‹ Essai...sur les danses des morts, Volume 1Chapitre 10 sur 32 · Cumana · texte numérisé non relu

Cumana

Tenant la plaie de Jé-

La nativité de Jésus-

sus-Christ *.

Christ.

1 Erythrea.

• On a cru reconnaître , dans la figure oblongue de la plaie que tient cette sibylle, un coquillage de la classe des porcelaines,

raient faire penser qu'elles représentaient la Justice et la Force.

Ces figures , qui portent généralement de vingt-deux pouces à deux pieds de haut, sont d'une exécution supérieure à celle des basreliefs de l'Hôtel du Bourgtheroulde.

Comme pour compenser ce que l'aspect de ces groupes avait de sombre et de sépulcral, les chapiteaux des colonnes déployaient tout ce que le style arabesque offrait de plaisant et de folâtre dans ses innombrables licences. Des femmes nues, de gracieuses cariatides, descupidons et des figures fantastiques, qui semblaient vouloir provoquer, par les formes, les grimaces et les attitudes les plus grotesques, l'hilarité du speo tateur, ornaient ces chapiteaux,, dont la taille vive, franche et délicate fait amèrement regretter la mutilation. On en trouve encore, cependant, plusieurs passablement conservés, comme on peut le voir dans les trois spécimen de notre planche VI. Mais il est probable qu'ils n'ont échappé au vandalisme des compagnons de Gabriel de Lorge, que parce qu'aucune pensée religieuse n'avait présidé à leur exécution.

Le bâtiment qui circonscrit le cimetière ou Faitre de Saint -Maclou se compose d'un seul

en même temps ceux des profils. Les sculptures des portes latérales de la façade occidentale de Notre-Dame de Rouen offrent un sujet de ce genre.

Quelle décoration pouvait mieux s'adapter à la destination de ce sol anthropophage , qui , pour ainsi dire, n'était lui-même qu'un immense cadavre dont les chairs, comme le foie de Prométhée, étaient perpétuellement renaissantes.

Une vénérable religieuse, morte presque octogénaire, dans Tunique étage qui couronne ces galeries funèbres, m'apprenait un jour que, déjà couverte du voile et toute jeune encore, elle avait longuement résidé dans cet horrible foyer de méphitisme; elle me montra sa fenêtre d'où jadis, à des époques de mortalité publique, elle voyait quelquefois, pour un seul jour, précipiter dans la fosse dix ou douze cadavres à peine enveloppés d'un chétif linceul.

Ce terrain , qu'ombragent maintenant de jeunes arbres groupés autour d'une croix, ne voyait pas alors un seul brin d'herbe verdoyer à sa surface qu'une forte pluie semblait parsemer de dents, de ces dents, peut-être, qu'avaient comparées à des perles enchâssées dans du corail Michel d'Amboise et Eustorg de Beaulieu, galants blasonneurs du temps des derniers Valois.

Disons d'abord que c'est de 1 526 que datent les premiers travaux :

* En 1526, rapporte un manuscrit de Pépo- » que, furent commencées les allées du cime- » tierre de Saint-Maclou. »

Il parait que la dépense fut en partie couverte au moyen de quêtes et de dons particuliers. En effet, je lis dans les comptes :

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