‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 10 sur 181 · EXPORTATIONS · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS

Marchandises. Valeur.

Farines 120,000 fr.

Riz 30,000 »

Morues 20,000 «

Huile d'olive 10,000 o

Vins 40,000 jo

Eaux-de-vie 10,000 »

Savons 5,000 »>

Fruits secs 4,000 »

Toiles diverses. .. 6,000»

Elof.de laine Icg.. 5,000 »

Souliers 6,000 »

Quincaillerie 8,000 d

Article d'assortim. 5,000 »

Total... 430,000 fr. Total.... 269,000 fr.

Depuis 1828 , le montant des transactions entre la France et Cayenne est ainsi qu'il suit :

Importations Exportations

en France. de France.

1828... 2,433,791 fr. 1,956,817 fr.

(1) En 1792, les importations en France s'élevèrent à,465,000 livres; le» «xportations à 808,000 livres. ,

Importations Erportations

en France. de France.

1884 2,398,432 ir. 2,156,572 k.

Il y a donc progrès : II serait à désirer pour en assurer le déve loppement, que les paquebots destinés à la navigation transatlantique touchassent à Guyenne. Le voisinage de la Guyane anglaise desservie désormais par la ligne de Tabago, les difficultés que nous rencontrons dans l'Oyapock , l'avenir prochain qui est réservé au littoral du fleuve des Amazones , toutes ces circonstances donneraient une importance particulière à l'établissement d'une ligne régulière , et nous tenons qu'il est bien que partout où il y a des intérêts et du sang français on sente fréquemment la protection de la France.

Mais les courans , entre Gorée etCayenne, présentent des difficultés qui allongeraient de huit jours la traversée totale des paquebots transatlantiques. Pour le retour en France , ces difficultés seraient telles qua le département de la marine les a déclarées insurmontables. 11 faudrait renoncer à l'escale de Gorée. On a d'ailleurs représenté que la véritable Métropole de Cayenne c'est la Martinique. Il y a quatre jours de traversée. Un bâtiment de 160 chevaux y suffirait. La marine croit pouvoir avec ses croisières des Antilles constituer cet utile service. (1)

En effet, les journaux d'octobre 1841 annoncent que M. l'amiral Duperrése propose d'adjoindre à la station navale des Antilles plusieurs bateaux à vapeur destinés à lier le continent Sud-Américain et cette partie du goUé du Mexique connue sous le nom de Côte-Ferme , à la Guadelopc et à la Martinique , et à rattacher ces deux colonies aux trois Guyanes , qui en liront déjà une grande quantité de marchandises françaises telles que vins , soieries et nouveautés.

La Guyane française ressentira particulièrement les bienfaits de cette innovation demandée depuis long- temps et avec instance par

{!) Rapport de M. de Sahaudy sur les paquebots transatlantiques.

plusieurs délégués de cette colonie. Les circonstances du vent et de la mer font de la navigation à vapeur le seul moyen de maintenir des communications régulières entre notre belle possession du continent américain et nos Antilles. Les vents et les courans sont presque toujours contraires pour aller des Antilles à Cayenne , en sorte qu'on met aujourd'hui sur les navires à voile plus de temps pour se rendre de la Martinique à Guyenne , qui ne sont cependant qu'à 160 myriamètres de distance , qu'il n'en faut pour aller d'un port de France à l'une ou l'autre de ces colonies.

Navigation entre Cayenne et la France.

ANxNÉES.

ENTRÉES EN FRANCE

SORTIES DE FRANCE

Nombre

des Qavires.

Tonnage.

Nombre

des hommes.

Nombre

des navires.

Tonnage.

Nombre

des hommes.

Marseille a pi^irticipé à cette navigation dans la proportion suivante :

Navires Navires

venus de Cayenne partis de Mar eille

à Marseille. pour Cayenne.

En 1834 et de 1837 à 1840, la iiuvlguiion cnlre Cayenae et les ports de France a été comme suit :

PORTS

NAVIRES CHARGÉS ENTRÉS EN FRANCE

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