‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 218 sur 328 · MOIS · texte numérisé non relu

MOIS

Longueur

Nombre

rie \oyageuri».

en

Vova^oiirs

kilomètres.

et miliUiircs.

Fr. C.

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d\f\ Mit A

RECETTES

^©7 it ,1838' ''.1839

c*1858 '.'.irl859 > 4840

Bagages.

Fr. C.

Marchandises.

Fr. C.

Total.

Fr. G.

(4) Bruxelles à Malines, le 5 Mai 1835.

(î)Malincs à Anvers, le 3 mai 1830.

(s) Bruxelles à. Tubisc, le 17 mai 1840.

(*) Gand à Bruges cl Bruges à Osleiule, le 28abutl838. "

12 cl le

(b) Malines à Louvain, Louvain à Tirlemont et Termonde à Gand, le 10, le 21 et le 28 septembre 1837.

(g) Gand à Dcynxc et Dcynzc à Courtrai, le 1" cl le 22 septembre. 1839.

(t) Landen à SM'rond, le G octobre 1839.

MOISI,, AN2t£BS.

Longueur exploite

kilomètres.

pv«i> » j«

do voyageurs ot militaires.

Voyageuwv 1 20,975-25 55,080-50 130,441-92 208,651-79 255,724-81 255,772-61

1 'Fr.'

11 "Marchandises.

Fr. '•'C.'t

i •• jt , .*

Total. ,

- Vr. C

« L'expérience de tous les chemins de fer, en Franc» et che» l'étranger, a dit M. Charles Dupin (i) v démontre qa'cn trés^peu de temps les facilité*, la rapidité, l'économie qu'ils présentent font bien plus que doubler le nombre des voyageurs et k» cftiantilédes marchandises.

t Afin , do ne parler que d'après l'expérience, nous citerons les faits suivants relatifs à cinq chemins, de Belgique, d'Angleterre et d'Ecosse, en des situations extrêmement variées et produisant des inégalités de progrès qu'on était loin de prévoiri

Comparaison du nombre des voyageurs parcourant chaque jour tout ou partie de la ligne.

Avant Ap»v»

C1IF.MIS-S DE FER. !*«W»».-«l P*-Mj»r»ct

( na

rliomil) foi*, oljcnaîn <lc fpr.

De Liverpôol à Manchester. 400 1,620

DeSlocktonàDarlinglon. . 150 630

DeiNjOHonaklc k Carbsle, / . 90 500

P',A, bi-QiM prfai:. . 20 200

^^)lf*,«,AnW.r S . . . 200 3.000

Accroissement du nombre des voyageurs par F effet ■ IVétabUtsement du chemin de fer.

De Livcrpool a Manchester.

De Stockton à Darlington.

De Né\vCastIe à Carlisle. .

D'Abrfcath /a Forfar. . .

l}e Bruxelles a Anvers. .

500 pour 100.

(0 Dans le rapport qu'il a fait en 1840 sur'lc projet <Jc loi relatif aux ohnniiw rie ferrie Paris ;\ Orléans, rte.

« Le transport desiipanchandises doit pareillement éprouver un xapide accroissement : oa ne peut en juger par le progrès des transports de marchandises: sur- les bateaux ;\ vapeur, en France, transports qui sont beaucoup, plus dispendieux que pat h> voledes chemina de fer.

Progrès du transport tf^t tMrçkandises^ par ïet chemins de fer, çot^ati^y$^rè, des voyageurs,. ,

i Ainsi, tandis que le nombre defc voyageurs en quatre années, 's*est accru «impletaieAt>iite 60 p. c; le transport des marchomttisés s'est accru de 1;100 $ c » '* < '•* •' • >» . U 'r-i«i > ub

Les chemins de fer belges, considérée- sous île point de vite politique-, ont 1 été' ain$i *«ppvéelé* par on écrivain français qui k»6 *>Coittparés'av«b ceux de la Grande-Bretagne (i). • .«n'rJid'ui

c Les Belges, que Je : Roi de Hollande avait exclus des emplois comme ïncàpabïesVo^^ dès le début, donné <îes preuves incoutéstabîe'é *Û"Wbileté dans la conception" ei 'dans $ "Mmê de leur nouveau système dé voies 'de' co&munt-' cation. Ils ont ainsi glorifié leur révolution ", ' cf en ont assuré le résultât mieux '"que par le'giuri d'une bataille': '" 1 *'

(s) M.' Auguste WWonnct, m êhéihliù <Ù W*ï« H belge* à fa fià dè'rmiï ism' '""•"Iwwb Mïî.r.

CANAUX ET RIVIEH£S

i L'exemple de l'Angle terre ;était séduisant; on pouvait être tenêé-4e le copier; de confier, comme les Anglais, la construction des chemins de fer à des compagnies; tenté de construire, avec tout le luxe britannique, des chemins à deux voies. Le Ministre auquel on doit celte admirable création, M. Bogicr, et les Ingénieurs qui l'ont si bien secondé, ont su éviter l'écueil. Ils ont emprunté aux anglais sans les copier servilement; ils ont pris le bien, laissé le mal; ils ont parfaitement compris les besoins de leur pays.

< Rien de trop dans la construction des chemins belges et cependant non de défectueux.

Les frais de leur entrelien sont inférieurs à ceux de l'Angleterre et de la France, ce qui prouve qu'ils sont construits avec toule la solidité désirable, malgré les dimensions de leurs rails généralement légers comparés aux rails anglais. Les machines, provenant presque toutes soit des ateliers belges de Cockerill soit des ateliers anglais, sont excellentes. Les voilures sont bien appropriées au service des chemins sur lesquels on s'arrête fréquemment.

