‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 265 sur 328 · JOUI DOS · texte numérisé non relu

JOUI DOS

• ' ou

racles.

rejeté».

rejet».

rejrle».

RÉCAPITULATION

Totaux. . .

Conformément à l'article 6 de la loi du 27 septembre 1835 et à l'arrêté rojal du 12 octobre 1838, les universités de l'Etat peuvent aussi conférer des diplômes, qui sont honorifiques ou scientifiques. Il y a des diplômes spéciaux de docteur en droit administratif.

Les diplômes honorifiques ne sont décernés que pour le grade de docteur. Ils se délivrent sans frais et sans examen à des régnicolcs et à des étrangers, sur la proposition que la faculté compétente adresse, à l'unanimité, au conseil académique réuni à cet effet. Les diplômes honorifiques ne peuvent être délivrés qu'à ceux qui auront fait preuve d'un mérite supérieur, soit dans leurs écrits, soit dans renseignement, soit dans la pratique de la science pour laquelle le grade est conféré.

Les diplômes scientifiques sont conférés par les facultés, pour le grade de candidat et de docteur, après un examen public. Les facultés ne peuvent décerner les diplômes scientifiques qu'aux étudiants qui ont été inscrits au rôle de l'université, et qui ont fréquenté leurs cours au moins pendant une année académique, ou bien à des étrangers ayant fait leurs études hors du Royaume. Les examens pour les grades scientifiques comprennent les matières prescrites par la loi pour l'obtention des grades légaux (devant les jurys d'examen).

École militime. Elle est établie à Bruxelles et destinée à former des olliciers pour les armes de l'infanterie, de la cavalerie, de l'artillerie et du génie, pour le"corps d'état-major et pour la marine. (Voy., pour l'organisation, V Armée au chap.VI). •

Ecoles vétérinaires. L'école de Liège, qui comptait 72 élèves en 1837, n'en avait plus que 49 en 1858, et a été fermée l'année suivante.

Il n'existe aujourd'hui qu'un seul établissement de ce genre pour tout le Royaume : c'est l'école de médecine vétérinaire et d'agriculture, à Curegliem-lez-Hruxelles , fondée en 1853 et entretenue aux frais de l'Etat. L'enseignement y est donné par 13 professeurs. Cette école, fréquentée par 110 élèves dont 100 internes, est organisée de manière qu'ils y acquièrent toutes les sciences qui doivent constituer des médecins vétérinaires parfaitement instruits, en même temps que des études spéciales préparent l'éducation pratique des agriculteurs, brasseurs, distillateurs, etc. — L'école a produit 29 vétérinaires en 183G, 27 en 1837, 2i en 1858, 23 en 1859, et 24 en 1840; en tout 129. D'après le tableau ci-après, le nombre des vétérinaires diplômés en Belgique c&t de 195, et il en reste 171a nommer pour répondre aux besoins du pays qui réclament l'emploi de 306 \élcnnaircs.

PROVINCES

NOMBRE

ncc«»«ire

•t itommei .

BrabanU . . . .

Flandre occidentale.

ïl

Flandre orientale. .

Hainaut

Liège

Limbourg. . . .

Luxembonrg. . .

ft)mrae l'éco|er6f$ organisée de manière A\prq- I duNte annuellement 15 à 20 artistes vétérinaires, ce f rjc seraqu^pi b ( but de 8 à 10 ans que le personhel-pourra se trouver au complet.

'j£thénees et Collèges. On compte dans kf, Royaume établissements publics d'enseignemeat moyen subsidiés, 21 par l'État et 57 par les communes; ils sont fréquentés par six à sept nulle élèves. Tous ces établissements, dont nous donnerons itou t-à-l'heure la répartition par proviuQttavpc indication des plus remarquables ou des plus .florissants d'entre eux, sont consacrés à l'étude, des bumanités proprement dites, et ont pour , but, de préparer les jeunes gens aux études universitaires; beaucoup ont une section plus spécialement dirigée vers les sciences industrielles et commerciales, et surtout vers les sciences exacts pour former des aspirants au génie civil, a. J'école militaire et à celle des mines.

