‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers. Supplément à la 2. édChapitre 79 sur 100 · NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMBRE

d'établissements 1841-43. 1812- 43.

en 1842.

Anvers. ... 12 1,532 1,469

Brabant. . . . 0 785 871 (i)

Flandre occid. . 7 774 852

Flandre orienl . 8 1,398 (*) 1,369 (3)

Hainaul ... 8 1,159 1,154

Liège .... 5 963 973

Limbourg. .

Luxembourg.

Namur. . .

Le Royaume. . 55 7,660 7,784

écoles primaires (pag. 564 à 366).

L'enseignement primaire en Belgique, a été régularisé par une loi du 23 septembre 1842, dout voici les principales dispositions.

Il y aura dans chaque commune du royaume au moins une école primaire. Toutefois, en cas de nécessité, deux ou plusieurs communes voisines pourront être autorisées à se réunir pour fonder ou entretenir une école.

Lorsque, dans une localité, il est suffisamment pourvu aux besoins de l'enseignement primaire par les écoles privées, la commune peut être dispensée de l'obligation d'établir elle-même une école.

Lcscnfanls pauvres reçoivent l'instruction gratuitement.

L'instruction primaire comprend nécessairement renseignement de la religion et de la morale, la lecture, récriture, le système légal des poids et mesures, les éléments du calcul, et, suivant le besoin des localités, les éléments de la langue française, flamande ou allemande.

L'enseignement de la religion et de la morale est donné sous la direction des ministres du culte professé par la majorité des élèves de l'école. Il y aura un inspecteur pour un ou plusieurs

(i) Les documents n'indiquant pas les nombres pour deux collèges, de Nivelles et de Dicst, on a maintenu ceux de l'année antérieure.

(«) Même observ ation pour l'école préparatoire d'Audenarde.

(s) Idem pour le même établissement et l'athénée de (•and.

(«) Non compris le petit séminaire de Rolduc, Iran lerc depuis peu à St-Trond.

D y aura eu outre un inspecteur dans chaque province. Ce fonctionnaire est nommé et révoqué par le Roi; il jouit d'un traitement de 3,000 francs par an sur le trésor public.

Les frais de l'instruction primaire sont à la charge des communes.

Le traitement de l'instituteur ne peut être moindre que de 200 fr.

Bans certains cas, la province et l'État sont obligés de venir en aide aux communes pour les dépenses relatives à l'instruction primaire.

Les caisses de prévoyance pour les instituteurs, actuellement existantes, sont maintenues; cette institution sera introduite dans les provinces et les localités où elle n'existe point.

Des bourses de 200 francs au plus, chacune, seront mises annuellement à la disposition du Gouvernement pour être accordées à des jeunes gens ou à des instituteurs peu favorisés de la fortune et qui font preuve d'aptitude, dans la vue de les aider à suivre les cours des écoles primaires supérieures ou des écoles normales. Des concoure pourront être institués. La participation à ces concours est obligatoire pour les établissements soumis au régime de la présente loi, et facultative pour les écoles privées.

Des écoles primaires supérieures seront fondées par le Gouvernement et entretenues avec le concours des communes, dans toutes les provinces.

Il sera immédiatement établi, par le Gouvernement, deux écoles normales pour l'enseignement primaire : l'une dans les provinces flamandes, l'autre dans les provinces wallonnes (i).

Indépendamment de la direction et de la surveillance particulière que le Gouvernement exerce sur les écoles primaires supérieures et sur les écoles normales, ces institutions sont soumises au mode de direction et d'inspection ecclésiastique, déterminé par différents articles de la loi.

Les instituteurs et professeurs des écoles normales cl des écoles primaires supérieures sont nommés et révoqués par le Gouvernement.

Tous les trois ans, un rapport sur l'état de l'instruction primaire sera présenté par le Gouvernement à la législature.

Cette loi a déjà reçu en partie son exécution.

Voici, d'après les derniers exposés des provinces, un tableau du nombre des élèves des écoles primaires, par province et par sexe, ainsi que de ceux qui fréquentent les autres établissements d'instruction populaire.

(0 Elles viennent d'clre établies, l une à Lierre, l'autre à Nivelles.

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