TOUR DE BABEL
Nous arrivons à Babel , et même , à cette époque si reculée , nous trouvons encore des
(i) Dans le sens de rinitiation , on nommait le Nazaréen enToyé pour éclairer les nations kjiis de ThoThy ieJUs de Dod ,de Dauid; car David porte le nom même de Thoth on Hermès. ISO ëUit fils de Dod , "ni , fils de David par Joseph en ce sens , c'est-k-dire , par éduca-^ tion ; il Tétait par nature du côté de sa mère»
traces de la forme hermétique des premiers moimmens. Cette tQur si célèbre n*est qu'an immense obélisque ^ une pyramide élancée, un Tboth colossal destiné k sefyir de signe de reconnaissance , et de prei^ve d'une commune origine.
Les tribus de Ruben et de Gad , lors du partage de la terre promise , élevèrent, dans la même intention et de la même manière, un autel colossal près du Jourdain. Accusées d*idolâtrie à cause de ce monument, elles se disculpèrent en disant qu'il était pour elles et pour leurs descendans un signe ^ une preuve de leur origine commune avec le reste d'Is-^ rp\)3 raël. Le mot MiZBE que Josué emploie, XKXSto est le même que MiTZBE , une colonne, c Ce » rCest pwnt ^ disent ces deux tribus , un au^ » tel destiné à des sacrifices » ^ c'était une colonne, un tboth colossal, un obélisque enfin (i).
Le nom du monument de Babel confirme ce rapport. Ce monument n'était point une tour , comme on le pense généralement ;
(i) On sait que les colonnes, les pierres dressées da premier Hermès , n'étaient qu'au nombre de deux , c'est en commémoration de ce fait qu'il n'y avait, dans le temple de Jérusalem , que deux MiZBÉ ou autels.
ce n'était point des tours que les premiers bommes érigeaient quand ils avaient Tintention de laisser & la postérité un monu* ment durable; c'était des pierres colossales^ des obélisques > des pyramides. MiGDAL, hixo nom du monument de Babel , désigne une chose excessivement élei^ée ; un amas de pier^ res très élevé; un tas formé en gradin comme un marche-pied} c'est la forme même des pyramides. La manière dont le monument de Babel fut construit , ne permet pas de lui donner une autre forme.
Gomme nom d'un monument très élevé ^ MKjDAL a désigné un obélisque. Ëzéchiel , ( cb. 2QfY. lo )^ donne ce nom à l'obélisque de Sienne , marquant les limites de l'Egypte du côté de TEtbiopie^ et la conmiune origine des deux peuples. Gel obélisque existe encore f mais mutilé.
Enfin , ce mot Migdal ou MaGDOL était Vi*T2)3 égyptien , puisqu'il était le nom d'une ville da?.'*^iî>iV, d'Egypte; et probablement cette ville avait »i?a//e et !<;• 70.
été ainsi nommée à cause de quelque obé« lisque ou monument pyramidal remarquable.
*!SNS8>
( aa6 ) COLONNES HERMÉTIQUES
CKU LES lVaB9S CHISOIS.
Arrivés dans la mère-patrie de toutes les nations ; placés^ en quelque sorte ^ au milieu d'elles dans les plaines de SeN*AR ou plutôt SIN-OR (i)y arrêtons nos regards sur une des ramifications de cette grande famille »
qui , forcée de s*en séparer , conserva , dans son nom même , le souvenir de son ori« gine. Je veux parler des SIN ou anciens GHIN-ois (a). Consultons leurs caractères anciens , nous j trouverons la borne > la co*
(i) Ce mot est composé de SaN ou SiN , ^ ou ^D| q[ai désigne k ckangemeni , le trouble, la disseniion , la ut/sinteSigence, et qui est le négatif de SaN on Sin, ^, qui marque le bon accord, la paix, la tnuupdUiié^ la bonne inielUgence. OR| yf^ signifie plaine , prairie; le mot 5iN-OR offre donc ce sens : la plaine du dumge» ment, du trouble ^dela disseniion ,dela mésinUBigence.
(a) SIN est, en chinois , le nom d'un ancien rojaume. « Les principaux peuples de l'Asie appellent la Chine ^ » jusquli nos jours , Tsin, Tchin ou Sin ». Eratosthènes désigna la capitale de la Chine par le mot Thinœ, Oivou ( Voy. le PantLéon chinois du docteur Hager, pag. 8 et suivantes ).
lonnne hermétique , avec les significations que nous lui reconnattrons par la suite.
âûl
Ciractère moderne.
Remarquez dans un de ces caractères un exemple des premiers changemens faits à ces xnonumens destinés , en partie , à recevoir le tableau des observations astronomiques; ce qu'indique la spbère placée au - dessus de la borne ou colonne^ primitivement terminée en pointe comme les obélisques.