UNES MINES DE HOUILLE. ■ÉTALUQITES
Nombre des exploitations. 80 .17
Superficie des concessions
francs. 6,434,038-33 117,508-96
Dépenses en mise dehors. . 1,192,383-21 38,134-04 Dépenses totales 7,620,423-54 173,663-60
On compte, dans la province de Namur, 49 sièges d'exploitation en activité, qui occupent 1200 ouvriers environ et qui ont produit en 1842 , 134,451 mètres cubes de charbon de diverses qualités, représentant une valeur de 697,446 fr, ce qui porte le prix moyen sur le carreau des fosses, à 5 francs 19 centimes. Plusieurs sièges d'exploitation sont en outre en construction, et l'on poursuit dans quelques charbonnages des travaux préparatoires très importants. Indépendamment des mines de houille, la province de Namur renferme des mines métalliques très-considérables. Nous citerons particulièrement la pyrite et le fer. La pyrite continue à être l'objet d'une exploitation très active dans la concession de S'-Marc; l'extraction s'est élevée en 1842, à 1,700,000 kilog. de pyrite lavée, qui se vend au prix de 20 francs les 1000 kilog. Le minerai de fer est toujours exploité dans les communes de Vedrin.de S'-Marc, de Champion, de Boni n ne, de Ligny, de Tongrinne, de Jamiolle, de Fraire, de Morialmé et deS«-Aubin. (Exposé de la province de Namur.)
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briqueleries. Quoique les exportations de pierres et de chaux soient moins considérables qu'avant la séparation d'avec la Hollande, l'industrie des carrières de pierres et de marbres et des fours à chaux est et pendant dans un état assez prospère, à cause des travaux qui s'exécutent dans le pays. L'arrondissement de Tournay seul compte habituellement 50 fours à chaux ouverts, et la production en peut être estimée à 1,500,000 fr. par an. (Enquête parlementaire.)
Voici un résumé statistique des carrières de la province de Hainaut.
Nombre de carrières de toute espèce. . 544
» d'ouvriers employés 8,694
» de chevaux 542
Machines à f Nombre. 38
vapeur. \ Force en chevaux. ... 610
Produit brut des carrières en francs 6,000,000. (Rapport de l'ingénieur en chef de la province.)
Écaussincs et Soignies renferment les principales carrières de pierres à bâtir : 8 sont en activité dans la première de ces localités, qui compte 9 scieries, dont 4 sont mues par la vapeur et 5 par des cours d'eau. Ces ateliers occupent environ 1,200 ouvriers. A Soignies, il y a cinq carrières en exploitation et 2 scieries à vapeur. Le nombre d'ouvriers qui s'y trouvent attachés s'élève à 550 environ. Le prix moyen de la journée de l'ouvrier est de fr. 1-75. (Rapport de la chambre de commerce de lions.)
Comme les années précédentes» l'année 1842 a vu s'étendre la fabrication de la chaux et se développer l'extraction des pierres de taille dans les environs de Tournay. Dans les communes de Ulaton, Basècles et Quevaucamps, la fabrication de la chaux va aussi en augmentantehaque année: on peut évaluer à 10,000 ou 11,000 mètres cubes, les embarquements faits dans ces 5 communes en 1842, au moyen de 70 bateaux environ. La majeure partie est employée à l'engrais des terres dans les deux Flandre* et la Campine. On peut estimer a 3,100 mètres cubes, le produit annuel des carrières où l'on exploite les pierres de taille; oc qui, calculé à 60 francs, prix moyen, donne
à paver produisent annuellement pour environ un million; on attribue cette prospérité aux nombreuses routes qu'on a construites depuis quelques
années cl que I on construit encore. Dans les deux mêmes cantons il existe 15 fours à chaux dont 9 seulement sont en activité ; ils produisent annuellement 31,500 mètres cubes, valant 283,500 fr. à raison de 9 francs, prix moyen. Ces nombreux établissements occupent beaucoup d'ouvriers. La moyenne de leur salaire varie de 5 francs pour les rôdeurs dans les carrières où l'on extrait la pierre de taille, à fr. 1-50 pour les hommes de peine. (Chambre de commerce de Tournay.)
Les briqueteries continuent à être dans un état satisfaisant et le nombre en augmente chaque année. (Enquête parlementaire.)
Il y a a Boom 52 fabricants de pannes. Celte industrie est très prospère : depuis 1850 la consommation des pannes a tellement augmenté qu'elle a nécessité la mise en activité d'un nombre de fours double de celui qui existait antérieurement à la révolution. Les fabricants réclament néanmoins une augmentation de droits d'entrée sur les pannes de Hollande. (Enquête administrative.)
