Voir ci-dessus, p
;{. C/ironii/ue de Morigny, dans les ///s/. «Je Fr., t. XII, \i. 70.
4. Ordoric Vital, ///,s7. ecclesiastica, Vlll. 20, éd. Le FivvoslJ. III. [>. Kii».
:■). Ive de Chaities, lettre 100, dans Miji^nc, P;tln>l. /.(/., t. CL.MI, col. 11'.».
(•). Jaffc-Waltenhach, Ih'tjrshi, n° 5932 (11 novembre 1102).
7. Ive de Chartres, lettre 112, dans les Ilisl. ile Fr., l. XV, p. I lil-120.
K. Voir la lettre écrite par Ive à l'évèipie de Paris, citée à la note précédcnle.
LE PAPE ET e'ÉPISCOPAT 71
auxquels il prétendait ^ L'évêque d'Orléans, désirant mettre un terme à ce conflit qui divisait les pouvoirs laïque et ecclésiastique, s'offrit comme arbitre entre le prince Louis et Ive ; celui-ci repoussa l'offre, disant qu'il n'avait rien à se reprocher à l'égard de Louis, et que donner gain de cause à Païen serait faire la plus grande offense à la dignité épiscopale. Cependant il proposa à l'évêque Jean un rendez-vous pour discuter de cette affaire ~ ; mais l'entrevue, si elle eut lieu, n'amena aucun résultat, et une tentative de médiation faite par l'archevêque de Sens se heurta également à la volonté inflexible de l'évêque de Chartres -^
Les documents nous manquent pour dire comment l'affaire se termina ; mais nous en savons assez pour pouvoir remarquer le peu d'action du Saint Siège sur les évoques, lorsque la royauté intervient ; le prélat se souvient alors qu'il est vassal du prince, et les ordres du pape sont éludés, même s'il s'agit d'un chanoine en conflit avec son évêque.
Les évêques et le roi.
Nous venons de voir un cas assez caractéristique d'opposition faite par le roi désigné aux volontés d'un évêque. Avant d'étudier les élections d'évêques, dans lesquelles le roi intervient presque toujours, nous pouvons, de quelques-unes des aifaires que nous avons déjà eu l'occasion de rappeler, dégager l'attitude du roi vis-à-vis du clergé séculier et du clergé séculier vis-à-vis du roi.
Remarquons d'abord qu'on ne peut accepter l'assertion du chroniqueur anglais William de Malmesbury, suivant laquelle « le roi aurait provoqué un tel dégoût dans le clergé qu'il ne serait pas parvenu à faire consacrer son mariage par un évêque français » ^, puisque, parmi les évêques accusés d'avoir participé à cette consécration du mariage adultérin, il en est au