‹ Essai sur la tuberculose du segment antérieur de l'Œil et sur son traitementChapitre 17 sur 25 · I . CE · texte numérisé non relu

I . CE

30 avril. — V. ve Mais la descémétite persiste, seuls les

troubles du vitré ont disparu presque entièrement.

La malade est mise au repos, après ce traitement intensit au cyanure.

9 mai. — Rechute. Les troubles du vitré ont reparu. IL y a maintenant de grosses infiltrations dans la chambre anté-

rieure, taais le champ pupillaire n'est pas obstrué par linfil-

tration O. G. V. LR

15 juin. — Aggravation persistant malgré le traitement aux injections de cyanure. Le vitré est complètement trouble. Il y a une grosse infiltration qui a envahi la moitié infé-

rieure de l'œil. O. G. V. — —.

L'œil droit se prend. Quelques points de descémétite cen-

Dans ces conditions, M. Abadie ordonne le traitement

traux apparaissent. O. D. V. —

antibacillaire.

ro juillet. — Véritable amélioration O. G. V. — .

Le vitré est bien moins trouble, la grosse masse blanchâtre semble un peu fondue.

L'œil droit est complètement guéri.

7 octobre 1913. — O. G. V.— 2, Pendant Je mois de sep-

tembre la malade fut soumise aux injections de cyanure, concurremment à l'iodo-génol.

Depuis cette époque, les lésions sont restées stationnaires, la masse blanchâtre est devenue fibreuse, et n’a pas rétrocédé,

L'œil droit est guéri définitivement.

La malade a bénéficié des deux traitements.

Pas d’antécédents.

OBSERVATION XVIII

Mi: M... Blanche, corsetière, trente-cinq ans, 137, avenue de Versailles.

La malade vient à la clinique le 16 avril 1909, parce que sa vue s’est beaucoup troublée de l'œil gauche.

L'affection remonterait au mois de déeembre 1908, où elle alla consulter M. Galezowski. On fit le diagnostic d'iritis, et on la soigna par atropine et frictions. Il y aurait eu au début une légère amélioration, Mais au cours du traitement, en mars, une forte aggravation se manifesta. Elle vint à la clinique.

A l'examen :

1° Forte injection périkératique ;

2 Cornée un peu trouble ; 3° Iris sale, terreux, avec des synéchies. IL y a des dépôts

iriens sur la cristalloïde antérieure. Les troubles du vitré sont intenses ;

4° La tension est plus forte qu’à l’état normal.

Il n’y a pas d'hypopyon. Le diagnostic d'iritis séreuse est

s 1 porté. OGV.— So"

Malade est soumise aux injections de cyanure.

Antécédents. — Aucune maladie de l'enfance. A été réglée à dix-huit ans, a vu une seule fois, et puis plus rien. A trente ans, crise de rhumatisme.

26 mai. — Aggravation encore. La membrane de descémet est atteinte. La cornée est très trouble. L'iris est parsemé de petits vaisseaux. Les troubles du vitré sont intenses. Œil gauche voit passer la main.

On fait une intradermo qui est très nettement positive.

Le traitement antibacillaire est institué,

25 juin. — (Eil gauche compte doigts à 5 mètres.

7 août. — V. — E!,

17 septembre. — V.-- F

7 octobre. — Tous les troubles du vitré ont disparu, la

descémétite aussi.

+ AE 2 ‘14 décembre. — L'iritis est guéri. V. — 3 Malade part à Londres. Elle ne suit aucun traitement pen-

dant dix-huit mois,

à —, Les

7 avril 1912. — Revient très aggravée, O, G, V, == 5

PT

troubles du vitré sont de nouveau apparus. L'iritis se manifeste avec de nombreux exsudats qui recouvrent la cristalloïde antérieure.

Malade ne souffre pas. Hemise au traitement antibacillaire.

10 juin 1912. — De nouveau aggravation. Irido-choroïdite complète avec exsudats recouvrant le cristallin. Cataracte secondaire.

5; octobre. — Les lésions étant froides, on procède à l'iridectomie avec extraction du cristallin.

30 octobre. — Il s’est formé de nombreux exsudats qui recouvrent le champ pupillaire. (Eïl gauche voit seulement

passer la main.

Mais l'œil droit se prend. V. — =. Malade fait un iritis

sans caractères spéciaux. On la soumet à l’atropine, injec-

tions de cyanure.