D'après cette enquête, la production de toutes les ardoisières du Luxembourg a été évaluée, en 1840, à 15 millions en nombre.
Pions avons dit, 2 rae édition, page 310, qu'une enquête commerciale et industrielle, autre que celle instituée par la chambre des représentants, avait été faite par le Ministre de l'intérieur au mois de septembre 1840. Les résultats de celle enquête du Gouvernement ont été publiés en 1845, et se trouvent dans le 2 me appendice au rapport de M r De Foere sur l'cnquéle parlementaire. Les renseignements qui vont suivre, sont tirés pour la plupart de ces deux euquéles, parlementaire et administrative, ainsi que des derniers rapports des chambres de commerce dans les exposés de la situation des provinces.
Draps. L'iudustric drapière n'est pas très prospère aujourd'hui ; plusieurs causes contribuent au malaise de cette situation : d'abord le manque de débouchés, ou plutôt le manque de moyens d'exploiter les débouchés lointains; ensuite une autre cause du mauvais état de nos affaires, c'est la fraude. Disons toutefoisqueConaobtcnuiine grande amélioration dans cette industrie, par la mesure que le Gouvernement a prise en frappant d'une augmentation de droits l'entrée des tissus étrangers. Cette mesure exercera aussi une heureuse influence sur la fabrication des laines peignées à Verviere, qui n'a guère pu marcher jusqu'à présent. (Enquête parlementaire.)
La fabrication annuelle des draps et des étoffes de laine dans la province de Liège, est évaluée à cent mille pièces qui, à 15 mètres, donnent 1,500,000 mètres.
(i) Voye* 2"»' éd., pag. 91 et suiv.
Couvertures et autre» tissus de laine. Liège, Bruxelles, et deux ou trois autres localités, ont des fabriques de couvertures de laine. Il y a une grande souffrance dans cette industrie, ainsi que dans celle des autres lainages qui se font avec de petits métiers. Le débit se borne à l'intérieur du pays, ce qui tient à deux causes, à la cession des territoires du Limbourg et du Luxembourg qui étaient leur principal débouché, et à la cessation du batlelage sur la Meuse qui facilitait les transports. L'industrie des tissus de laine est naissante dans le pays. Un cucouragement qu'elle sollicite, et qui est important pour elle, c'est I encouragement de la gravure : on ne peut se dissimuler qu'il sera impossible de lutter contre la France, tant qu'elle aura le privilège exclusif de faire la mode; car, pour ce genre de tissus, la forme l'emporte de beaucoup sur la qualité. Sous ce rapport il conviendrait d'établir une école de dessin appliqué à la teinture et à l'impression des tissus. (Enquête parlementaire.)
Bonneterie. Il y en a deux espèces : la bonneterie au métier, et la bonneterie au tricot; celle-ci se fait principalement dans les campagnes où la main-d'œuvre est à un prix nécessairement bas. Les localités où l'on s'occupe le plus de la bonneterie sont Peruwelz, Leuze, Tournay et quelques communes environnantes. On a C6timé le produit de cette bonneterie a cinq millions annuellement; ce chiffre est énorme, si l'on considère que la valeur de la bonneterie consiste presque entièrement en main-d'œuvre. Le nombre de métiers qu'emploie la bonneterie, est d'environ 5,000, et il y a
ISOCSTME M IM t.U Tl KM M
des localités où le tiers de la population s'occupe de ce genre de travail. D'après le relevé d'un membre de la chambre de commerce de Tournay, on fabrique dans celte ville 8,000 paires de bas par jour, ou 440,000 paires de bas par mois. La bonneterie en coton n'est pas précisément dans un état prospère; jusqu'ici on s'est occupé presque exclusivement de la bonneterie commune. ( Enq. parlem.)
Lins, toiles, fils. L'industrie linière intéresse plusieurs provinces et notamment les Flandres; d'après tons les rapports, celte branche est dans une grande souffrance. ( Enq. parlem. )
La situation de l'industrie linière a fait l'objet d'une enquête spéciale de la part du Gouvernement (<). Les auteurs de celte enquête ont, depuis, rendu publics les renseignements suivants, dans les journaux et ailleurs.
Suivant des données statistiques irrécusables, ta Belgique tout entière a 280,590 fdeuses, dont 08,585 dans la Flandre occidentale, et 122,226 dans la Flandre orientale. Elle possède en outre 74,700 tisserands, dont 21,450 dans la Flandre occidentale, et 52,718 dans la Flandre orientale; ensemble 555,096 filcuses et tisserands. On pourrait ajouter encore environ 50,000 individus em-
A Gand, cinq établissements :
A Liège, un établissement,
A Bruxelles, > A Malines,
A Grcz, près Wavre, •
A Tournay, »
A Audenarde, »
A Ensival,
• Les deux nouveaux établissements sont ceux de M. Verhulst, a Audenarde, et de MM. Vandenbulke et Desmet, à Gand. Ce dernier fera mouvoir incessamment 1,000 broches au lieu de 500.
