‹ Essai sur les médailles des rois perses de la dynastie SassanideChapitre 14 sur 31 · uiiuo'r iormmw\Mlr->imMB Pl. IV · texte numérisé non relu

uiiuo'r iormmw\Mlr->imMB Pl. IV

Mazdiesn bèh farahran

l'adorateur d'ormuzd, l'excellent varahran.

Bustes accolés de Varahran et d'une reine; le roi a la tète ceinte d'un diadème ailé , et surmontée d'un globe céleste , les oreilles ornées de pendants , la barbe frisée et terminée par une touffe qui tombe sur la poitrine , les cheveux disposés en paquets derrière la tête.

\ja reine est coiffée d'une sorte de tiare ornée d'un rang de grosses perles et terminée par une tète de sanglier ; ses cheveux tombent en longues tresses le long de son cou. Dans le champ, à l'opposé des bustes royaux, est une troisième figure, absolument imberbe, les oreilles ornées de pendants, la tète coiffée d'une tiare recourbée, qui se termine en tête d'aigle ou d'épervier, et tenant à la main un diadème royal .

Faraliarn (sic) iezdani (rétrograde).

LE DIVIN VARAHRAN.

\ araliran debout, tourné vers un pyrée, la main gauche sur la garde de son épée , la droite élevée vers l'autel ; en face de lui , la reine , la tète ajustée comme sur le droit de la médaille , vêtue d'une longue robe , tenant de la main droite élevée un diadème royal. Dans le champ , au-dessus de l'autel , un diadème et un symbole en forme de caducée ¥ .

AV. 5. i36 grains. Cabinet de la bibliothèque royale.

I /exemplaire du cabinet de M. Rollin est entièrement du même poids.

Pl. IV, 4. N" 24. W'I» Mic/fieuii iimu wuw iijwjo irrroir xj ymu*

Mazdiesn bèk Varahran malcan malca Airan ve ani[ra\n minoutclietri men ie[zd]an.

l'adorateur d'ormuzd, l'excellent varahran, roi des rois de l'iran et du touran, germe céleste des dieux.

Bustes de Varahran et de la reine, ajustés comme sur la médaille précédente. La troisième figure ne tient pas de diadème.

Varahanr (sic) iezdani.

LE DIVIN VARAHRAN.

Pyrée, entre deux figures adossées , dont l'une parait être le roi ;

la seconde, qui porte le même costume, n'a pas d'ailes à la tête; toutes deux ont une main appuyée sur la garde de leur épée, et l'autre posée sur une haste; dans le champ, à gauche, au-dessus de l'autel, un diadème royal.

AR. 8. Poids, 79 grains. Cabinet de la bibliothèque royale.

Cette pièce est percée de deux trous.

.V 25. ^jjiia^x) uiU'O luivtn njvno Pl. IV, 5.

Maz[di\sn [b]èh f'arahran mal[cari] A'iran mi. —

l'adorateur d'ormuzd, l'excellent varahran, roi de l'iran

Bustes du roi et de la reine, ajustés comme sur les médailles précédentes, avec cette différence seulement, que la tiare de la reine est ornée d'une tète de griffon tenant dans le bec un pendant formé de trois perles, tandis que le troisième buste , placé dans le champ , porte la tiare terminée en tête de sanglier.

HJ. Légende effacée.

Revers semblable à celui de la médaille d'or n° ai, à l'exception des symboles placés dans le champ qui n'existent pas sur celle - ci.

AR. 7. Poids, 63 grains (cette pièce est fort usée). Cabinet de M. Rollin.

M. Ouseley, qui le premier a déchiffré sur les médailles n" 23 et a4 le nom de Varahran, avait en même temps attribué ces monuments à Varahran V, et se réservait de justifier plus tard cette classification (1). Visconti les restitua à Varahran H, guidé, qu'il était,

(1) My reason* for attributing ihose coin» to Bahanun the fiflh , rainer than to any oilier prince of tbal naine , ahall be hereafter mentioued. Obiervations on tome mettait and grmt. p. 10.

par le sentiment de I art qu'il possédait à un ai haut degré. Voici comment il s'exprime à ce sujet, en déduisant les motifs qui lui avaient fait adopter une opinion contraire à celle du savant anglais : « C'est « la parfaite conformité de ce médaillon, par la fabrique, par le style « de la gravure, et les caractères, avec les médailles de Sapor et de « Vararane I"; tandis, qu'au contraire, les monnaies des Sassanides « éprouvèrent les plus grands changements sous le long règne de « Sapor II, et de plus grands encore sous celui de Sapor III, chan- « gements qui ne cessent d'augmenter sous leurs successeurs. Ije re- « lief des types devient moins saillant, le dessin plus barbare, les « caractères y sont moins distinctement tracés, sans parler d'autres « différences qui ont lieu dans les légendes mêmes et dans les types ( i ).» Ces raisons que j'aime à emprunter à l'auteur de Y Iconographie et que je consigne ici avec empressement, parce que j'ai procédé par une méthode analogue dans la distinction des médailles de tous les princes qui portent le même nom, et que je ne crois pas inutile de m'autoriser d'un aussi respectable précédent, ces raisons, dis-je, étaient bien suffisantes, et il est à regretter que Visconti ait cru devoir en ajouter d'autres qui ne sont pas d'une égale force. Ainsi, voyant dans la ligure accolée au buste de Varahran celle d'un jeune homme qu'il croit être Varahran III, tandis qu'il donne le nom de Narsès au j>etit buste tenant un diadème et opposé aux deux autres dans le champ de la médaille, il fait observer que la présence de trois princes sur une médaille s'oppose évidemment à son attribution à Varahran V qui n'avait qu'un fils unique.

