‹ Essai sur le luxe et la vanité des parures [microforme]Chapitre 1 sur 38 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Cet essai sur le luxe et la vanité des parures aurait dû se terminer par un règlement proposé à la conscience des femmes et des filles de notre pays catholique ; mais je n’ai pas cru opportun de leur présenter aujourd’hui. Les préjugés, les fausses raisons, l'entraînement et, surtout, le mauvais exemple donné par les personnes qui se sont laissées dominer par ces deux maladies morales, l’'eut fait dédaigner.

J'ai cru devoir commencer par éclairer l’esprit, réveiller la conscience chrétienne et montrer l'erreur et les suites funestes de ce que plusieurs regardent comme leur étant permis, sans dauger soit pour leur salut, soit pour la conservation de l1 modestie, daus les personnes du sexe. |

On verra, en lisant ce petit ouvrage, que j’ai écrit sans passion, sans préjugé et sans parti pris d’avauce de trouver blâmable ce qui ne l’était pas. Mes raisons, me

RE

prueves, mes autorités, sont là. Qu'on veuille les étudier de bonne foi,ct les peser dans la balance de la conscience catholique, et on se convaincra que j'ai raison de blâmer le luxe et la vanité des parures dans une personne qui fait profession d’appartenir à Jésus-Christ. Et, si l’on trouve que j'ai raison, la conscience et la bonne foi font, l’une et l’autre, un devoir d’avouer qu'on a tort de se permettre ce qu’elles condammnent., De là, il n’y a qu'un pas à faire, mettre la main à une réforme qui intéresse toutes les personnes qui aiment franchement et leur religion et leur pays catholique.

En étudiant sérieusement les questions que je traite dans ce petit volume, on comprendra facilement que le fléau du luxe et des vaines parures, est un mal qui ne traîne à sa suite que des ruines et des maux sans nombre.

Je ne demande point à être cru sur parole, mais qu’on veuille m’entendre et écouter mes raisons, et on apprendra : 1° que le luxe et la vanité des parures détruisent le bien temporel des familles des habitants de la campagne ; 2°. que les exigences de ces deux grandes maladies morales font surgir une opinion publique qui tend à créer des besoins déraisonnables, qui exigent des dépenses ruineuses pour les familles de la campagne, toujours restreintes de leurs ressources pécuniaires ; 30, qu'elles font naître une rivalité funeste et insensée qui n’a pour but que de pousser à l’achat de certains objets étrangers, qui coûtent beaucoup d'argent, sans aucun profit pour la bourse des cultivateurs, qui doivent trouver dans la culture de leurs champs et le travail domestique ce qui doit pourvoir à leurs vêtements; 4°, que le luxe et la vanité des parures ôtent le goût des choses sérieuses, disposent les âmesàseuourrir de folies, et font négliger les besoins réels et même indispensables pour satisfaire des penchants que les lois de la religion

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