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Pour réunir la société catholique dans un même esprit dans les mêmes sentiments, les relations sociales doivent re cordiales, franches, sincères et accompagnées d’un rtain laisser-uller qui plaît, charme et tend éminement à l'union des cœurs.
Pour faire régner la charité daus les âmes, il est néssaire que les relations sociales aient pour motifs de nsoler ceux qui sont dans les pleurs, d'encourager à la signation ceux qui sout sous le poids du malheur et e prendre part à tous les chagrins, à toutes les peines à tous les malheurs que peuvent éprouver des parents, es amis, des voisins.
Si les relations sociales ont lieu à une heure avancée e la nuit et entre jeunes gens de différent sexe, elles ‘sseut d'être selon la conscience chrétienne, si elles nt assaisonnées de discours contre la modestie chréenne ou contre la charité que l’on doit au prochain, et , surtout, elles sont accompagnées de jeux et de recréaous qui sont capables de faire perdre l'esprit chrétien ux jeunes gens et de la remplacer par l'esprit mondain. ’apôtre saiut Paul nous apprend de quelle manière es catholiques doivent se réjouir, par ces paroles :Réouissez-vous sans cesse en notre Seigneur ; je vous lé dis ncore une fois ; réjouissez-vous. Dans tous ces cas, les elations sociales sont mauvaises, paréequ’elles ne fornent que des liens d’égoïsmes, de sensutlité et de plaiirs coupables qui séparent les cœurs que la charité hrétienue sait et peut seule nuir. C’est pourquoi le auveur du monde nous à dit. Je vous laisse un commanement nouveau, qui est que vous aimiez les uns les autres, { que vous vous entr'aimiez conrme je vous ai aimés. Dès ue l’amour n’a plus les qualités de la churité que Jésusbrist a eu pour nous ; il n’est plus un amour chrétien: l'nuit aux âmes en les éloignant de la vraie charité,
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qui est de se vouloir et de se faire du bien dans l’ordr du salut.
Nos ancêtres, sans être tout-à-fait irréprochables dan leurs relations sociales, savaient cependant en banni ce qui pouvait désuuir les cœurs. Ils y conservaien l'esprit de charité et de fraternité chrétiennes. C1 leurs relations sociales étaient franches, sincères et tou jours accompagnées d'un sans-prétention qui tendai éminemment à unir les cœurs et à les rendre heureux Les titres qu’ils se donnaient en s'adressant la parole eomme ceux de voisin, de cousin, de frère, d'ami, etc. etc., étaient les indices de cette fraternité chrétienn qui, éloiguant l’égoïsme et les vaines prétentions, uni les cœurs et devient le sigue qu’un peuple est sous l'in fluence de l'Esprit du Dieu de paix d'union et di charité.
50. Enfin, harmonie entre l'éducation et la mission 1 la femme catholique.
Quand on a eu le bonheur de naître de parents vra ment chrétiens; quand on a vu le jour dans une localit où les mœurs patriarcales s'étaient conservées; quani on a été, pendant ces jeunes années, sons la direction d’un homme profondément pénétré de l'esprit catho: lique; quand, devenu plus grand, on à reçu lex soin d’autres hommes, revêtus d’un caractère vénérable « qui savaient former à la vertu les cœurs des jeunes gens: quaud séparé du monde par une consécration spéciale pour mieux en apprécier l'esprit et les besoins; quand par des études sérieuses, on à eu l'avantage de con: prendre les vérités catholiques et d’en connaître les sa lutaires inflences sur la société ; quand on à passé unt assez longue vie dans un ministère où tous les cœur sont à nus, on sent, daus les profondeurs de son être, ui besoin comme infini de dire à des frères, qu’on a aimé
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lus que sa santé et plus que sa vie, ce qu'ils doivent ne jumais perde de vue, dans l'éducation de la femme ‘atholique.
Si l'on veut consulter l'esprit catholique, il dira qu'elle doit être la mission de la femme dans la famille et dans la société; la voici en deux mots: La femme catholique est sppelée à contribuer puissamment à sauver la famille et la société, je devrais dire sans restriction : elle
est appelée à sauver la famille et la société, en conservant la foi et en inspirant l'esprit de foi dans la famille, et la faisint passer par la famille dans la société. Son éducation doit done être essentiellement dirigée dans le bat de Ja préparer à cette mission, mission de la plus haute importance pour un peuple qui veut et prétend demeurer catholique.
