‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 47 sur 128 · PASCAL II ET LA FRANCE · texte numérisé non relu

PASCAL II ET LA FRANCE

nombre restreint de nouveaux adeptes. Au fond, Bruno avait échoué.

Il devait être rappelé vers la fin de l'année 1106, et Pascal, sentant en Italie sa situation chaque jour plus menacée par l'empereur, s'apprêta à venir en personne chercher auprès de Philippe l'appui dont il avait besoin.

point avant « septimo kalendas » et une virgule après « junii »), et Suger, Vie de Louis le Gros, IX, éd. Molinier, p. 23.

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L'affaire de Laon : Gauclri.

Après avoir, du vivant de son père, flatté les espérances du pape, le jeune Henri V n'avait pas tardé, en eil'et, à changer d'attitude du jour où il était parvenu au pouvoir '. Des troubles qui avaient éclatés à \'érone avaient suffi à éclairer l'esprit du pontife sur les véritables intentions du nouvel empereur -'. Averti des dangers qu'il courrait s'il se rendait auprès de lui, comme il l'avait d'abord promis, Pascal, laissant Henri l'attendre à Augsbourg, avait brusquement quitté la route d'Allemagne et, se dirigeant vers la Bourgogne en compagnie de Richard d'Albano, était arrivé à Cluny avec une suite imposante ])our la fête de Noël IIOG ••.

Ce voyage de Pascal ne ressemblait en rien à une fuite désespérée : peu sûr des sentiments de Henri, le pape se mettait sur ses gardes, cherchait-une alliance; rien de plus ^. Aussi bien ce voyage fut-il fort brillant. A])rès avoir circulé plus d'un mois en Bourgogne, consacrant des églises et confirmant des privilèges, il gagna Beaune le 12 février et arriva le Ki à Dijon •'. Il y trouva des envoyés do Gaudri, le nouvel évéquo-élu de Laon, qui espé-

i. Voir sur K's rii[)i)Oits dr l*;isoiil fl iivcc Hcmi \' to livre de Giesobreclil, (it'schichle der dciilschi'n Kniscrzi'il, t. III, p. 7i7-SI)7.

2. l'Lkkehart! d'Aiiia, C/iroiiu'on Urspcrtjc/tse, dans les Mon. Germ., Script., l. VI, |). 241.

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