‹ Essai sur les crisesChapitre 3 sur 18 · LE AL L · texte numérisé non relu

LE AL L

UT

U. prix avait été mis au concours par la Faculté de médecine de Paris vers le commencement d’avril 1830 : Prouver par des faits, exclusivement chservés dans une des salles de Clinique médicale, jusqu'à quel point est fondée la doctrine des crises et des jours critiques; tel était le texte de la question qui nous fut alors proposée. Inscrit parmi les concurrens qui se présentèrent en assez grand nombre > Je recueillis à l’'Hôtel-Dieu, dans le service de M. le professeur Récamier, quelques observations sur lesquelles je basai la rédaction du mémoire qu’on va lire. Aux termes du réglement , ce mémoire, pour être admis à l’épreuve du concours, devait être déposé aux bureaux de la Faculté dans les derniers jours du mois d’août. Il paraît que les bouleversemens politiques survenus à cette époque firent d’abord ajourner indéfiniment cette épreuve : c’est là du moins la réponse qui me fut faite, ainsi qu’à beaucoup d’autres ; mais plus tard, une décision contraire prévalut, le concours eut lieu, et par suite de l’erreur dans laquelle se sont nécessairement trouvés plusieuts d’entre nous, il est advenu qu’un très-petit

nombre d'élèves seulement ont rempli les conditions vou-

aussitôt se manifeste dans un autre organe plus ou moins distant du premier ; |

°, Une affection envahit lun de nos organes, s’y fixe pendant un certain nombre de jours Puis disparaît complètement ; mais à sa place se manifeste soit dans le même organe, soit ailleurs, une affection d’une toute autre nature ;

5°. Enfin une maladie se déclare. Après un certain laps de temps, l'une des sécrétions de l’économie humaine subit tout à coup une augmentation quelconque, ou bien change de nature ; de ce moment le mieux se manifeste, et au bout d'un temps qui varie, l'affection disparaît : |

Je demande quel nom on donnera à cette triple série de phénomènes. Je demande si la raison permet d’attacher par une dénomination commune la même idée à trois faits aussi dissemblables. Non, assurément non, pour peu que l’on tienne à rendre par la rigueur du langage la science moins obscure et plus précise. Je crois donc qu’il faut donner exclusivement le ñom de métastase aux changemens qui surviennent dans le premier cas; celui de métaptose à ceux qui se manifestent dans le second; et que l’on doit réserver le moi crise, pour exprimer ce qui se passe dans la troisième circonstance. Ainsi donc par métastase on entend le transport d'une maladie de l’un de nos organes à un autre ; à la vérité, cette définition ne peutêtre regardée comme rigoureuse, car une maladie ne se transporte pas, mais bien la cause qui la détermine. Quant à la métaptose, elle n’est rien autre chose que la substitution d'une maladie donnée à une autre affection , soit que cette substitution s'opère dans le même organe, soit qu’elle ait lieu dans un organe différent. Par crise enfin, on doit entendre la solution heureuse d’une maladie à l’aide d’une sécrétion organique quelconque ; je dis solution heureuse, car toute crise

anisme ne se trouvait dans des impossible de supporter sans dé-

aimènerait ce résultat, si parfois conditions si mauvaises, qu'il lui triment la supersécrétion qui la constitue.

Ces choses bien conçues, je crois que l'on peut actuellement tra-

duire ainsi la question proposée : 1°. Ÿ a-t-il ou n’y a-t-il pas des sé- -crétions par lesquelles les maladies peuvent se terminer? 2°. Ces sécrétions arrivent-elles à certaines époques plutôt qu’à certaines autres? Or, ramené à cet énoncé simple et clair, le problème à résoudre me conduit naturellement à considérer les diverses sécrétions -organiques dans leur rapport avec l'état critique des maladies. J'examinerai donc successivement et dans l’ordre indiqué par l’anatomie elle-même :

1°. Les sécrétions cutanées ;

2°. Les sécrétions muqueuses; 3°. La sécrétion lacrymale;

4°. La sécrétion:salivaire;

5°. La sécrétion pancréatique ;

6°. La sécrétion hépatique ;

7°. La sécrétion urinaire ;

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