Province d'Anvers : H établissements, 591 élèves. — L'athénée d'Anvers comptait 210 élèves pendant l'année scolaire de 1859-1840; 150 suivaient les cours humanitaires et 60 les cours industriels. Le pensionnat du Brul à Malines. Le collège archiépiscopal de Hoogstraeten.

Brabant : 8 établissements, 692 élèves. — L'athénée de Bruxelles, fréquenté par 357 élèves, le collège de Lonvain ^ ouvert sous les auspices de l'université catholique. Les collèges de Tirlcmont, de Nivelles, de Diest.

Flandre occidentale : 9 établissements, 936 élèves. — Le séminaire de Roulers et le collège épiscopal de Bruges qui forment la section inférieure du séminaire de Bruges, comptent ensemble 545 élèves. Athénée de Bruges, 130 élèves. Collèges d'Ypres, 80 élèves, et de Courtrai.

Flandre orientale : 6 établissements, 1,325 élèves. — "L'athénée de Gand, fréquenté par 250 élèves. Le collège de S^Barbe à Gand. Le petit séminaire de S'-Nicolas, les collèges d'Alost, de Grammont et de Termonde.

Hainaut : 8 établissements, 1,216 élèves. — Le collège de Mons a 300 élèves. L'athénée de Tournai. Le collège de Soignies.

Liège ; 7 .établissements, 914 élèves. — Le collège de Liège a 366 élèves. Le collège de Huy et celui de S'-Servais a Liège. L'école industrielle de Verviers doit être mentionnée ici à cause du subside qu'elle reçoit.

Linibourg ï"'4 établissement*, 485 -élèves. — Les collèges de Hassell , l S'-Trondet Tçmgres.

Luxembourg : 5 établissements, 1*83 élèves.

— Les collèges d'Arlon (65 élèves externes), de Bouillon (9 internes et 20 externes) et Virton (9 internes et 80 externes).'

Namur : 2 éiabl/ssements, 197 élèves. — L'athénée de Namur, 115 élèves, et le collège de Dinant , 84 élèjçp-,

Nous avons déjà, dtti que ce ne sont là que les établissements, subventionnés par l'Etat ou les communes : il y a en outfe dans le pays un grand nombre d'autres institutions,, cpns,açrées à l'enseignement moyen ;ee,sont,,de6,,çnfreprisps particulières (pensionnats;), mais-pruncipalement des fondations du clergé ,qui fait beaucoup pour l'enseignement moyen en Belgique. Les nombreux établissements qu'il a créés depuis 1830, sont tous bien dirigés; l'on s'y attache .principalement à fortifier les études classiques., P? qui ces établissements, il faut compter d'abord Jejs, pe^ts séminaires qui seront énumérés,plu$.jiojn* pujs.deux collèges de PP. Jésuites, ceM, d#fNotre-Dame de la Paix à Namur et celui d'Ajos,$.(dans chacun 7 classes d'humanités, y compris-. un cours, préparatoire et un cours de philosophie); le collège d'humanités de S u -Barbe à Gapd. (7 classes); ceux de S'-Michel à Bruxelles, (Je, Notre-Dame à Tournai et de S*-,Servais à Liège;, le collège archiépiscopal de Hoogstraeten { 5 classes d'humanités); le collège de Grammont (6 classes d'humanités), ceux de Thjelt (6 classes), de Soignies et d'Enghicn (ces deux derniers composés de 7 classes et modelés surlepelitséminaire de Bonne- Espérance; on y donne 'aux jeunes gens une idée des Livres Saints) ; le collège de S'-Trond (6 classes d'humanités); le collège de la S te -Vierge à Termonde et celui de la Haute Colline à Louvain, dépendant de l'université catholique, sont des établissements mixtes (6 classes d'humanités et cours de commerce) ; dans le pensionnat de Melle près de Gand, dirigé par la congrégation des Joséphites, dans celui des Barbets à Tournai, et dans l'institut de S'-Louis à Malines, on enseigne également le commerce avec Inhumanités. — Plusieurs de ces établissements sont subsidiés par l'État ou les communes. ,.,,.„ ,.

