‹ Essai sur les AstringentsChapitre 10 sur 22 · LT · texte numérisé non relu

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brales, les néphrites, les cachexies ; les feuilles pilées, dans le rhumatisme, etc.

Mais, comme astringent, le fruit seul ou goyave est employé. On le mange sous forme de marmelade ou de gelée dans la diarrhée et la dysenterie.

Ha0o-racx(Laurinées). Cochinchine. L’écorce est un remède fort employé dans la médecine annamite. Il serait souverain contre les coliques, la diarrhée-et la dysenterie. L’écorce a une couleur gris cendré à l'extérieur, rouge brun à l’intérieur; elle a.une odeur aromatique très prononcée. On la donne en décoction de 6 à 10 grammes pour 100, en la mélangeant à l’eau de riz.

HERBE JEAN-BEcon (Kyllingia brevifolia; Cypéracées). — Réunion. Astringent.

Here JEax-RoBerT (Euphorbiacés). — Réunion, Inde et Antilles. Antidysentérique.

IcaquE(Chrysobalamus icaco ; Rosacées).—Antilles. Sénégal.

Les feuilles, astringentes, sont employées contre la leucorrhée et la blennorrhagie.

Les fruits, astringents également, sont conseillés dans la diarrhée.

Avec le suc des feuilles et des racines, on compose une huile astringente, très prisée des créoles galantes, comme l'écorce de virginité de certaines dames du Brésil.

KapD (probablement l’Acacia albida).— Sénégal. On vend à Saint-Louis l'écorce des rameaux comme astringente, et utile dans la diarrhée.

Kararas (Amaryllidacées). — Martinique. Fruits acides,

très astringents, servant à préparer un sirop antidysentérique.

M 78e KæLr (Ficus). — Sénégal. Ecorce astringente.

KepouniEye (Dioscoriacée ?).— Sénégal. Tige sarmenteuse, herbacée et succulente, que les noirs appliquent en ceinture contre les maux de ventre et dont ils administrent la décoction dans les maladies des voies urinaires: gonorrhée, blennorrhagie, etc.

Kinos. — Déjà cités. Sucs astringents antidysentériques, fournis par l'écorce de divers végétaux.

On retirait autrefois un vin très estimé du Pterocarpus erinaceus, très commun dans les forêts de la Côte occidentale d'Afrique et particulièrement au Rio-Nunez.

On en pourrait obtenir d’autres espèces végétales dans la plupart de nos colonies, et particulièrement des Palétuviers, Mangliers, du Pterocarpus suberosus à la Guyane; du Raisinier, aux Antilles; du Fayotier, en Cochinchine.

Kava ou Kawa (Piper methysticum ; Pipéracées).—Tahiti.

Fournit, par macération de ses racines sèches, un breuvage amer doué de propriétés enivrantes, blennostatiques et peutêtre anesthésiques (Thèse du docteur Martine sur les Nouvelles-Hébrides).

A faible dose, le kawa seraitun bon stimulantdes fonctions digestives, un excellent sialagogue. À dose un peu élevée, il aurait une action décongestive sur la moelle épinière. Il rend des services dans les leucorrhées, les blennorrhagies, la cystite chronique (Bulletin général de thérapeutique, 15 mars 1886).

Le kawa serait, paraît-il, d’une certaine utilité pour l’anesthésie oculaire (Semaine médicale de 1885 et 1886).

Koza ou Gourou.— Masse cotylédonaire et charnue de la graine du Sterculia acuminata (Malvacées). Afrique tropicale: Gambie, Gabon, Rio-Nunez, Soudan.

Produit célèbre et très recherché.

Sa noix, à saveur amère et styptique, renferme du tannin, de la caféine et de la théobramine ([Tœckel et Schlagdenhauffen, Journal de pharmacie et de chimie, 1883).

Le kola aurait des propriétés très variées. Ce seraitun tonique du cœur, un régulateur du pouls, un diurétique,un antidéperditeur, un tonique puissant favorisant la digestion, enfin, et c’est là ce qui nous concerne d’une façon toute particulière, un antidiarrhéique excellent, surtout pour les diarrhées chroniques, où il a été employé, ainsi que dans le choléra sporadique, par les docteurs Cunéo, Huchard et Durian.

Cette action antidiarrhéique n’a pas d'explication physiologique bien nette.

On lemploie sous forme de teinture de ? à 10 grammes; de vin; d'extrait qui sert à confectionner des pilules, pastilles.

ManGousran (Garcinia mangostana ; Guttifères). — Indo- Chine.

Fruit à pulpe acidulée très apprécié des Européens et des indigènes ; susceptible de servir de basé à des confections pharmaceutiques utiles contre la diarrhée chronique, comme le fruit du bael.

Le péricarpe, l'écorce de la tige et des rameaux sont très astringents et on les prescrit endécoction dans la dysenterie. Un pharmacien de Manille, Gruppe, en a retiré un extrait qui a donné de bons résultats dans la dysenterie, la diarrhée chronique, certaines affections catarrhales de la vessie et de l’urèthre. On l’administre en pilules et sous forme de sirop (Journal de pharmacie et de chimie, 1874).

MaxGuiEr (Mangifera indica; Térébinthacées). — Inde et colonies tropicales.

L’amande du fruit est astringente, riche en acide gallique. Elle est employée dans le traitement de la diarrhée et de la

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