DISTANCE
dans Taa-
de potets à .
de litres de glands
Observations
un sens
tre sens
rhectare
à employer
En admettant 250
glands au litre, et
20 glands dans cha*
que potet, on em-
ploiera 8 litres dans
100 potets.
I9i DETAILS i>KATIUUKS 8UR LKS SUHIb FURESTIbIRï!
25. Sbhis de résineux a la pioche. — Nous lndlç[uons ci-après un procédé de semis résineux à la pioche qui a parfaitement réussi dans les montagnes du Midi, sur un sol assez meuble, suffisamment garni de basse végétation, où la sécheresse ne soit pas trop à redouter. (Demontzey, page 187).
Ce procédé consiste à «ouvrir d'abord avec le taillant de la pioehe un petit potet de dimension aussi restreinte que possible. On recherche exclusivement l'aisselle des touffes de gazon ou des broussailles de toutes sortes qui garnissent te sol, et un coup de pioche suffit amplement pour oUMÎr le potet, à la surface duquel on étend une pincée de graines qu'on recouvre légèrement à la main, de façon à les cacher simplement h la vue. 11 importe de ne laisser préparer ni semer aucun potet dans les intervalles dénudés, car ce serait du travail et do la graine employés en pure porte, »
26. Semis dans les gazons courts. — « Lorsqu'il opère dans les gazons courts, qu'on rencontre disséminés par petites plaques dans quelques points, l'ouvrier se contente d'ouvrir le gazon avec le taillant delà pioche et l'attire un peu à lui sans l'arracher toutefois ; il sort alors sa pioche de la fente béante, la retourne vivement et frappe du pic deux ou trois fois de suite, toujours au même point, Jusqu'à ce que la douille arrive à toucher le sol ; le trou se trouve alors creusé de 20 centimètres environ, tout en conservant sa très petite ouverture à la surface. Reprenant alors avec le taillant, il coinhle le trou en émiettant ses parois et le prépare ainsi à recevoir le semis ; il prend alors une pincée de graines, les étale sur l'orifice du trou et les recouvre d'un centimètre environ de terre fine; il rafTermit enfin le gazon par un coup du plat de sa pioche, et passe à un autre trou .
27. Sainfoin en mélange. — " Afin d'obtenir plus sûrement le résultat désiré, on vient en aide h l'insuffisance du gazon par des semis de sainfoin ïplante robuste qui germe et se développe rapidement) exécutés en mélange avec les graines de résineux, de façon que k-..-; .jl'ulul. suaiis lorcstiLTs ao Iruiivuril dOs le dibiU ]i:ok'gi''s de toutes paris Mff"ihri arLificid qjilieur est ainsi fourni. Cette méthode nous » ^■^u, • iiéralem|yiJÉ|tafilients r<.^sultatsd sols où le salDJ^^^H^- 1^ quj^^^^^hffegaruissa^'c ; nmîa elle serait périllâttl ^^^^B> - \^^^^^^^k des absolumeut j0«||iJ^ - ^^^^- ^^^^^^l^ts espac<^s mètre
« On espace autant que possible les trous de 1 mètre en tous sens; il serait imprudent de les écarter davantage à cause des déckets inévitables auxquels il est bon de parer d'avance, car il est toujours 'difficile de revenir sur un semis incomplet. 3>
28. Organisation d'un chantier. — Nous empruntons au même auteur (Demontzey, page 18Ô) quelques indicatipns sur Torganisation d'un chantier de repiquement, en réduisant toutefois le nombre des hommes employés à la fois, afin de le proportionner à l'étendue du vide à reboiser que nous supposerons couvrir 1 hectare.
Le chantier se composera de 12 hommes, dont:
P Un chef de chantier chargé de la surveillance des ouvriers;
2*^ Un enfant de 15 ans employé à assurer l'approvisionnement des graines et de l'eau à boire, afin que les ouvriers n'aient à se déranger en rien de leur travail pendant chaque séance ;
30 Dix ouvriers travaillant à l'exécution du semis.
Chaque ouvrier est muni d'une pioche et d'un sac-tablier à deux poches, l'une pour les graines résineuses, l'autre pour les graines de sainfoin, dans le cas où l'on en aurait besoin. Ce sac-tablier est fixé à la ceinture sur le devant du corps de manière à être facilement à portée de la main droite sans gêner le travail de la' pioche.
29. DisposmoN DES OUVRIERS. — « Il est de principe que sur un versant donné, on commence toujours par le haut et qu'on procède par virées horizontales, dont le parcours est borné par les limites naturelles que présentent les ravins, les barres de rochers, les chemins, etc.
c Le chef de chantier place en conséquence ses hommes sur la ligne de plus grande pente, à 1 mètre les uns des autres, et choisit, pour occuper chacune des extrémités de la virée, deux des ouvriers les plus intelligents.
