‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers. Supplément à la 2. édChapitre 16 sur 100 · PÊCHE NATIONALE · texte numérisé non relu

PÊCHE NATIONALE

Grâce aux mesures décrétées par la législature pour réprimer l'importation frauduleuse du poisson hollandais, la pèche nationale est en voie de progrès. Cependant elle n'a pas pris encore un assez grand développement pour suffire à toute la consommation du pays, et les pécheurs hollandais ont conservé une part assez notable à l'approvisionnement de notre marché. Le moment n'est d'ailleurs pas loin où cette concurrence devra cesser, surtout si la grande pèche d'hiver, modelée sur les procédés auxquels la pèche hollandaise doit sa haute réputation, continue à se développer tant à Anvers qu'à Ostendcct Nieuport.

Le nombre de bateaux de pèche appartenant au port d'Ostcnde était au 31 décembre 1859 de 96; depuis, cinq autres sont armés ou en construction. Leur tonnage est de 25 à 45 tonneaux. Le produit delà pèche d'Ostcnde a été: en 1858 de 9,852 tonnes de morue, qui ontproduil57t,000fr.; en 1839, 85 bateaux en ont apporté 1 1,686 tonnes qui ont produit 599,000 francs. ( Enq. parlcm. )

Pendant Tannée 1840, les pécheurs d'Ostende ont fait 178 voyages au Doggersbank; ils ont donné 8,181 tonnes.

Et 54 voyages à Féroé. . . 4,279 >

Ensemble. .... 12,460 tonnes de morue, y compris les abattis, qui ont produit brut, en vente publique, une somme de . . .

fr. 397,400 »

Le poisson frais péché pendant les mois d'hiver de 1840, par 89 bateaux a été vendu 410,800 >

Ces deux pêches ont rendu brut, fr. 808,200 »

A Blankenberghe, la pèche au poisson frais a donné en 1839, une valeur nette de 81,000 fr., et en 1840 de 97,000 fr.; le produit net de celle de fleyst a été de 55,000 francs en 1839 et de 45,000 francs en 1840. (Exp. de la Fland. occid.)

BOUILLE, MINIERES ET CARRIÈRES (l).

Soit qu'on ait ouvert plus d'exploitations que les besoins du pays n'exigeaient, soit que l'état de l'industrie occasionne une moindre consommation , nos houillères sont en souffrance ; mais c'est principalement au défaut de communications faciles qu'est duc la géne de cette industrie. Ainsi, pour Liège, c'est le mauvais état de la Meuse sur laquelle la navigation est à peu près impossible pendant huit mois; ensuite le chemin de fer qui ne se charge du transport des houilles qu'à un prix extrêmement élevé. Les ingénieurs ont constaté que de 1850 à 1857, il y a eu une augmentation dans l'exploitation, qui est de 100,000 tonnes environ. Le charbon de Mons a perdu depuis plusieurs années le débouché des porte de France. Il a perdu en outre une partie de sa consommation par la cessation des suerc-

(i) Pag. 79 et suiv. de noire 2"» édition. — Voyez la Statistique de* mine», usine* mittéralurgique» et machine* à vapeur, i gros vol. in- i" , et la carte topographique des mines, minières, carrières et usines auttéraJurgiques du royaume, publiées en 1843 parle département des travaux publics. Les données se rapportent a l'année 1838. Ces deux publication* ont fait le sujet (Ton mémoire «yant pour titre : De Niai actuel de

Belgique, par M. Aug. Yisschcrs (dans le tome 1 er du Bulletin de la Commission centrale de statistique). — Nos renseignements sont les plus récents; ils sont puisés dans l'enquête parlementaire et dans les derniers exposés de la situation des provinces.

ries de quelques départements français. Son introduction en Hollande est soumise à de grandes difficultés et à des formes gênantes. Les droite de navigation intérieure sont trop élevés et grèvent les matières pondéreuses d'une manière exorbitaute. (Enquêtes parlementaire et administrative.)

Le bassin houiller occupe, dans la province de Hainaut, une étendue approximative de 78,000 hectares ou de 15 Va lieues carrées de 5,000 mètres. Les trois principaux groupes d'exploitations désignés fréquemment sous les dénominations de charbonnages : 1» du couchant de Mons; 2° du centre ou d'Houdeng et de Mariemont; et 5° de Charleroi, ont produit, pendant l'année 1812, trois millions cinquante-neuf mille cent quatrevingt-trois tonneaux (5,059,185) ou 36,075,295 hectolitres de houille de toute espèce, c'est-à-dire 90,508 tonneaux deplusqu'en 1841, et d'une valeur totale de fr. 28,708,755-52. La !*• division des mines (province de Hainaut), fournil donc a elle seule, plus des trois quarts de la quantité totale de houille extraite annuellement en Belgique, quantité que l'on peut estimer approximativement à 4,000,000 tonneaux de 1,000 kilog. Si l'on compare la Belgique à la France et à l'Angleterre , sous le rapport de l'extraction du combustible minéral, l'on trouve les résultats suivants, en nombres ronds.

H*ct

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