7 novembre 1913. — Guérison. V. — Malade ne suit

plus aucun traitement.

gnovembre 1913.— L'œil droit se prend de niveau. Iritistrès

net avec descémétite, V. = —, Malade remise au traitement

his Né mercuriel. Malgré ce traitement, aggravation considérable,

I Phis ÊS.

30 novembre. me Vitré très trouble.

14 décembre — Alors, concurremment, iodo-génol. V.

= &5 13 février 1914. — V. — De Grande amélioration, Supporte

bien les deux traitements.

tu

9 avril-7 mai, V.— g? Nullement enchantée, vient régulièrement.

12 juin. — L’œil gauche étant absolument froid, la percep-

tion lumineuse étant excellente, M. Abadie fait une iridotomie.

14 juin. — Très belle pupille. Malade compte les doigts.

OBSERVATION IV

MIE... Marguerite, douze ans, 47, rue Lacroix.

La malade vient consulter à la clinique le 18 février 1913 parce qu'elle ne voit plus de l’œil gauche.

La perte de cet œil aurait été extrêmement rapide, en quelques mois. Son œil devenu subitement rouge et douloureux se serait voilé. La mère déclare que aussitôt une grosse masse blanchâtre se forma dans l'œil, qui lui fit perdre la vue.

Examen. — O. G. : Grosse injection périkératique. Œiül très douloureux. Grosse photophobie. La tension est élevée.

L œil est complètement envahi par une masse blanchâtre, quine permet pas de distinguer ni iris, ni pupilles. Cette tumeur, car cette masse en a l'aspect, n'a pas cet aspect caractéristique du gliome. Mais, vu les phénomènes glaucomateux que la malade accuse, elle est soigneusement interrogée à ce sujet.

L'enfant n’a jamais eu de maux de tête, pas de vomissements, pas de vertiges.

A la partie inférieure de cette tumeur se trouve une grosse

plaque hémorragique où la tumeur semble se baigner.

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d î Fe 1 On examine alors l'œil droit. La vision est de rÉ

On voit très nettement un cristallin luxé en bas et en dehors. L'iris est tremblotant, par le relâchement de la zonule.

L'iridodonésis est très manifeste,

Au fond de l'œil, on voit un staphylome postérieur très

net, ce qui explique sa vision de & avec luxation du cristallin.

En outre, elle a une rétinite des plus caractéristiques. Ses dents sont nettement celles d'Hutchinson. Pas de surdité.

Mais l'état général de la malade est très précaire.

Elle a des lésions de bacillose au début du sommet gauche. Craquements. Elle a maigri considérablement. Son aspect est chétif, misérable. Elle accuse des sueurs nocturnes, elle tousse beaucoup. Elle a eu des ganglions dans l'enfance.

Le diagnostic de bacillose s'impose.

Malgré cela un Wassermann est fait, négatif.

L'intradermo, peu positive n'exagère pas les phénomènes locaux.

Le traitement institué par M. Abadie est : pilocarpine contre la tension et injection de tuberculine.

26 février 1913. — La petite malade souffre toujours beaucoup de son œil.

La grosse tumeur blanchâtre qui remplit toute la chambre antérieure n'a pas diminué, Les hémorragies sont plus nombreuses. Il y a de l'hypohéma.

La question de l’'énucléation se pose.

M. Abadie fait instituer le traitement général,

27 mars 1913. — Grosse amélioration. L'enfant a grossi de 3 kilos.

La masse centrale s’est fondue, surtout en haut. La pupille apparaît. L'œil est moins dur. Les souffrances ont beaucoup diminué.

L'enfant a pris un aspect tout autre, et l’état général s'est bien amélioré.

La petite malade part en vacances dans les Ardennes, où elle continue son traitement général.

2 octobre 1913. — L'enfant a grossi de 4 kilos.

L'œil a repris sa tension normale. Les hémorragies ont disparu. Le tissu cicatriciel commence à se former.

7 avril 1914. — L'état est stationnaire.

Uneintradermo faite est très nettement positive bonne plus que la première fois. Elle donne une exagération manileste des phénomènes locaux.

L'état général est toujours bon, la cicatrisation des lésions se fait, et la mère et l'enfant sont très contentes.

9 juin 1914. — Presque pas de changement.

OBSERVATION XVI

Mre L..., trente-sept ans, 270 avenue Daumesnil.

