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Daine de Ilani ', Benoît de Nantes à Sainl-Médard de Nantes -. A Linio^'es'', Chàlons '*, Cahors \ Saint-Sernin de Toulouse '\ la régularisation des ehanoines est confirmée par lettre pontificale. Ainsi, le mouvement s'étend dans tous les sens, au nord, au sud, ?i l'est et à l'ouest.
Souvent, à l'origine, c'était un petit erniila^a> oùcpieUpies prêtres pieux se retiraient pour y mener une vie j)lus évangélicpie ; c'est ainsi qu'Eude fonda Eaucourt, que Land)ert d'Arras autorisa et confirma en IIOI au synode d'Arras ^ Sans devenir moine, le chanoine d'Eaucourt pourra mener la même vie que le moine, mais il restera plus étroitement lié à son évètpie ^, ({ui l'emploiera pour desservir les j)aroisses de campagne.
Ailleurs, l'abbaye de chanoines se greffe sur un établissement déjà existant, comme à l'église Toussaint d'Angers, qui, desservie jadis par les chanoines de la cathédrale d'Angers, puis par les moines de la Trinité de Vendôme, est transformée par l'évêque Renaud en une abbaye de chanoines réguliers •', ou comme à Saint-Jean en Vallée, dans laquelle, comme nous l'avons vu, Ive de Chartres appelle, en 1099, des chanoines de l'abbaye qu'il avait organisée à Saint-Quentin de Beauvais.
Union des c/ianoines réguliers cl de Vépiseopat.
Ces chanoines réguliers, qu'on prit dès lors assez souvent l'habitude de désigner sous le nom d' (( Augustins », étaient d'ordinaire, à raison de leur origine, beaucoup plus étroitement soumis aux évêquesque les moines auxquels ils tendaient à se substituer. Aussi, les privilèges qu'ils obtinrent de Ivome, s'ils ressemblent comme formules aux bulles d'exemption, n'ont jamais, comme