Le 24 septembre 1840, dixième anniversaire de notre régénératien politique, a en lieu dans

INSTniCTIOK l'IRMQCE.

la capitale du Royaume le premier concours annuel, institué pan le Gouvernement, entre les 21 étabif&ementis d'instruction moyenne qui reçoivent un subside de l'État : < 17 ont pris part au concours. Trois établissements nouvellement créés ont dû s'abstenir, faute d'élèves dans les classes appelées. Un seul a refusé de laisser concourir les élèves. — Pour le latin, les 17 établissements renfermaient 115 élèves de la classe de rhétorique; 101 élèves ont concouru. Pour le français, le nombre des élèves s'élevait à 154; 140 ont pris part à la lutte. Pour le grec, on comptait 122 élèves; 90 se sont présentés. Enfin, pour les mathématiques,' les élèves des classes supérieures étaient au nombre de 124; 96 ont concouru, partie guHetout, partie sur les éléments. — Qnelqtiés collèges ont obtenu de beaux succès : cependant, on ne peut se le dissimuler, les études classiques laissent à désirer, mais sous le rapport de la force; l'administration est en droit de demander davantage; sous les autres rapports, éllb' n'a eu qu'à se féliciter du zèle et de l'empressement avec lesquels les établissements onf'repondu à l'appel qui leur avait été ' fait, et l'élaiAf ridé ce concours a imprimé ne peut être que d'un' favorable augure pour l'avenir (i). » Dans cette imposante solemnité, qui se répétera tous les ans, des récompenses publiques furent décernées aux élèves lés plus méritants et à leurs professeurs; deux d'entre ces derniers furent créés Chevaliers de l'Ordre de Léopold.

Il a été constaté que la population des établissements d'enseignement moyen, suit en général un mouvement ascensionnel.

Bourses d'études. Près de 360,000 francs de revenus, provenant de fondations de bourses d'études, sont à la collation des autorités provinciales; le nombre de jeunes gens qui participent aux avantages de ces fondations est de mille, ce qui fait pour chacun une moyenne de 560 fr. La répartition par province est comme suit, d'après ' les' comptes arrêtés pour 1838.

> , UEVENUS. BOURSIERS.

Fr. CL

Anvers 71,194-24 165

Brabant. ..... 150,000- > 332

Flandre occidentale. . 15,669-55 24

(i) Discours de M. le directeur de l'administration de l'instruction publique «t des beaux-arts, dans le Moniteur fofesidtt/fP septembre 1840.

Flandre orientale. . . 11,621-03 34

Hainaut 58,673-65 275

Liège. 20,310- i+»n»to

Limbourg 25,30O-$5< -9&V

Luxembourg 5,58,0-44 17

Namur 2,479-2 1 10

Séminaires. Un séminaire pour les études théologiques est établi près de chaque évêché, à Malincs, à Bruges, à Gand, à Liège, à Namur et a Tournai. Il y a en outre dans chaque diocèse un petit séminaire : à Malincs pour l'archevêché de ce nom, à Roulers pour le diocèse de Bruges, à Saint-Nicolas pour celui de Gand, à Sàint4Yond pour celui de Liège (i), à Bonne-Espérance pour celui de Tournai , a Bastogne et à Floreffe pour celui de Namur. Dans les petits séminaires, les études comprennent les humanités, la philosophie et une introduction aux sciences théologiques. Des écoles normales sont établies près des petits séminaires : celle de Bonne- Espérance compte 82 élèves-instituteurs, celle de Bastogne 54; l'Etat et la province de Limbourg ont fondé auprès de l'école normale de S^Trond un certain nombre de bourses en faveur d'instituteurs.

