‹ Essai sur le rireChapitre 2 sur 112 · LES NOTES JOYEUSES DU RIRE · texte numérisé non relu

LES NOTES JOYEUSES DU RIRE

Le présent ouvrage est, si je ne me trompe, le premier où l'on essaie de traiter sur une grande éclielle et en entier ce sujet : le Ri?'e, envisagé sous ses divers aspects, et dans ses rapports avec les formes sérieuses de notre activité et de nos intérêts. Aussi encourra-t-il, j'en suis sûr, le reproche d'être incomplet ou, du moins, mal proportionné. On lui reprochera encore, j'en suis [également sûr, de refléter clairement ce qu'il y a de personnel dans l'expérience de l'écrivain. Cependant je prévois cette objection sans en être troublé. 11 est, me semble-t-il, non seulement inévitable, mais désirable, du moins dans l'état actuel de nos connaissances sur ce sujet, que celui qui essaie de bien comprendre un instinct dont nous voyons l'intensité et la forme varier considérablement chez les hommes, dont le jeu est souvent très délicat, et dont la signification est loin d'être claire, sache, tout en mettant pleinement à profit les impressions d'autrui, puiser largement dans sa propre expérience.

Certaines parties de ce volume ont déjà paru dans des Revues. Le chapitre I a été publié sous ce titre « Prolégomènes à une théorie du Rire », dans la Philosophical Revieio, 1900; le chapitre V dans la Revue Philosophique,

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