€ Tous les chemins de fer du Nord de la Belgique viennent se croiser à Malines, et c'est un spectacle vraiment curieux que celui de convois arrivant de toutes parts avec des populations entières. J'y ai rencontré en une seule matinée huit personnes de ma connaissance, françaises, anglaises et beiges, toutes venant de points différents, comme ' j'aurais 1 pu' Rencontrer des amis de différents 1 quartiers cfe Paris sur le boulevard de Gand.

< Le tarif sur les chemins belges n'a pas été calculé, de manière à fournir le revenu le plus élové; l'administration a voulu s'assurer l'intérêt du capital, et rien de plus. Cet intérêt assuré, elle s'est proposé pour but principal, d'activer aulaui que possible le commerce et le bien-être du. ipays,,iea multipliant les relations entre les habitants. »

'po^'radmîraljlo entreprise du chemin de fer djcJ-'Ltât, il y a eu 36 demandes en concession de chemins de fer secondaires, parmi lesquels on distingue celui de Bruxelles à Charleroi, lequel formera, avec la route de l'Étal d'Anvers à Bruxelles et avec une autre route {de 20 lieues) en projet de Chariéroi a Vireùx, frontière de France (i),

♦»Xt).ff' c ?!\ h* chemin de fer de &»mhrc-r( -Meuse qui semble abandonné depuis quelque temps.

une ligne qui comblera la lacune qui existe entre Anvers et le Midi de la Belgique. — Il est sérieusement question de la construction , par l'industrie particulière, d'un chemin de fer dans la Campine anversoise, de Postel à Turnhout : il scia construit à simple voie, d'après le système américain, c'est-à-dire à rails de fer plats assujettis sur lisses et traverses en bois; les bandes de for qui seront assujetties sur les lisses auront une largeur de O m 03 et une épaisseur de 0 m OOfi. La longueur de ce chemin de fer sera de 18,520 mètres, et sa largeur de 4 mètres dont 1 mètre 44 centimètres de voie; l'estimation de la dépense de construction est évaluée à une somme globale de fr. 138,385-17 c, c'est-à-dire à moins de 57,500 fr. par lieue de 5,000 mètres (i).

Remarque. — Le premier chemin de fer qui ait été construit en Belgique, parait être celui qui , dans rétablissement de la fonderie de canons à Liège, conduit de l'atelier des fonderies aux forertes; il a 70 à 80 mètres de longueur et date de 1804. Plus tard d'autres chemins de fer particuliers furent établis pour le service des houillères, notamment par M. Cockerill à Scraing près de Liège, par M. Degorge-Legrand à Ilornu (Hainaut) et, dès l'année 1822, pour le transport des terres des grands déblais du canal d'Anloing dans le Hainaut. — Il existe dans le pays environ vingt lieues de chemin de fer appartenant à des compagnies pour le service des houillères.

Canaux et rivière» navigable» (a).

Le cours des canaux de la Belgique est de 555,098 mètres; celui des rivières navigables de 940,925. Ainsi, l'étendue générale de la navigation intérieure est de 1,494,023 mètres, ou 299 lieues de 5,000 mètres. , . <lt

L'ensemble de notre système de navigation intérieure comprend : Rivières. UEacaÙl, qui baigne les villes de Tournai, Audcnaerde, GJÎhd,

(0 Voy. plus haut, page 267, le coût du kilomètre de chemin de fer existant en Belgique, en Angleterre et en France.

(t) Préci* historique el slatktiquc des canaux <t rivières navigables de la Belgique ei <Tune partie de InFrance par Dérive; Bruxelles, 1835. jVbuuMttx développetnmte k l'appui du budget du département des travaux

public», pour l'exercice 1811 , pag. 6 et sùiv. Voy.

aussi plus haut, png. 13 cl suiv., l'hydrographie du Royaume.

CA9U0X ET RIVIÊBF.ft NAVIGABLES.

Tennonde, Rupelmonde et Anvers, est navigable dè^ls son entrée dans le Royaume jusqu'à sa sortie, et reçoit : la Lys, navigable jusqu'à Courtrài éit Menin; la Dendre, navigable jusqu'à Àlost; le,,Rupel, navigable jusqu'à Lierre, puis, par la Dyle, jusqu'à Malines et, par le Demer, jusqu'à Aerscbot et Diest. La Meuse, qui baigne les villes de Dinant, Namur, Liège el Maestricht, est également navigable sur toute sa longueur dans le pays. La Sambre est navigable au moyen de sa canalisation depuis Charleroi jusqu'à Namur.

Enfin YYser est navigable d'Yprcs à Nieuport.

Canaux. De Charleroi à Bruxelles et de Bruxelles

ju6VW,Rttj>el$ de P ui * km*}* jusqu'à- Salines vers le Rupel; de Mons à Condé et à Antoing sur l'Escaut; de Gand au port de Tcrneuzen et, au Nord-Ouest, à Bruges et Ostende avec embranchement à Nieuport, Furnes et Dunkerque; de Bruges au port de l'Écluse ;çufin de Maestricht à Bois-le-Duc. — En suivant sur la carte cette ligne de navigation par rivières et canaux, on trouve que toutes les villes du Royaume, sauf quelques-unes les moins importantes, sont reliées par des voies navigables (i).

Tableau des voies navigables de la Belgique.

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