‹ Essai sur le PaliChapitre 64 sur 108 · SECTION III · texte numérisé non relu

SECTION III

Conjugaison.

La conjugaison pâlie, comparée avec le samskrit, présente les mêmes particularités que la déclinaison. Les

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lcrminiisons sont en général les memes; elles ne sont altérées la plupart du tems, que quand elles offrent des alliances de lettres qu’une prononciation efféminée ne peut articuler. Le petit nombre et la nature des textes que nous avons pu consulter, n’a pas du, ainsi qu'il a été dit plus haut, nous donner la totalité des formes des verbes palis. Nous en avons toutefois recueilli asses pour nous former une idée de la conjugaison de cette langue, par rapport surtout h la question générale qui nous occupe.

Les trois personnes sont conservées en pâli, chacune avec sa désinence propre ; mais le duel a disparu comme dans les noms. Le pâli possède également l’actif et le passif, quoique ce dernier mode ne paraisse avoir qu’un petit nombre de formes, et se rencontrer rarement. Le moyen est probablement perdu ; au moins, n’avonsnous rencontré aucune forme de cette voix. Voici d’ailleurs une observation qui confirme notre hypothèse. En samskrit, le passif a les mêmes désinences que le moyen , mais il s’en distingue par l’insertion d’un y entre le radical et la terminaison. Le pâli insère de même le y pour former le passif; mais la terminaison reste celle de l’actif: ainsi vidjdjanti pour vidyante , ils sont connus; voutclitchati pour outchyate , il est appelé. Si le pâli eût réellement conservé la voix moyenne, il en eut certainement gardé les inflexions au passif. Les verbes palis, dans cet état de composition, nous paraissent très-heureusement représenter la signification intransitive de ces locutions françaises, il se dit, il se fait. Le pâli a sans doute aussi perdu quelques tems, par exem-

ESSAI SUR LE PALI, pie, ceux que le D r Wilkins appelle prècatif et conditionnel. Il a probablement gardé deux des trois tenis passés du samskrit, quoique nous n’en ayons trouvé qu’un. Des deux futurs samskrits, il est douteux, et il nous semble peu probable, que le pâli n'en ait conservé qu'un seul. Toutefois, d’après les textes que nous avons lus, nous' pouvons dire que la conjugaison pâlie offre peu de tems, et seulement ceux qui sont indispensables. Le nombre des tems que nous avons rencontr s, s’élève à cinq : le présent, le potentiel, l’impératif, le futur et le parfait. Le participe présent, actif et passif, celui du futur et de l’aoriste passif, sont conservés en pâli ; nous ne saurions dire s’il y en a d’autres; on trouve en outre le gérondif ou le participe absolu en Ivd, et l’infinitif. Quant aux formes dérivées des verbes, on rencontre très-fréquemment le causalif; nous n’avons pas vu de fréquentatif et de désidératif.

Nous allons maintenant exposer les désinences de chaque tems en particulier, au moins de ceux qui se sont rencontrés dans nos lectures.

Le présent indicatif est terminé comme il suit:

Siog. i. Ami a. as! 3. ali

Plur. I. Am a i. atha ? 3. antl

Nous nous contenterons de rappeler que ces formes sont absolument les memes qu’en samskrit, et que la première personne du pluriel n’est pas dérivée suivant l’analogie du pâli, qui exige dmo, parle changement du visarga. Cette irrégularité a probablement son origine

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