Écoles industrielles. L'école centrale de commerce et d'industrie à Bruxelles (au faubourg de Schaerbeck), l'école des raines à Mons, et celle des arts et métiers a Tournai , forment, pour ainsi dire, la branche supérieure des éludes industrielles et commerciales en Belgique, abstraction faite toutefois de l'école du génie civil à Gand et de l'école spéciale des mines à Liège, que nous avons déjà fait connaître à propos des universités. — L'école centrale de commerce et d'industrie, qui compte à peine cinq années d'existence, était fréquentée en 1840 par 250 élèves dont 120 internes. — Verviers possède une école industrielle qui compte 12 professeurs et 165 élèves, dont 54 suivaient, en 1859, les cours de langues anciennes; on y forme des aspirants, à l'école spéciale des mines, du génie civil, des arts et manufactures. — 11 y a à Gand et à Liège des écples spéciales, mais d'un ordre inférieur, et à Tournai une école des arts et manufactures, fréquentée

(i) Le petit séminaire de Saint-Trond remplace celui de Rolduc situé dans la partie de territoire cédée à la Hollande. — La ville de Saint-Trond occupe une étendue de 18 hectares, dont la moitié est comertc par des établissements publics.

nïs*«oo*ioir<PUBtn?ui!.

pHMsoiremcwf jdatr élèves, et destinée à former dëaf Industriels et dfcfc chefe d'ateliers. — Des proposrtféh4"sont faites' au conseil provincial de la Flandre occidentale pour ériger dans la province uiië ou deux écoles industrielles d'art et métiers.

Nous ne terminerons pas ce paragraphe sans faire mention de la réorganisation qui tient d'avoir Heu du Musée de l'industrie à Bruxelles, où tout ce qui se produira de nouveau en industrie dans le pays et à l'étranger, toutes les idées nouvelles, tous les procédés, tous les perfectionnements qui se révéleront, viendront aboutir, pour de là' se répandre dans nos districts industriels et dans leurs ateliers. Le directeur de ce Musée, M. Jobard, est chargé de rédiger et de publier un bvlletirf'technologique, comme aussi de communiquer à ceux qui le consulteront les renseignements qu'il possède sur leur art, de mettre sous leurs yeux les machines, les dessins qui y ont rapport ; en un mot, il devra tenir le public au courant des progrès qui se font dans le monde industriel.

Écoles de navigation. Des écoles de navigation se trouvent à Anvers et à Ostende : fondées par le Gouvernement en 1825, elles ne comptaient chacune guère plus de 10 à 15 élèves jusqu'au moment de leur réorganisation au mois d'octobre 1835. L'école (TOslende a été fréquentée, pendant le premier semestre de 1840 par 107 élèves, dont 49 marins et 58 non marins; celle d'Anvers avait, en'l'BSO, 61 élèves. L'une et l'autre école confère les grades et diplômes de capitaine au long -court 1 , de i* p lieutenant id., de 2e lieutenant id., de maître au grand ou au petit cabètàge, et de pilote lamaneur. Seize bourses du Gouvernement, de 400 fr. chacune, sont attachées à cés écoles, savoir : àf Ostende dix et à Anvers six. Parmi les quinze navires nationaux perdus en 1858' (i), il s'en trouvait quatre delong court et da>grand cabotage, qui ont péri en mer corps 1 ct 'brcnsi L'école d'Ostende a perdu dans ces sinistres' quinze élèves qui étaient déjà très-avancés* **» A Nieuport, l'administration locale a également établi une classe pour l'cnscignèment de la navigation ; c'est une branche accessoire de l'enseignement primaire.

Académies de peinture. La Belgique possède 45 académies et écoles publiques de dessin et d'architecture, fréqdentées par six a sept mille élèves;

, (i) Voj. pnRP 298, col. 1.

noua aHOnsen donner rénumération par province.