Si l'éducation qu'elle reçoit, est parfaitement en harmouie avec les enseignements de la foi; si on sait en graver profondément Îles divins préceptes dans son cœur ; si on lui en fait prendre le véritable esprit; si, enfin, on réussit à lui faire concevoir une grande idée de ce qu'elle est appelée à faire, dans la famille et dans la société, elle sera ce qu’elle doit être, ce que Dieu dewande d'elle, ce que la religion attend d'elle : une femme vraiment catholique. Car, ne l’oublions point, appelée plus tard à ÉLEVER des enfants, elle devra nécessairement les former selon son cœur, par ses exemples, par ses paroles ct, surtout, par les tendances de son cœur.
Pour être encore ce qu'elle doit être, l'éducation de la fenime catholique doit tendre à lui inspirer un profond sentiment des vérités de la foi, une grande horreur du monde et de ses plaisirs, une aversion cordiale de ses vanités et de son orgueil. Elle doit la former à l’amour du silence et de lx retraite et, ee qui comprend tout elle doit lui aider à acquérir une vraie et solide piété.
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L'éducation, donnée à la jeune fille, serait très incomplète si, dans notre siècle, on ne l’accoutumait non sen lement à l’obéissance, mais à la vertu d’obéissance, qui consiste à obéir à ses parents et ses supérieurs, dans la seule vue de plaire à Dieu, commandant par ceux de qui elle dépend. La femme sera obligée, plus tard, de commander dans la famille, et pour bien commander, il faut avoir su bien obéir.
On doit éloigner d'elle, avec un soin tout spécial, tout ce qui pourrait donner atteinte à la candeur et à la pureté de son cœur. Ce sanctuaire de la jeune fille doit
être fermé à l'entrée de tout sentiment étranger à ceux
de la piété et de la modestie. Par conséquent, tout livre, toute brochure, tout feuilleton, toute gazette, où
elle pourrait trouver des idées fausses, mondaines, dan- |
gereuses à son innocence, ne doit jamais être placé dans ses mains,
Qui ne sait, hélas! ce que sont devenues et la femme et la famille et la société, après qu'Eve eût pris dans ses mains et mangé le fruit de l'arbre de la science du bien et du mal ! Comme la désobéissance de la femme séduite par le serpent a fait les plus grands ravages dans son cœur virginal, de même il en serait pour le cœur de la jeune fille qui lirait des livres, renfermant la science du mal.
Ce n’est pas tout. L’instruction qu’on lui donnera devra être éminemment catholique. La jeune fille doit avoir une connaissance aussi parfaite que possible, des maximes de l1 religion, de ses préceptes, de ses pratiques et de son esprit qui élève l’âme vers Dieu et lui apprend à remplir tous ses devoirs dans le seul but de lui plaire. C’est le sens de cette grande maxime évangélique : Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice.
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Pour qu’elle puisse acquérir cet esprit religieux, il faut lui apprendre à veiller avec le plus grand soin à la garde de son cœur, suivant ce conseil du sage: Appliquez-vous avec toute sorte de soin à la garde de votre cœur, parce qu’il est la source de la vie.
Le cœur est la source de la vie ! Que cette vérité renferme des vérités! Car on est bien tel qu'est son cœur. Si le cœur est bon, on est bon ; si le cœur est pur, on est pur, ete., ete. De quelle importance est-il donc d'aider la jeune fille à bien garder son cœur, afin de n'y rien laisser entrer qui puisse en blesser la sainteté? Car» peut-on l’ignorer? Son cœur n'est-il point comme l’arsenal d'où elle devra tirer, plus tard, toutes les vertus qu’elle est obligée de déposer dans le cœur de ses enfants ? Ne sait-on point d'ailleurs que les joies profanes souillent le cæ 1r d’ane jeune fille, que la vanité le flétrit, que l'esprit mondain le blesse, que l’orgueil le dessèche et que le vice le tue? Que peut-il ensuite sortir de ce cœur souillé, flétri, profané, blessé, desséché, mortenfin, si non, comme le dit saint Paul, une odeur de mort, pour la mort ?
Dans les principes de la foi, la femme catholique doit être grave, sérieuse, aimant le travail. Elle Goit être économe, soigneuse, rangée et pleine de dévouement. Elle doit porter sur son visage une expression de modestie et de pudeur qui soit comme un avertisssement de toujours la respecter ; enfin, sa piété doit être sincère et sans aucun mélange de pédanterie ou de mondanité.
