PAVILLON
Belge. D'Anvers sur Londres et vice-versa, une fois par se-
maine.
1d. D'Anvers sur Londres et viee-versa, une fois par se-
maine (fait la navigation sur Hambourg et Londres, ayant une force de 240 chevaux).
Anglais. D'Anvers sur Londres et vice-versa, une fois par se-
maine.
Belge. D'Anvers sur Hull et vice-versa, deux fois par semaine,
(fait la navigation d'Anvers sur Hambourg et Hull). Hollandais. D'Anvers sur Rotterdam, par les eaux intérieures de
la Hollande, deux fois par semaine.
Anglais. D'Ostende à Londres, une fois par semaine.
Id. Id.
Id. D'Ostende à Douvres, quatre fois par semaine, pour la
transmission des lettres et passagers.
Chantiers. Toutes nos places maritimes possèdent des chantiers. Voici la comparaison des navires nationaux construits depuis quatre années, et de ceux perdus pendant le même laps de temps :
naviiu:s
construits.
Totaux.
perdus.
(1) Sur le Rupcl , à trois lieues d'Anvers.
(î) Prince Philippe, déjà mentionné page 997, note 2.
(s) Sur l'Escaut, dans la Flandre orientale.
(*) En Flandre.
(5) Proijtace d'Anvers.
Quarante navires neufs étaient en construction à la An de 1859, savoir :
A Anvers :
1 trois-mâls de 1,000 tonneaux.
1 — de 240 — 1 trois-mâts barque dé 250 — 1 trois-mâts de 500 — 4 — de 500 — 1 trois-mâts barque de 250 — 4 — dé 250 —
3 quilles d'un tonnage estimé de 200 à 250 tonneaux.
A la Tête-de-Flandre :
1 trois-mâts barque de 210 tonneaux.
4 — de 220 —
(e) Sur l'Escaut , à une lieue de Tcrmonde.
(7) Sur le canal deWillcbrock, en Brabant.
(*) Sur la Dnrme eu Flandra
PHAKES
1 goélette de 170 tonneaux.
1 brick de 240 —
1 quille de 250 —
A Boom :
1 trois-màts barque de 250 tonneaux.
| — de 250 —
i — de 250 —
I — de 200 —
1 goélette de 115 ~
A Bruxelles :
1 trois-mâts barque de 250 tonneaux.
I de 250 —
1 goélette de 115 —
A Gand :
1 trois-mâts barque de 400 tonneaux.
A Bruges :
1 trois-mâts barque de 300 tonneaux.
1 goélette.
I bateau à vapeur («).
4 quilles sur chantier.
A Ostende :
4 quilles sur chantier.
5 bateaux pilotes pour compte de l'État,
Primes pour construction de navires. Une note à l'appui du budget du ministère de l'intérieur pour 1841, page 96, nous apprend que, sur 150,000 fr. alloués en 1840 pour encourager la construction de navires, la somme dépensée jusqu'à la (in du mois d'août de la même année, est de 14,520 fr. ; que d'après les déclarations faites, il y aurait encore à dépenser 133,190 fr., mais qu'il est à présumer que cette dernière somme ne sera pas totalement employée, parce que plusieurs déclarations de mise en construction n'ont pas eu de suite. L'allocation réclamée par le gouvernement pour le service de 1841 , n'est que de 65,000 francs.
II est cependant bien constate que notre marine marchande est encore loin de ce qu'elle devrait être : comme nous le verrons bientôt, la Belgique exporte et importe annuellement 600,000 à 700,000 tonneaux (669,769 tonneaux ou 4,521 navires en 1838); elle possède ainsi que nous l'avons dit touWà-1' heure, 157 navires ayant ensemble une capacité de près de 23,000 tonneaux (a); de sorte
(i) Le Bombay, do ubO tonneaux; il sera lancé au commencement 'de décembre 1810.
(s) Non compris toutefois les bâtiments servant au cabotage et i» la pèche.
BT FASAl'X.
qu'il y a un déficit considérable de navires. D'un autre côté, ce ne sont pas les débouchés qui manquent à la Belgique : les États-Unis, le Brésil, Cuba, qui font une grande consommation de produits similaires aux nôtres, et reçoivent si peu de nos marchandises en retour des fortes cargaisons qu'ils nous envoient (voy. plus haut pag. 158-159 et 144-145), traitent nos navires sur le même pied que les navires nationaux. Ce qui manque à la Belgique, ce sont des relations suivies, directes, faciles et régulières avec ces pays. En vue d'établir ces relations, une loi du
29 juin 1840 a autorisé le Gouvernement à favoriser par un concours pécuniaire qui ne pourra excéder une dépense moyenne de 400,000 fr. par an, pendant 14 années, l'établissement de grandes lignes de bateaux à vapeur entre la Belgique et les États-Unis. En outre, le gouvernement se propose de favoriser l'établissement de plusieurs lignes de navigation à voiles vers différents points du globe, comme aussi de donner une plus forte organisation au service consulaire. Déjà une convention a été conclue avec la Société maritime belge (i) pour l'établissement d'un service régulier de navires à voiles d'Anvers à Rio-de- Janciro cl de là à Valparaiso. A compter du mois de mars 1841, il partira tous les deux mois, du port d'Anvers, un navire qui se rendra directement à Rio-de-Janeiro et de là à Valparaiso.
L'échelle à Rio-de-Janeiro ne pourra excéder
30 jours.
Phares et Fanaux.
Les plages maritimes de la Belgique sont éclairées par les feux décrits dans le tableau suivant, lesquels complètent le système d'éclairage établi, d'une part sur la côte française, d'autre part sur la côte hollandaise. L'entretien des phares et fanaux belges coûte par an 2,000 fr., qui sont supportés par le trésor de l'État. Par contre, l'État perçoit des droits de feux, mais seulement sur les navires qui entrent au port d'Ostende. Ces droits ont produit :
En 1836 au-delà de. . 9,000 fr.
En 1837 9,230 »
En 1838 9,760 >
(!) Le capital el la durée de celle Société sont donnes plus haut , page 247.
PHARES ET FARAUX.
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