‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 101 sur 128 · Ihid., n · texte numérisé non relu

Ihid., n

9. Iljid., n° 0128. Si quelque monastère voulait violer sue ce point les devoirs dus à l'ordinaire, le pape ne se faisait pas faute de le rappeler à l'obéissance. Voir la bulle adressée par Pascal à l'abbé de Sainl-Denis Adam (JalTé-Wattenbach, Iteijestu, n° 0O03. CA. ci-dessus p. 54, n. 3).

10. C'est pourtant ce (juc semble croire M. Compain, Etude sur Cieo/froi de Vendôme, p. 107.

l'exemption 1 1 \

et avec la servitude, la reconnaissance de la suprématie épiscopale.

Pour ce qui regarde les obligations purement pécuniaires, au contraire, la question d'argent est seule en jeu : le pape sait que moins le moine paiera de redevances à l'évêque, plus il pourra en payer k Rome. Et comme, d'autre part, exempter un monastère de certaines redevances auxquelles il est soumis envers l'évêque, chef spirituel du diocèse avant tout, est une moins grande atteinte aux droits de ce dernier que de l'exempter des autres obligations que nous avons énumérées plus haut, le pape sera beaucoup plus facilement large sur ce point. Les sfationes, convivia^ obsonia, cœna, parata, circata, etles sumptus ^, en général, sont prohibés, sauf autorisation spéciale de l'abbé. Seule, l'exemption de la slatio eût porté une grave atteinte à l'autorité de l'évêque, — puisque c'eût été lui interdire de venir au monastère et, par conséquent, d'en surveiller la gestion, — si tous ces droits de visite et de séjour n'avaient été presque partout, dès cette époque, nous l'avons vu 2, transformés en simples redevances, dont la suppression n'avait que des conséquences fiscales ^.

L'exemption du droit de synode est plus importante ; elle entraînait l'exemption de la présence effective des moines au synode diocésain. Le pape et les abbés considéraient que le déplacement des religieux troublait la paix et l'ordre des établissements monastiques. Rien que l'éloignement de l'abbé pouvait être préjudiciable au monastère, qui perdait un chef pour plusieurs jours '*. Il en était de même pour les moines et les prêtres des paroisses incorporées ^.

Cette exemption avait pour conséquence, au point de vue pécuniaire, de dispenser les religieux de la redevance ^ qu'on offrait à l'évêque en arrivant au synode. Les mêmes dispositions étaient prises pour les fêtes religieuses qui se célébraient dans la ville

1. Jaffé-Wattenbach, Regesla, n°« j844, 5847, 5893, 5924, 6033, 6128, 6137, 6149.

Page 1