 36
11 y avait en outre dans la province 6 machines à vapeur dont la force en chevaux n'était pas constaté! 1 ; leur destination était comme suit :
Minières 2
Carrière de marbre, etc. . . 4
Atelier de construction de machines 4
Laminoir à fer i
Distillerie 4
Le nombre de machines existant dans la province au mois de juin 4838, est de 32 (i).
Province d'Anvero,
au 4 er avril 4839 (t).
Nombre For.** «le
nudiinrt. rbriaui-
Fabrique de mile forte. . .
Distilleries
Raffineries de sucre. . . .
Fonderie de métaux. . . .
Moulins à grains. ... * Blanchisseries et teintureries
de coton
Fabrique de noir animal. . .
Scierie de bois fin
Moulin à huile
Fabrique d'extraction d'huile
de palme
Filature de lin
(i) Exposé do 1838.
(s) Exposé de 1839, et Moniteur Mgr de la même année, N* 188.
LOMMKRCb'.
Province de Liitibonrg.
au mois de juillet 1840 (i).
Le nombre de machines cxisianl au mois de juillet 1839, est de neuf; trois machines ou chaudières ont été établies pendant l’année suivante. — Les détails manquent.
Comme on le voit, l’énumération qui vient d’être présentée, ne concerne que les machines à vapeur fixes; il sera parlé plus loin des machines appliquées à la locomotion par terre et par eau (locomotives et bateaux à vapeur. — Voy. Chemins de fer et Jfariflf ).
COMMERCE (*)
nésnllflt comparé dc« Importations, de» Exportation» et du Transit, de 1831 h 1838 («).
Importations.
Elles se divisent en Commerce général et en Commérer spécial.
Le Commerce général comprend toutes les denrées et marchandises entrées en Belgique, par terre, rivières, canaux, ou par mer, sans égard à leur destination ultérieure soit pour la mise en consommation intérieure, soit pour l’exportation, le transit direct ou les entrepôts.
Le Commerce spécial comprend toutes les denrées et marchandises qui, importées définitivement, ont acquitté les droits d’entrée, soit dès l'arrivée immédiate en Belgique, soit à la sortie
Le commerce de la Belgique étend 6es relations dans les cinq régions du monde, et embrasse toute sorte de productions du pays et de l’étranger. Il représente une valeur moyenne annuelle d'environ 505 millions de francs, qui se partagent en 21 2 millions d'importations et 151 raillions d’exportations (a).
(i) Exposés de 1839 et 1810.
(t) Tableau général du commerce de la Belgique nw Us pays étrangers pendant les années 1831 , 1832, 1833 et 1834, dressé et publié par le Ministre de l’Intérieur; 1 volume in-folio, Bruxelles, 1830. — Los années suivantes forment chacune un volume in-folio , et ont paru, savoir : 1833 en 1837, 1839 en 1838 et 1837 en 1839. Les documents pour 1838 parai Iront vers la (in de 1840 : ils nous sont communiqués, avec l’autorisation de M. le Ministre, par M. Victor Misson, chef des travaux de la statistique commerciale, industrielle et maritime au département de l’intérieur.
(s) Os chiffres sont les moyennes des sept années de 1832 à 1838. — C’est un principe généralement admis aujourd'hui en économie politique, qu'un excédant d'importation est une source de richesses par les profits qu’il procure sur les manufactures et la vente des objets importés. Voici comment s'exprime à cet égard un auteur italien ( GiOM , dans sa Filosofia délia stalistica, tome II, page 230) :
Si dite rto il €<.m>Mrtio j trotptra guando l'tiportatioa* tapera l'imyr ta 310 ne.
Part cto ai docrtUm dir* tntto Voppotto ; yiaechi , *t il Mcntall, ollo fint deU'ann->, nom h * i rueenta ralmrl imaggioii degli emetn, pirde inctet di gu* dagmart.
Sarrau de Jouit ritarda eh* lit Spttgna t if P< i| l‘tgmlU> « rot ii»«rw*v , pet thé imfiftiando di ('•«
On dit que le cowirarc® prospère qutBrl iVxpoilaliou excéda rtrapoi t ation.
Il *rR>l»le qu'on «le, «il dit* tout l'opposé; pa«..|ue «i Ir ramrai-rraut , i l» fin île l’inoee, u\»
pua reçu rie* talrnti plu. p*ndri que celle* qu’il u emiiu, il perd (tu lieu (te gagner.