Qu'on me permette de rapporter ici un fait qui prouvera comment, à l’époque dont je parle, on entendait cette grave question de l'éducation de la femme.
Les religieuses, dont alors nous avions quelques communautés dans nos campagnes, comprenaient, ce me semble, parfaitement bien la délicate et importante mis-
sion dont elles étaient chargées. Ce qui prouve, c’est le soin qu’elles mettaient à former les jeunes filles de la campagne à bien s'acquitter des devoirs d’une femme catholique. Pour y parvenir, les bonnes et vertueuses sœurs avaient adopté cette règle fondamentale de l’éducation qu'elles donnaient: Avant tout, la piété. Qui dira que, au point de vue catholique, elles wavaient pas grandement raison? Car qu'est-ce que la piété? C’est une disposition du cœur à l'égard de Dieu, qui fait qu'on s'acquitte avec beaucoup de respect et de zèle de ce qu'on lui doit. La piété, c'est encore un sentiment d'une profonde affection pour Dieu et pour tout ce qui regarde les choses religieuses. Fléchir a dit qne la piété sincère est fort gaie et n’a rien d'embarrassant.
D'ailleurs, est-ce que la foi ne nous enseigne point que la piété, la vraie piété, est utile à tout, suivant cette parole divine? La piété est utile à tout, dit saint Paul, et c'est à elle que les biens de la vie présente et ceux de la vie Juture ont été promis.
J'y a environ vingt ans, j'étais rendn pour donner une mission dans une des paroisses de la campagne. Le curé me rendant compte des besoins spirituels de sa paroisse, me fit la remarque suivante, qui ne s’est jamais effacée de mou souvenir: J'ai, me dit-il, le bonheur d’avoir dans ma paroisse, un assez grand nombre de mères de famille qui ont reçu leur éducation dans un certain couvent, qu'il me nomma. Elles n'y ont point reçu une éducation bien brillante, selon le monde, mais elles y ont été formées à la modestie et y ont contracté l'habitude d’une sincère piété. Leurs familles sont admirablement bien formées ; tout y est à sa place et tout y est charmant. Il me semble que Dieu y est bien servi. Puis il ajonta: Vous les reconnaîtrez facilement an milieu de toutes les autres femmes de ma paroisse.
Cette dernière remarque du vénérable curé m'avait
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singulièrement frappé.......mais il ne m'avait point trompé. Les femmes dont il n'avait fait l'éloge, étaient remarq'ables entre toutes Les autres, Il n'avait pas à s'y tromper, E les portiient sur leurs visazes nn charme saisissant de modestie, de douceur et de gravité religieuse qui inspiraient pour elle nu profond respect et une admiration sais bornes,
Ce quiavait encore excité mon admiration, c'est que, aumilieu d'autres personnes de leur sexe déjà livrées au dax et à la vanité des parures, elles n'avaient absolument rien dans leurs vêtements, dans leurs co.ffires et sur leurs chapeaux qui ne fut suivant les règ es de la plus parfaite modestie. Tai vraie piété enr avait fait comorendre qe la gréeest vraie, que les beautés empruntées sont tronpeuses, et que l'amour des vaines parures ne doit jamais entrer dans le cœur de la femme vraiment catholique. Elles étaient done bien réellement comme dit saint Paul, la bonne odeur de Jésus-Christ, une odeur de vie, pour la vie !
Voilà bien, me disais-je, là femme catholique, formée par Les mains de la religion! Voilà ce que la piété chrétienne en sait faire! Voilà comment, semble au prêtre, elle devient la lumière du monde et le sel de la terre! Voilà comment elle se sanvera elle-même, et sauvera avec elle li famille et la société ! Voilà ce qu’elle doit être, sielle veut se faire louer, bénir et respecter, suivant cette parole du Sage: La femme qui craint le Seiuneur, est celle qui sera louée.
Mon Dieu, vous qui voulez continuer de sauver le monde par la femme catholique, d'venne la coadjntrice dé Ta bienheurense vierge Marie, que vous avez donnée pour modèle aux femmes chrétiennes, daignez inspirer à mes compatriotes de prendre les moyens d’en former toujours qui ressemblent à celles que j'ai tant adimirées !
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