LE SAINT CONCILE I)E TRENTE
StJR LK MÊME SUJlET DES DUELS,
Session vingt'Cinfitnèmedel^eùyrmatione^c/MpUre 19,
L'usage détestable des Duels qui a esté introduit par lartifice du Démon, pour perdre les âmes après avoir donné cruellement la mort au corps, doit estre entièrement aboli parmi les Chrétiens.
Et après il dit : Nous excommunions dés à présent, et sans autre forme de procès, tous Empereurs, tousKois, Ducs, Princes, Marquis, Comtes et autres Seigneurs temporels à quelque titre que ce soit , qui auront assigné et accordé quelque lieu pour le Duel entre les Chrétiens.
Ensuite il ajoute : Pour ceux qui se seront battus, et les autres vulgairement nommez leurs parrains; Nous voulons qu'ils encourent la peine de l'excom-
monication, et delà proscription de tous leors biens, et passent désormais pour gens infâmes, et soient traitei a?ec la même se¥erité que les sacrez Camons traitent les homicides : Et s*il arrive qnlls soient toei dans le combat, il seront pour jamais privez de la sépulture en terre sainte. Nous ordonnons en outre, que non seulement ceux qui auront approuTe oo donné conseil de se battre , ou qui y auront induit et porté quelqu'un en quelque manière que ce soit, mais encore ceux qui y auront assisté en qualité de spectateurs , soient excommuniez , frappez d'anathème perpétuel , sans avoir égard à aucun privilège o|i mauvaise coutume introduite , quoicpie de temps immémorial.
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L'auteur ne saurait être trop reconnaissant envers les hom*» mes de cœur qui ont bien voulu lui tendre la main , et venir Taider de leur généreux concours ; heureux de voir partager ses opinions sur le duel par tant de personnes honorables, il vient les remereier de l'appui de leurs noms, et témoigner ses. vifs^ regrets à MM. les généraux et colonels qui, lui ayant envoyé trop tard leur adhésion, n'ont pu être sur la liste de ses signataires ; déjà elle était sous presse. Il s'empressera de pu^ blier cette flatteuse approbation si jamais il en trouve l'occasion.
Et vous, messieurs et chers lecteurs, vous reconaaitrez avecmoi que tout le mérite de cet ouvrage est dans les noms de mes amis, de mes collaborateurs, de mes approbateurs. Mais j'ai encore une grâce à vous demander : c'est de corriger (in petto) les fautes d'impression et autres qui se sont glissées bien malgré moi dans ce livre, et de m'épargner un errata que vous, ne liriez pas.