‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 309 sur 327 · Dion, LXVIII, 7. Julien, Caess, S · texte numérisé non relu

Dion, LXVIII, 7. Julien, Caess, S

s. Julien. Caess. 22, attribue à la paresse son manque de talent pour la parole.

et recherchait la compagnie. Pline a parlé des entretiens savants, des conversations intéressantes et pleines d*un aimahle enjouement, qui s'engageaient à la table de l'empereur, des dncpoi^xaTa qui suivaient le repas*. Quelques discours de Dion Chrysostôme* peuvent nous donner une idée de ce qu'étaient ces propos de table, de Tordre d'idées que Trajan aimait à entendre développer. On y parlait souvent d'Alexandre, son héros préféré^, et d'Homère, le poète favori d'Alexandre et le grand éducateur de toute l'antiquité. Le vers qui désigne Agamemnon :

trouvait une application directe et bien naturelle à un souper du Palatin ou de Centum Cellae. Trajan se montra bienveillant pour les philosophes ^ que les Fia viens avaient traités assez mal. D prêtait l'oreille à leurs discours, mais n'en comprenait pas toujours la subtilité : il se tirait avec finesse de l'embarras qu'il éprouvait à leur répondre. Quand il revint de la guerre de Dacie, il permit à Dion de prendre place à côté de lui sur le char de triomphe. Le philosophe développait des théories assurément très-profondes : « Je 4c n'entends pas du tout ce que tu me dis, répondit à un moment « l'impérial auditeur, mais ce que je puis t' affirmer, c'est que je 4c t'aime comme moi-même ®. »

n fut pourtant écrivain ou, pour mieux dire, quelques ouvrages portent son nom. Les conunentaires sur la guerre des Daces étaient probablement l'œuvre de Licinius Sura qui l'accompagna dans les deux expéditions et qui rédigeait ordinairement ses discours et ses messages "'. Les lettres adressées à Pline, dont Vigneul de Marville a loué Yimperatoria brevitas et le style d'une précision noble et sévère, furent sans doute écrites par Hadrien qui succéda à Sura comme secrétaire intime de Trajan. C'est Hadrien qui composa les vers grecs qui accompagnaient les ofirandes de Trajan à Jupiter Casios, et où l'empereur parle en son nom. Estr-ce aussi à lui, est-ce réellement à Trajan qu'il faut attribuer un distique conservé dans l'Anthologie^? Cette mauvaise pointe ne fait guère honneur à celui qui l'a composée.

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