‹ Essai sur le système silurien de l'Amérique septentrionaleChapitre 21 sur 74 · Cyrtoceras Markær, pl. 9, fig · texte numérisé non relu

Cyrtoceras Markær, pl. 9, fig

Nous avons déjà vu que les cyrtoceras avaient été séparés des orthocerates par Goldfuss à cause de leur forme arquée.

L'espèce dont il est ici question a douze centimètres de long sur trois de diamètre; la coquille est assez épaisse, très-arquée, divisée en segments transversaux ou cloisons très-nombreuses et d'environ cinq millimètres de large; l'extrémité est arrondie et garnie d’une sorte de côte, ce qui la rend très-semblable au bout du fourreau d'un sabre de cavalerie.

J'ai dédié cette espèce à mon savant ami, M. Francis Markæ, secrétaire de PInstitut national des États-Unis : elle vient des chutes de la rivière de Montmorency, au Canada.

A. Actinoceras Richardsoni? (Stokes, Trans. de la soc. géol. de Londres, tom. I, pl. 59, fig. 2-5.) PL 7, fig. 1 et 2; pl 8, fig. 2 a et b.

J'avoue que ce n’est qu'avec doute que je rapporte cette espèce à celle de M. Stokes ; cependant, comme Je crois qu'en cas d'erreur il est encore moims préjudiciable de réunir deux espèces distinctes que d’encombrer le catalogue des êtres de prétendues espèces, je me décide à le faire.

Je réunis ici plusieurs individus, tous trouvés sur la petite Manitouline (lac Huron), les uns par moi-même, et les autres par mon excellent et savant ami le major Delafield, de New-York : le premier échantillon (pl. 7, fig. 2) représente deux individus, dont un des fragments a seize centimètres de long sur cinq de large; ils laissent manifestement voir les segments transversaux, et ainsi ils doivent probablement être considérés comme des tubes privés du test. Le supérieur, ayant été usé par le temps, laisse à découvert le siphon interne et les cloisons transversales. J'ai cassé le fragment inférieur, et j'ai mis également à découvert une partie de l'organisation intérieure. Cette coquille a dù être très-peu coniforme. w

La figure 4 de la même planche représente un magnifique échantillon entièrement rempli dactinoceras.

En à, nous en voyons un, ou plutôt un tube interne assez semblable à celui figuré n° 2, mais un peu plus conique, ce qui me fait penser qu'il provient d’une section plus rapprochée de la base.

En b nous en voyons ce que je considère comme l'extrémité supérieure du siphon, montrant qu'il se terminait d’une manière obtuse et arrondie ; les segments transversaux, ou plutôt les cloisons, sont beaucoup plus fortement marqués que dans le reste de la longueur : ce n’est peut-être, du reste, qu'un moule interne. La figure 2, & et b de la planche 8, représente sur ses deux faces une portion détachée du siphon interne, et qui a la plus grande ressemblance avec une vertèbre.

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