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Ces deux grands principes : ne pas nuire, aider la
nature, ont été connus de tout temps pour ainsi dire, et sauf les Empiriques, la plupart des Médecins dignes
de ce nom les ont toujours pris pour guides. Et cependant ces principes si simples les conduisirent à
instituer des traitements qui, pour les plaies en parti-
culier, ont été aussi nombreux que bizarres et diffèrents
les uns des autres.
C’est parce qu’une plaie si simple soit-elle, est dans la réalité un phénomène extrêmement complexe. Et l'on comprend dès lors que les idées que s’en sont faites les médecins dans la longue série des siècles ont été extrêmement différentes, et par suite n’ont pu les conduire qu’à des traitements également “très différents suivant les conceptions qui les dirigeaient.
Aujourd’hui, malgré des siècles d'observations et
d'expériences, malgré les progrès des sciences fondamentales de la médecine, nos idées sur les plaies sont certainement encore très incomplètes. Mais cependant un progrès énorme, puisqu'il a bouleversé toute la chirurgie, a été accompli. Nous le devons au génie, de Pasteur. Gràce à ses lumineuses Doctrines si bien mises à profit par Lister et toute une pléiade de successeurs, nos idées sur les Plaies sont devenues tellement plus précises, que par un contre coup inévitable leur traitement jusque-là à peu près empirique ést régi de nos jours par un certain nombre de grandes règles, EE
Ces règles, dont l’application méthodique conduit à
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de si beaux résultats, nous avons pensé qu’il était
rationnel de les exposer tout d’abord, avant même d'aborder l'étude du pansement artificiel. En agissant ainsi, en effet, nous ferons ce que lon doit toujours faire quand on in titue une thérapeutique quelle qu’elle
soit : rechercher d'abord des idées directrices pour la
légilimer. ;
Après cela seulement nous commencerons l'étude du pansement au sérum artificiel.
Nous diviserons cette étude en trois chapitres :