‹ Essai sur les Formes Cliniques de la Symphyse CardiaqueChapitre 3 sur 19 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

La symphyse du péricarde a été l’objet de nombreux travaux anatomiques et cliniques depuis que Lancisile premier établit son caractère nettement inflammatoire, faisant ainsi justice de l’opinion de Galien qui voyait là simplement une absence congénitale de la séreuse; de ces tra. vaux, M. Morel-Lavallée, dans sa thèse récente, a fait une étude critique très approfondie, très complète. Mais l’auteur est obligé de conclure que la symptomatologie de la symphyse cardiaque n’est pas encore nettement

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individualisée ; car, à côté des cas dans lesquels cette symptomatologie a ëêtè bien dessinée, bruyante même, l’on rencontre des observations nombreuses de symphyse complétement latente ; cette conclusion, basée sur les faits mais quelque peu décourageante pour le clinicien, est également adoptèe par M. le professeur Potain dans ses leçons cliniques de la Charité.

Nous avons cherché à dègager quelques-unes des lois qui entraînent une symptomatologie si variable pour une affection, qui devrait, semble-t-il, toujours être de valeur égale. Nous croyons qu'il y a symphyse et symphyse; dans certains cas la lésion reste superficielle, trop peu étendue pour entraîner une grosse gêne du fonctionnement du myocarde; cette symphyse n’aura évidemment pas de symptomatologie, elle restera latente, absolument latente, et constituera une trouvaille d’autopsie.

Dans d’autres cas, la lésion va envahir non-seulement le péricarde, mais même le myocarde et l’endocarde ; si elle reste limitée au péricarde, elle sera profonde, entraînant des adhérences fibreuses, qui déterminent tou- Jours un certain degré de myocardite interstitielle et constituent un obstacle sérieux au fonctionnement du

cœur; parallèlement à ces lésions étendues, la symptoma-

tologie sera bien nettement individualisée, et, si même nous cherchons les maladies qui produisent une symphyse ainsi constituée, nous trouverons le rhumatisme articulaire aigu à forme spéciale et la tuberculose : nous croyons donc qu’il est nécessaire de classer les symphyses du péricarde, et nous nous proposons, dans ce travail, d'étudier principalement deux formes cliniques :

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