La malade vient consulter à la clinique parce qu'elle ne voit plus de l’œil droit, et qu'elle souffre beaucoup de son œil.

L'affection remonterait au début d'août 1912. Avant cette date, elle ne se serait jamais plaint de ses yeux. Au début, l’œil serait devenu rouge. Puis peu à peu la vision se serait

troublée. A cette époque elle aurait vu des images lumi-

Ve —

neuses, des ronds, qui depuis quelques semaines l’obsédaient. Puis peu à peu ce fut comme un voile qui recouvrait sa vue. Mais elle aflirme que c'est peu à peu que la vue se

perdit.

& septembre. — La malade alla consulter à l'hôpital Necker où un décollement de la rétine fut diagnostiqué.

Elle n'avait à cette époque qu'une faible perception lumineuse. Mais en mème temps que ce décollement, la malade souffrait beaucoup ; son œilétait très injecté, et il y avait des phénomènes d'irido-eyclite. Elle fut soignée à l'hôpital par de l’atropine, iodure de K. Quelque temps après, on la soumet à des injections de cyanurede Hgintra-veineuses. Elle subit 15 piqûres de cyanure, puis une nouvelle série de 10 piqûres d'huile grise.

Elle fut soignée ainsi à l'hôpital jusqu'en juin 1913.

14 juin 1913. — Elle vint consulter à la elinique.

On observa : 1° une très forte injection périkératique avec une grosse photophobie et larmoiement.

2° Une cornée extrèmement trouble, avec des points de Descémétite ;

3° Une tension normale ;

4° L'iris était sale, décoloré, irrégulier. Tout autour de l'iris, il y avait des exsudats grisâtres. Aucun réflexe à la lumière, cette iritis avait l'aspect d'une iritis séreuse ;

5° Dans la chambre antérieure, il y avait de l'hypopyon ;

6° A l'examen du fond de l'œil, on apercevait très nettement un décollement de la rétine. Ce décollement était nettement limité en bas en dehors.

Les vaisseaux formaient un cercle apparent, Ils avaient

nettement une coloration plus foncée surtout de la par-

tie inférieure, Ce décollement paraissait donc très limité.

En haut, la rétine était trouble, elle avait perdu sa transparence et on apercevait diflicilement les vaisseaux choroïdiens.

L'étude du champ visuel ne pouvait donner aucun renseignement précis, cependant la perception lumineuse qualitative s'exerçait seulement lorsqu'on projetait la lumière dans la région non décollée, c’est-à-dire la région supérieure de la rétine.

Antécédents. — Malade a eu scarlatine.

Conjonctive phlycténulaire dans l'enfance avec impétigo. : Pendant toute son enfance, etson adolescence (vers treizeans) elle a eu de nombreuses glandes,qui n’ont pas complètement disparu, puisqu'on sent encore très nettement des ganglions dans la région sous-maxillaire droite, et dans l’aisselle droite.

D'autre part, la malade a eu deux bronchites, et depuis tous les hivers elle a toussé, et s’est toujours soignée par des fortifiants. Un Wassermann est fait qui est négatif.

Une intradermose positive.

M. Abadie pense à la bacillose, et il soumet la malade à la triade.

octobre 1913. — La malade n’est revuequ'enoctobre 1913.

Elle aurait suivi très rigoureusement son traitement.

Une amélioration déjà considérable.

On ne peut plus faire le diagnostic de décollement de la rétine. Il y a encore des troubles intenses du vitré. Mais en bas au dehors on ne voit plus le cône du décollement avec ses vaisseaux coudés et plus foncés.

Le champ visuel est encore un peu rétréci dans cette région.

Ver)

R, Perrin

La Descémétite existe toujours, et l'iritis suit son évolution vers la guérison. Les exsudats au-devant du cristallin sont très nettement diminués. L'hypopyon a complètement disparu. Il y a un peu de réflexe à la lumière, mais très faible.

a1 janvier 1914. — Malade, qui se soigne chez elle et ne revient pas très régulièrement. Cette fois, à notre grande surprise, nous trouvons une amélioration qui équivaut presque à une guérison.

4e 9 RE - ut À La vision est de 3: Il n’y a plus de Descémétite, ni d'iritis.

Les exsudats ont complètement disparu. Le réflexe lumineux est normal. Le fond de l'œil est très éclairable, on voit nettement la pupille. I n’y a aucune lésion du fond de l'œil.

Naturellement plus aucune trace de décollement.

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