(0 Ministère de f Intérieur. Direction de r industrie. Enquête sur l'industrie linière, 2 vol. in-4 a . Premier volume, interrogatoires; Bruxelles, juin 1811. Deuxième volume. Rapport de la Commission, explorations à l'étranger, octobre 1842.
ployés comme séranceurs et séranceuses, puis aussi dans les préparations du Ul , le bobinage et l'ourdissage, chez les blanchisseurs et les appréleurs, enfin les ouvriers occupés dans les magasins des négociants en toile.
• Il n'est pas sans intérêt de suivre pas à pas le développement de la filature du lin à la mécanique dans notre pays. Depuis trois ans, il y a eu augmentation dans le nombre des établissements, ainsi que dans le chiffre des broches en activité; mais la différence est plus forte dans le nombre des broches que dans celui des filatures; ainsi l'on comptait en 1840, onze établissements, depuis il s'en est formé deux nouveaux, et un a été supprimé, reste douze. Il y avait en 1840, 50,000 broches en mouvement; sur 64,000 broches que nous possédons en ce moment, il y en a 58,000 qui produisent. Sous ce rapport les prévisions de la Commission d'enquête sont réalisées; car elle avait annoncé 60,000 broches environ pour la fin de l'année 1842.
» On sera curieux sans doute de savoir comment nos 6i,000 broches se répartissent dans le pays. Gand, ainsi qu'on va le voir, est destiné à rester le centre de celte fabrication. Il y a, savoir :
disposant de 42,000 broches, i 9,000 i
Total 64,000 »
L'établissement supprimé est celui de M. Lonsbergs, de Malines, parce que M. Lousbergs fils est passé, comme directeur, à la Société de Malines. L'établissement en non activité est celui de M. De Gandl, à Gand; mais on nous assure que les dispositions sont prises pour le remettre en mouvement vers la fin de cette année.
> Un fait assez remarquable à mentionner, c'est que sur ces 64,000 broches, les ateliers du
La Lys, La Gantoise, Poelman Fcyerix, De Gandt,
Vandenbiilke et Desmet, S'-Léonard, S'-Gilles, Société,
MM. I' monceau frères.
Les frères Bouchez, M. Verhulst,
mi.i vrntr m \m t u.Tt liii'ni:.
l'hœnix en ont construit 30,000 environ. L'Angleterre n'en a pas fourni plus de 3,000.
• En ce moment, toutes ces filatures produisent, à peu de choses près, tout ce qu'elles peuvent produire; mais les placements sont assez difficiles. La moitié à peu près s'écoule au dehors l'autre moitié à l'intérieur. Les localités du pays qui consomment la plus grande quantité de fil mécanique sont : Houlers, Iseghem, Alost et les environs de Bruxelles. Beaucoup de pièces de toile venant au marché de Bruxelles sont lissées avec cette sorte de Ûl. Nos filatures ne dépassent pas communément le N° 30. La Société de la Lys va jusqu'au N° 80, et même quelquefois jusqu'au N° 100.
> Des établissements de Gand ont fait venir cette année des lins de Russie et s'en sont bien trouvé pour les qualités communes. Ils ont trouvé quecelin leur revenait moins cher que celui du pays. Cette dernière circonstance est un avertissement pour nos fermiers. Notre pays doit surtout s'attacher à produire les qualités de lin supérieures. C'est une vérité que la Commission d'enquête de l'industrie linièrc s'était attachée à mettre en lumière dans l'intérêt de nos cultivateurs. La
culture du lin n'est avantageuse aux la condition de donner de beaux produits. La totalité de la production de nos 64,000 broches peut s'élever à 3,200,000 kilog. de fil, représentant communément une valeur de 12,000,000 de francs par an. »
Voici maintenant, d'après les derniers exposés des provinces, des renseignements particuliers pour les principaux centres de l'industrie linièrc.
Flandre occidentale. — Les renseignements statistiques ci-après font voir quelles conditions favorables l'Angleterre s'est créées au détriment de la Belgique. D'après les tableaux publiés par le Gouvernement français, l'importation du fd de lin de la Belgique et de l'Angleterre en France, est comme il suit :
1,021,322 fr.
1838. . . . 409,100 kilog.
t>E L'ANGLETERRE
1838. . . 5,305,038 kilog.
17,536,900 fr.
État indicatif de* toile* vendue* pendant le* troi* dernière* années.