Or, l'erreur de Visconti consistait à prendre pour le buste de Varahran III celui d'une reine que Pellerin (2) et Ouseley avaient

( 1 : leonogr. gr. t t. III, p. 1 58.

Il' Recmil drt médaille t, III e «upplrracnl , pl. a, p. 40.

déjà reconnue , et que les traits de son visage , les tresses de cheveux qui pendent le long de son cou , tout enfin jusqu'à la proéminence de son buste , signalait comme un personnage du sexe féminin. Visconti, qui n'ignorait pas le sentiment de Pellerin, s'étonnait que l'on pût chercher une figure de femme sur une monnaie persane ; « cet « usage, dit-il , s'accorderait peu avec cet esprit de jalousie qui a régné « toujours dans les mœurs des peuples de l'Orient, et particulièrement « de leurs princes, d'au tint plus que la polygamie était établie chez « les Persans (1).» Mais cet argument tombe en présence des raonu- « ments mêmes ; et sans remonter au temps du prince arsacide Phraate IV, dont les médailles portent et l'effigie et le nom de la reine Mousa, sa femme (a), on peut citer les figures de reines sculptées à Nakschi Roustam, à Schiraz, à Takti-bostan , où elles paraissent dans des compositions exécutées en bas-relief à l'époque des Sassanides (3). Lorsqu'il est ainsi établi que les rois perses ont admis leurs femmes à figurer d'une manière toute prépondérante dans les immenses basreliefs qu'ils faisaient tailler sur le flanc des rochers pour perpétuer le souvenir de leur puissance et de leurs victoires, quelle difficulté peut-on faire de reconnaître sur la monnaie de Yarahran le portrait de sa femme? Qui sait si ce roi n'a pas simplement voulu imiter l'empereur Prohus, son contemporain, qui faisait fabriquer des médaillons sur lesquels la tète de l'impératrice était accolée à la sienne (4)?

D'ailleurs, il s'en faut beaucoup qu'en Perse, avant l'islamisme, les femmes aient été réduites à la condition obscure et nulle qui leur

(■) Iconographie, t. III, p. 160, note.

(a) Raoul Rochelle, Deuxième tupptèmenl à la ffotice sur quelques médaille* grecque 1 inédites des rois de la Baetriane et de l'/nde. Vignette et page S». (3) Kcr Porter. Planches 19, 57,6-1.

(V) Mionset , De la rareté des médailles romaines, t. II , p. 1 la.

a été depuis imposée ; les règnes de Pouran-Dokht et d'Azermi-Dokht , filles de Cosroès II T le prouvent suffisamment.

On peut voir dans le buste d'enfant qui , sur les médailles n" 23 et a") , tient à la main un diadème royal , l'effigie du fils aîné de Varahran, à moins que l'on ne le rapproche des figures qui, au revers des médailles arsacides, présentent au roi assis une palme ou une couronne ornée de bandelettes. Cette idée m'est suggérée par la vue d'un bas-relief de Nakschi Roustam (i) qui représente Artaxerce et son fils Sapor, près desquels on remarque un jeune homme imberbe coiffé d'une tiare et tenant une palme à la main; figure qui occupe précisément la place à laquelle se trouve , dans un autre basrelief du même lieu , un personnage à tiare terminée par une tête d'animal, tenant un diadème à bandelettes (2) , et dont l'attitude est toute identique.

On a pu être frappé en examinant les médailles n" 19, 20, 22, 24, de l'addition des mots ve aniran aux titres ordinaires des rois. Ces mots, que I on retrouvera encore une fois (médaille n* 35), ont été interprétés d'une manière admirable par M. de Sacy. Tous les orientalistes savent comment il a assimilé, au moyen des preuves les plus ingénieuses, le mot Aniran à celui de Tourna qui, chez les Persans modernes, signifie le monde habitable, ou du moins toute l'Asie, par opposition à l'Iran , qui est la Perse proprement dite (3). Ainsi les titres complets des princes sassanides peuvent se traduire ainsi : Roi des rois de la terre entière.

(1) Ker Porter, pl. i\.

[i) Ibiil., pl. 19.

;3) Mém. mr Hivtnei uni. de la Perse, p. 60.

VARAHRAN III.

On ne sait rien de bien positif touchant ce fils de Varahran II. Il semble que les historiens l'aient confondu avec son père et son aïeul. C'est ainsi que Nikbi ben Massoud (i) et le Moudjmel-attawarikh (a) lui donnent le surnom de sîschkun-schah ou Sagan-schaA, parce qu'il avait gouverné la province de Sedjestan, tandis que Mirkhond rapporte cette particularité à Varahran II. Le Schanamèh de Firdousi le fait régner quatre mois, Ebn Athir, quatre ans, Nikbi ben Massoud, treize ans, enfin le Moudjmel-attawarikh, quarante ans et quatre mois ; tandis que XArt de vérifier les dates ne le mentionne même pas au nombre des rois de Perse. Au milieu de tant de témoignages divers, la certitude ne saurait être cherchée; la seule remarque que l'on puisse faire , c'est que la grande rareté de la médaille suivante doit faire supposer un règne de peu de durée.

N T,, 26. WWJ'O <K?IO IUO U'ICJ!/ w CI) HO Pl. Y, I.

Mazdiesn bèh l arahran ma[lc]an min[ou]tchctr[t] men iezd[a]n. l'adorateur d'ormuzd, l'excellent varahran, roi, germe céleste

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