‹ Essai sur les monnaies de Charles 1er, comte de ProvenceChapitre 159 sur 183 · III. — PRIX DIVERS · texte numérisé non relu

III. — PRIX DIVERS

Animaux d'écurie

Animaux d'étable. .

Animaux de loge

Animaux de bergerie

Animaux de basse-cour

Peaux fraîches et tannées

En tout, 20.38 : 6 = 3 396.

Tiré des salaires, le rapport moyen des prix anciens avec les actuels, en d'autres termes, le Pouvoir moyen de la monnaie est de 3,72 ; tiré des mercuriales, il est de 3.07, et tiré des prix divers, de 3,39. La moyenne de ces trois chiffres est de 3,39.

Le Pouvoir moyen de la monnaie, évalué sdr le pied de l'or, était donc, en sicile, sous charles i"", 3 fois 39/,(,(, plus élevé qu'aujourd'dui.

Je dois ajouter qu'évalué sur le pied de l'argent, ce pouvoir était plus considérable. Comme Charles T' avait ordonné que le change en argent d'une once de tarins d'or (= 63 fr, 77) serait de 50 carlins d'argent (= 43 fr. 73) (1), il s'ensuit que le pouvoir moyen de la monnaie eût été, sur le pied de l'argent, 1 fois + -^^/loo plus fort que sur le pied de l'or, c'est-à-dire près de 5 fois (2) au-dessus du pouvoir actuel. Mais la monnaie d'argent n'avait qu'un caractère fiduciaire, puisque sous Charles II, le change de l'once de tarins d'or fut porté à 60 et même 70 carlins d argent (3), au lieu de .50. Or, on peut pas donner au Pouvoir de la monnaie une base de cette nature, car, si l'on entrait dans cette voie, on devrait logiquement en arriver à évaluer les objets sur le pied de la contre- valeur de l'once

(1) Cf. ci-dessus, p. 503 et 504.

(2) Exactement 4,91.

(3) Ibid., p. 504.

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