II. — Préparation pour la plantation
m. — Plantation, 20 journées, à Ifr. 50 l'une 30 »
Total 165 fr.»
Intérêt et amortissement de cette somme à 10 pour 100 .. . 16 50 4» Intérêt et amortissement à 10 pour 100 des frais de creusage de
200 rigoles d'assainissement, à fr. 50 par rigole 10 »
Total des frais du premier établissement, au point de vue
des intérêts de la somme employée à ces travaux. 146 f. 50
78. DÉPENSES ANNUELLES. — Los dépouses anuuelles sont les suivantes :
212 DÉTAILS PRATIQUBS SUR LES PLANTATIOfIS FORKSTOCRBS
1* Deux binages, à 35 fr. run 70fr. »
2* Curage des rigoles, à 0,075 par rigole. — 200 15 »
3* Coupe de la récolté, triage et liage, 38 journées, à 1.50. ... 57 »
4« Écorçage et opérations préliminaire >, 52 journées, à 1.50. . . 78 v
5* Dessiccation et bottelage 40 »
6* Transport 14 »
Total des dépenses annuelles 274 fr. »
79. Valeur brute de la récolte annuelle. — Chaque pied fournltenmoyenne500 grammes d'osier par an,poids vendu surpied, soit 380 kil. par hectare (pour 7.600 boutures productives). Le prix faible de 24 francs par 800 kil., tant pour les gros osiers que pour les brindilles fines, donne lieu par hectare à un produit de 912 francs.
Voici un exemple justifiant que ce prix est loin d'être exagéré, et est au contraire assez faible.
U s'agit d'une oser aie de 8 ares dont les produits en nature et en argent sont les suivants.
1» 25 bottes (osier viminal, de 200 osiers chacune; soit 5.000 osiers à 1.20 le cent , 60 fr.»
2» 10 bottes à liens pour gerbes, soit 2.000 osiers a 0.60 le cent . , 12 »
3° 10 bottes osiers pour la fabrication des mannes, soit 2.000 osiers à 0.60 le cent 12 »
4° 6 bottes osiers employés dans les vIgno!)les et pour palissage d'arbres fruitiers, & 1.75 la botte 10 50
Total pour 8 ares 94 »
Et pour un hectare 1.181 f. »
80. Produit net de l^oseraib. — Le produit net de l'oseraie s'établit comme il suit:
i» Intérêt à 4 pour 100 pour le terrain, et à 10 pour 100 pour les
dépenses engagéesdans les frais de premier établissement . . 146f.50 20 Dépenses annuelles 274 »
Total des intérêts et dépenses . . 420 f. 50 30 Produit de la récolte annuelle vendue sur pied 912 ^
Produit net .... 491 f. 50
Il y a lieu de noter que, pendant les trois premières années, le produit de 912 îr. n'est pas atteint. Mais à partir de la quatrième année, on obtient un véritable rendement industriel. Quand l'oseraie est usée, on retrouve le terrain qui n'a rien perdu de sa valeur primitive.
81. Culture pructubusb du châtaignier. — Le châtaignier fait dans certaines régions (Alsace, Limousin, Maures) l'objet d'une culture artificielle très productive. Sur les sols siliceux, très légers, très divisés, il donne d'abondants produits en bois d'œuvre, cercles, échalas, merrains et autres bois de fente. Les terres calcaires ne lui conviennent pas.
Pour utiliser les vides des forêts qui conviennent au châtaignier on peut opérer comme il suit : 1*> défricher à 0"»25 de profondeiu* ; 2" faire une première culture de pommes déterre, suivie d'une seconde si les plantes parasites ne sont pas complètement détruites; 3u plantation au printemps de plants de trois ans, à la distance de 2 à 3 mètres en tous sens; 4<' après la plantation, culture nouvelle de pommes de terre ou de seigle qu'on continue, en les alternant, pendant quatre ou cinq ans ; 5o recépage très près de terre, après cette période. — De nombreux rejets se produisent ensuite.
82. Soins a donner aux taillis de châtaignier.— Sept ans environ après le recépage, une éclaircie vient enlever les menus rejets et laisse sur chaque souche deux, trois ou quatre cépées qui grossissent alors rapidement, et atteignent un diamètre de 10 à 15 centimètres à l'âge de quinze ans. Une dernière éclaircie peui alors être pratiquée; à vingt-cinq ou trente ans les rejets peuvent atteindre 20 à 25 centimètres et donner de bonnes et nombreuses douelles de tonneau.
