‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 105 sur 327 · LXVIII · texte numérisé non relu

LXVIII

étaient à peine civilisés. Dans le fragment d'une inscription trouvée par M. Waddington à Kanatha dans l'Auranite, le prince se plaint de Tétat sauvage dans lequel ses sujets ont vécu jusqu'alors. « Dans certaines parties du pays, dit-U, ils vivent « comme des bêtes fauves dans des tanières. » La contrée fut traversée par une grande voie militaire ; des postes furent placés à la frontière du désert, et enfin plusieurs aqueducs furent élevés par les ordres de Palma. < On est profondément frappé de la « grandeur de la puissance romaine et de l'énergique adminis- « tration qui a laissé son empreinte ineffaçable jusque dans ces « contrées lointaines et sauvages*. » Plusieurs médailles furent frappées en commémoration de la conquête de l'Arabie*. L'ancien royaume nabatéen fut provisoirement réuni à la Syrie et ne devint une province distincte que plus tard, pendant le séjour de Trajan en Orient, au milieu de la guerre des Parthes. Cette province fut gouvernée par un légat prétorien, qui avait sous ses ordres la légion IIP Cyrenaica, en garnison à Bostra^. Cette ville prit le surnom de Tpaïavif; ^.

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