Morr.it» ilr Jonc» lapprlle que l'Kapegrie rl le Portugal se ruinèrent , parc* qtir , important
di quel cto <»/*»» fit»n*>, dotai «no il (an drf.ifo o»| ileuaro cto i icrrrvoM iMlt lor a tutaaU.
St pui rûpondere rto gnell* due nation! *i wlwrMii, non péri Si le etporlazioai crono miiuiri licite irop itariom, tua pet (Le trait ura<uto di coUirmre l'agrieoltnra , le art i s ‘I coi.imtreio , tontumarima di più d • ,i(I cto produee*
vutiu.
/,■> l'NMITrtflDU ritordit ehe l'tixgh il terra importa mater ie prime tlrl tal'ir* toma I , td t «porta inanifattvre tlrl vitlor* conte 5. — Na l'fnnMIterra régala fm «c le lue maaifattan aile «lire nazioaü
— Y». — Ilun-fV t la tua importa*
liane dot * ttpei art t rtporiasioae.
— Fila importa det dr nato. — - Qvrot a » i»p>i»f« ejuimfr adiré rto ai guaddynu rionendo aryento, »}> ti guadagna riceirada or », lenrhi fari» piM«a rtttre »pr<>» al eirrto deW argrnto. .Ha , cto il inrrranle rima mro a ferra , «rg eut o o e-jlaar , raine a taie . i tem pre irrofto te rgli ijundugna de n riceref* pt'ù par mmo. le i» art" ci San nu bituyna d'ara et d nigenla per fur ne tn.mefa e «i»aai fat tare di fti«o, cowie honao hitogna di ferra e tegnami per far ne ftrumruti tl'agrùolt «ni o raaeehia* pe| eommrrcio . rte.
>*/!« riermd* commercial! perde ao/ainmfr, il negkiltoto ehe toaii»
jp'a il luo capitale iattee di hsvorare.
plu* qu'il* n'exportni eut, il» devait acquitter leur dette de l’argent qu'tia rrrrvniml d* leur* colonie*.
(lu peut répondre que ce» deux nation* *e ruinaient, non parte qi-.e le» exportation# étaient ut- 1er, rate* aux impôt talion», mai* paire que, négligeant de cultiver l'agi Îcnltnre, le* «lia «t le commette, rllr» communiaient plu»
qu'elle* ne produisaient.
Le méi».c n ri* ain rappelle que l'Angleterre impôt le de» niali>-ic* pi rtnir t r* d'une valeur égale à 1, et exporte de* objet» manufacturé» ti ,mi- * sir u r égale AS. — Mai» l'Angleterre peut-
être don de *r» faillie*!» aux nuire» nations! — Non. — Donc son impoitntioo doit excéder son exportation. — Hile importe du numéraire. — Cette rej>on»e re— xient i dire qu'on gagne en recevant de l’urgent , qu’on no *gne pas en recevant do l'or, irn que |*nr *e pui»*e dépenser nu COUIS de l'argent. Mai», que le commet f aut reçoive de for ou d» fc», de l'argent ou du colon , du cuivre ou du »cl, toujours est-il que, s'il gagne il doit recevoir plus qu’il ur donne. I.e* nation»
ont l'tvnin tl’or et d’argent pour en fialitiqurr de la monnaie n»
de* objet* de luxe, comme elle»
ont besoin de fer et de bai» pour en faite de* instrument» d'agriculture ou de» machine» jwinr |e commerce, etc. Dans le» lr»n»aetion» commerciale», celui-là «cul perd qu»fr»l parrœux el]munge «un capital «u lieu de travailler.
La Belgique réunissant à un haut degré ces conditions de production et de travail, il doit être, et il est en effet, avantageux pour elle d’avoir une balance commerciale qui alimente ses manu factures et son commerce par un excédant de produits etrangers d’une valeur de 61 millions de francs, année moyenne sur sept (1832-1838).
(i) La grande navigation trouvera sa place aux voies de communication, à la suite des routes et des canaux.
COMMERCE
des divers entrepôts; elles sont mises en consommation dans le pays, c'est-à-dire, ou absorbées
réellement par la consomma t iou , ou mises en œuvre et livrées à un nouveau commerce.