83. Age d'exploitabiijtê. — Les taillis de châtaignier sont généralement coupés à douze et quinze ans et donnent alors deux fois autant de revenu qu'un taillis de chêne rouvre d'un âge double ; ce revenu, à quinze ans, peut atteindre 3.000 francs, tandis qu'un taillis de chêne de trente ans ne donne que 1.500 francs seulement: c'est une question d'expérience à étudier. De même, il y a intérêt à maintenir le châtaignier sur pied jusqu'à vingt-cinq ans, si le revenu réalisable double de quinze â vingt-cinq ans.
Ces importants revenus ne s'obtiennent ni dans les plaines basses, ni à de grandes altitudes, ni dans la France méridionale.
84. Soins a donner après la première coupe.— Après chaque coupe, on reprend avec avantage la culture alternée, pommes de terre et seigle, entre les cépées, pendant deux ou trois ans. Sinon, il faut biner et nettoyer le sol à chaque printemps.
Le maintien de baliveaux n'est pas avantageux. Les gros châtaigniers n'ont pas un bois sain.
85. Culture kkcctueusk du micocoulier — Dans les terrains di-
S74 DÉTAILS PRATIQUES SQR LBS PX^NTAT10li9 FOR||3TIB|UM
visésTdulRoussillon, à ime altitude inférieure à âOO mètres, le mieocoulier donne de très fructueux produits. On plante à 2 ou 3 mètres d'espacement, en sol bien ameubli, des sujets de trois ans. Des plantes sarclées sont cultivées entre les jeunes brins. Un élagagerez-tronc enlève les branches basses et est swvi d'un émondago des branches gourmandes. Le sol est biné chaque année une ou deux fois. Si on peut irriguer, 11 y a lieu de le faire au moins une fois par semaine, surtout au printemps.
86. Age d'éxploitabiuté. — On coupe la première fois à quinze ans ; les coupes suivantes ont lieu àhuit, dix, douze ans, quand les cépées ont 8-12 centimètres de diamètre et 3 mètres sous branches. Chaque cépée vaut i ou 2 francs â Perpignan. Un bon taillis peut se vendre 4.000 francs par hectare tous les huit ans.
Les souches donnent de nombreux rejets; mais on ne conserve que deux ou trois rejets sur chacune d'elles, afin d'avoir des tiges plus droites et d'un accroisse ment plus rapide.
On en tire des manches de fouet, dits perpignans, des chevilles, échalas, cercles, bois de tour et de charronnage.
87. ZoNBDB ouLTÛRB.— Le micooouUer réussit non seulement sur les bords de la Méditerranée, mais aussi dans les parties tempérées delà France, dans les plaines et vallées, sur les bons sols. Mais on doit partout le garantir des froids trop vifs pendant sa jeunesse, et pour cela ne le tirer parfois des pépinières qu'à l'âge de cinq ou six ans. •
88. Exploitation A Sauve. — A Sauve (Gard), le micocoulier est planté sur des terrains calcaires rocheux, entre des arbres fruitiers; on le cultive en cépées isolées, ftiretées chaque année. Les pousses sont talUées sur un bourgeon triple, pour donner des fourches trifurquées qui, coupées à quatre, cinq, et six ans, donnent lieu à un commerce important.
8d. CuLTURS Fi^uGTUBusB Ds l'açacia* — Daus los sols légers et frais» sur les rives des cours d'eau, sols mouvants, les sables mobiles, les remblais récents, le robioier, ou faux acacia (dit vulgairement acacia), donne de beaux produits. Il doit être planté seul et espacé, éclairci fortement et souvent.
On peut l'exploiter rez-terre tous les dix, douze, quinze ans ; mais tenu en massif clair, jusqu'à quarante et cinquante ans, il 4onne de merveilleux produits; car, à partir de 0<n20 de diamètre
DÉTAfLfl PitATIQUn SOR hVSM PLANTATIOIlft FCEB8TISRB8 tth
il commence à servir aiix débits de|liixe, et alors aop prix n eat pas Umité.
La plantation doit 6tre très espacée.
90. Haœs défensives en acacia. ^ On peut former des haies défensives en acacia, en plantant à 60 ou 80 centimètres de distance, sur deux ou trois lignes. On les recèpe tous les quatre ans. Grâce à ses épines et à sa végétation rapide, l'acacia forme une bonne défense qui disparaît graduellement sous le couvert de la forêt quand celle-ci a produit de grands arbres qui peuvent se défendre eux-mêmes.