‹ Essai sur le traitement de l'iodisme par l'extrait de BelladoneChapitre 28 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — L'iodisme dans la majorité des cas constitue une gène et une incommodité très grandes pour les malades (coryza, salivation, larmoiement, céphalée, œdème de la face, etc.), ce qui rend souvent difficile la continuation du traitement, Quelquefois on observe des symptômes d’une haute gravité, parmi lesquels l’œdème de la glotte, l’albuminurie, pouvant aboutir à une lésion du rein : dans ces circonstances l’iodisme devient un danger. Dans l’un et l’autre cas, il mérite d’être traité.

2. — L'emploi de la belladone semble être le traitement de ces accidents, soit sous la forme d’extrait aqueux (à ha dose de 4 à 6 centigrammes), soit sous la forme d’atropine (à la dose de 1/2 à un milligramme).

3. — Parmi les symptômes de l’iodisme, il en est qui relèvent dela vaso-dilatation (tels sont les œdèimes, l’albuminurie passagère, les éruptions cutanées), et dans ces cas, la belladone agit en élevant la pression artérielle, par son action sur le cœur et sur les capillaires qu’elle resserre, (vaso-constriction). D’autres, tels que le lar-

moiement, la salivation, sont explicables par des phénomènes excite-sécrétoires réflexes, dus à l’irritation que

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les composés iodés ont produite en s’éliminant. La belladone et l’atropine agissent alors, soit en arrêtant ces phénomènes excito-sécrétoires, soit en diminuant l’excitabilité des terminaisons nerveuses périphériques.

4. — Dans aucun cas la quantité d’iodure éliminé n’a sensiblement subi de variations sous l'influence de la belladone ingérée, ce qui rend admissibles les hypothèses émises.

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