Anvers. L'académie royale des beaux-arts à Anvers, dont presque tous nos 'meilleurs peintre* sont sortis, compte 502 élèves; 'l'enseignement, donné par neuf professeurs et deux adjoints, comprend les matières suivantes : principes de figures ombrées et au trait, principes d'ornement, modelages ou sculpture, gravure en deux sections, dessin et modelage d'après l'antique, dessin et modelage d'après le modèle vivant, ordres d'architecture, architecture régulière» composition d'architecture, coupe des pierres, architecture navale; en outre-' les cours suivants sont attachés aux classes supérieures : peinture et modelage d'après le modèle; vivante pointure pt modelage pour la composiiioa<d'hi8toire, expression des passions, anatomie, perspective? pittoresque, perspective architecturale, leçons d'histoire et d'antiquités, algèbre, géométrie. Les dépenses s'élèvent annuellement à 27,000 fr. environ, et sont supportées, un tiers par l'Etat, deux tiers par la ville. Le Gouvernement alloue* en outre deux bourses de 2,500 fr* chacune, qui sont accordées, pendant quatre ans, aux lauréate db grand corfcours triennal, pour leur faciliter-Jesirtoycns d'utler étudier, à l'étranger, les ouvrages- des grands maîtres. — L'académie de dessin de- Malines, créée en 1771 au moyen de souscriptioos volontaires, et dont la Yille supporte toutes les dépenses, a 450 élèves; l'enseignement donné par cinq professeurs cl deux adjoints $ comprend les principes du dessin et de l'architecture, la sculpture, la perspective pittoresque, le dessin, et le mode- 1 ' lage d'après le plalre^d'après l'antique et d'après le modèle vivant. — Lierre et Xurnhout possèdent des écoles gratuites de dessin : la dépense est supportée presque tout entière par les caisses communales; un léger subside est alloué par la province. Passé trois ou quatre ans, l'école de Lierre comptait 190 élèves, et celle de Turuhout 59.

Drabant. L'académie de peinture de Bruxelles, montée sur une grande écliello commo celle d'Anvers, est fréquentée par plus de six cents élèves ainsi repartis; classe de dessin et de sculpture, 520 élèves; classe de dessin linéaire, 60; classes d'architecture, 250. L'école de gravure, que nous avons déjà mentionnée à la page 99, colonne 1 , est êncore trop réconte. (i) pour avoir

(i) Fondée par arrêté roynl 4u 23îjmllct 1836.

nvvrmnuii» lîUUMûtii.

pu former de bons sujets dan* l'art si difficile de la gravure aujburin., qui exige de. longues études. — Les académiesde Louvain, de Tirlcmont et de Nivelles continuent à prospérer : vers 1857, l'école de Louvain était fréquentée par 467 élèves, celle de Tirlcmont par 105, et celle de Nivelles par 59 ; il est certain- que ces nombres ne cessent pas d'augmenter encore chaque année. — Le Conseil provincial du Brabant accorde annuellement des subsides aux jeunes peintres qui, ayant donné des preuves de talent^ désirent aller compléter leurs études en pays étranger : l'un d'eux M. Van Eycken, de retour dans sa patrie après avoir achevé ses études à Rome, a exposé à Bruxelles et à Paris des tableaux qui Ontobtenu les suffrages des amis des iwaurt-artsi} la médaille d'or lui a été décernée à. la grande exposition française.

Flandre occidentale. L'académie des beauxarts de Bruges compte 399 élèves, et l'insuffisance des locaux a obligé la commission à écarter plus de cent demandes d'admissioni — L'académie de Courtrai est . fréquentée par 218 élèves, celle d'Ypres par 149, et celle d'Ostendc par 115. — Les écoles dè dessin de Thiclt, Menin, Roulers, Iseghem,N«eoport et Poperinghe sont également florissantes: *n> 'La province accorde des subsides à cinq- jeunes -gens qui se livrent à l'élude de la peinture à Anvers. '

Flandre orientalc-j £elle province compte huit académies^ dé dessin et d'architecture à Gand (525 élèves vere>1$37), Audenaerde (1J0), St.- Nicolas (116),Graarotont (50), Termonde (150), Alost (428) , Reriaix! e&:$ottcghcm. Deux jeunes artistes de cette province, un statuaire et un peintre, ont 'Obtenu de» subside» sur les fonds du trésor public et de la>provinco pour aller se perfectionner à l'étranger 'dans l'étude de leur art; en outre, la province a subsidié, dans le même but, quatre autres jeunes gens.

Hainaut. Les villes qui possèdent des académies ou écoles de dessin et d'architecture sont : Mons (200 élèves en 1859), Tournai (157), Charferor (85), Àlh (114), et Enghicn (56).

Liège. L'académie rovale des beaux-arts de Liège, dont l'institution date de 1819, compte 306 élèves; plus de 200 autres réclament instamment la faveur d'être admis, et l'on approprie à cet effet i;b«spice de St.-Abraham dont la ville a fait l'acquisition.

Limbourg,< JTécok de dessin de Tongres avait

35, élèves vers 1837. — Trois élè^son% .subsir diés parla province et leSiÇonwnmAs» et.deHX.le sont par l'État, pour, .fréquenter j;aç*dép»fl,de peinture d'Anvers, . , , j « tu m. » uni

Luxembourg. Une école de dessin es,t établie près des collèges d'Arlon et de Virton.» ,

Namur. L'académie de peinture de Namur compte 180 élèves, et l'école de dessin à l'athénée de la même ville, 100; c'est surtout sur les ouvriers que celle école parait produire de bons résultats. Un élève peintre reçoit un subside de la province. ,.,

Conservatoires de musique. Les principaux établissements en ce genre sont le$, Conservatoires royaux de Bruxelles et de Liège, fondés sous les auspices du Gouvernement et dont la dépense est supportée par l'État avec le concours de la Commune, puis le conservatoire de musique de Gand créé par la ville. Viennent ensuite l'école de musique de Louvain formant une section de l'académie, et celle de Namur érigée en partie aux frais de la ville et en partie aux frais d'une société particulière.

Le Conservatoire de Liège a 500 élèves et 20 professeurs, et celui de Gand, 260 élèves et dix professeurs.

Le Conservatoire de Bruxelles a remplacé, à la révolution, l'Ecole royale de musique qui avait été fondée en 1822. A l'époque de sa réorganisation, en 1833, il comptait 7,3 élèves et 10 professeurs; pendant l'année scolaire 1839-1840, il avait 556 élèves, 19 professeurs et autant de répétiteurs. Les résultats obtenus à cet établissement, sous l'habile direction de M. F élis, ont dépassé toutes les espérances : depuis 1853, il en est sorti plus de 50 élèves qui brillent à l'étranger comme des artistes de la plus grande distinction, et plus de 450 professeurs qui diligent et répandent le goût de la musique sur tous les points du Royaume (i). L'école de composition, que les gazettes musicales de Pairis^de Leipsick, de Berlin, citent parmi les premières de l'Europe, a déjà formé unedixaine d'élèves qui seraient considérés comme de bons maîtres dans les meilleures écoles de France, d'Italie et d'Allemagne.

(i) Aujourd'hui ce ne sont plus, \csvilles seules qui ont le privilège de posséder des sociétés de musique ; il y en a en grand nombre dans les campagnes où elles sont surtout utiles comme moyen de civilisation. Pour

Dans la vue de favoriser davantage encor8<H4* fnrl,fs frndfs miisiralPs.-euJtelglquc, un arrêté ro£ai du, 19 [Septembre. 183;9 a ouvert à Prunelles uiLorand concours bis-annuel entre les compositeur» nationaux ; la récompcnscrëBenée au vainqueijr consiste en une pension de 2,500>. qu'il recèlera "pendaDt quatre années pour aller se perfectionner dans son art en Allemagne, en France et en Italie.

Éboi.Es PRitaAines (i). On a constaté, il y a huit à dift. ans, que la propagation de l'instruction primaire. ( fist. deux fois aussi étendue dans notre pays que dans le Nord de la France, et cinq fois plus qde dans (e Midi.

Depuis, lé nombre des écoles primaires et celui des élèves, pour tout le Royaume, ont été en augmentant, comme le prouvent les chiffres ci-après.

liCOLES.

Page 1