M Cela fait, le n^ 1, placé le plus haut, commence le travail en suivant une ligne horizontale, et quand il a terminé les deux premiers trous de sa ligne, le n^ 2 commence à son tour en cherchant autant que possible à placer ses trous dans l'intervalle de ceux faits par le n^ 1, tout en ayant soin de n'opérer que là où se trouve une plaque de gazon.
« Les numéros suivants entrent successivement en ligne de la môme manière, et une fois le travail en train, le chef do chantier se place à peu près au milieu de la virée, do manière à pouvoir
bien surveiller ses hommes, tant pour la confection des trous que pour Texécution des semis.
30. Mouvement descendant des ouvriers. — « Arrivé au bout de la première virée, le n^ i continu^ à faire des trous espacés de 1 mètre environ en descendant à reculons, suivant la ligne de pente ; le n° 2 opère de même, en se tenant à 1 mètre de distance du n<^ 1, et ainsi des autres, jusqu'à ce que tous les ouvriers se trouvent sur la ligne inférieure de la première virée appartenant au n® 10. Cet ouvrier alors fait demi-tour, se place à 1 mètre en dessous de sa ligne et commence le retour de la virée en conservant constamment sa distance à cette ligne qu'il connaît bien, puisqu'il l'a faite lui-même. Les numéros suivants continuent à faire des trous en descendant, jusqu'à ce que chacun d'eux, se trouvant à distance-voulue du numéro qui se trouve au-dessus de lui, puisse reprendre la nouvelle ligne horizontale que son rang lui attribue ; le retour de virée se termine comme l'aller, et ainsi de suite jusqu'au bas de la parcelle à semer.
31.. DÉPENSE. — « Dans des conditions ordinaires, chaque ouvrier peut confectionner et semer l.OOOtrous par jour, ce qui donne .10.000 trous pour, le chantier et 1 hectare de semis, si les trous ont été placés à 1 mètre en moyenne dans les deux sens. » La dépense peut dès lors être évaluée comme il suit:
Chef de chantier, à 3 f r 3fr. » \ 26 fr., somme à la-
10 ouvriers à 2 f r 20 » I quelle il y a lieu d'a-
1 enfant à 1 fr. 25 1 25 i jouter la valeur des
Transport des graines et autres frais. 1 75c. ^ graines.
32. QUANTITÉ DE GRAINES A EMPLOYER.— M. Demontzey (page 190) conseille d'employer, à l'hectare, les quantités suivantes:
Pin cembre . . 30-40 kil.^ On peut apprécier par analogie avec l'épicéa
Mélèze 10-12 [ laf quantité de graines de pin sylvestre, noir et
Epicéa .... 5 ) laricio qu'il faudrait par hectare.
33. Semis a la hache-prés. — « Lorsque, par 'une circonstance favorable (Demontzey, page 191), on se trouve avoir quelques parcelles de gazon, non plus disséminées ou clairiérées, mais au contraire formant une sorte de pelouse, du moins par places de quelques mètres carrés chacune, il importe de ne pas déchirer ces gazons, afin de laisser aux semis tout l'abri tutélaire qu'ils peuvent en attendre contre le gel ou le dégel. La pioche ne trouve plus ici
son emploi et doit être remplacée par la hache-prés (1), dont on se sert dans les prairies pour découper les gazons aux emplacements des rigoles d*arrosage. En deux coups de cette hache on enlève un morceau de gazon en forme de coin très aigu, au fond de remplacement duciuel on sème les graines. Les jeunes semis se trouvent dès lors entourés et protégés par le gazon. »
34. Les SEMoms Prouvé. — Dans ces dernière années, Toutillage des semis a été amélioré par M. Prouvé, inspecteur des forêts. Cet outillage comprend deux instruments :
l» Le semoir simple (2) servant à toutes les graines (glands, châtaignes, résineux, bouleau, etc.).
2» Le semoir à menues graines (3) ou à betterave (pin sylvestre, épicéa, botdeau, betterave, etc.).
Le premier se vend 6 francs, le second 14 francs; ils se trouvent tous les deux chez Cornu, mécanicien, rue de Nemours, 17, à Paris.
35. Le semoir simple. — « Le semoir simple consiste en un tube en fer-blanc, taUlé obliq[uement, évasé à l'extrémité supérieure et terminé à l'autre par un fer de lance élargi avec pointe d'acier. »
On sème de la manière suivante :
L'ouvrier a la graine dans son tablier; avec la main gauche il en prend une poignée; puis, tenant l'outil de la droite, il pique obliquement le sol et relève l'instrument à environ 60 degrés avec l'horizon, tout en soulevant sur le fer de lance ime languette de terre et en formant au-dessous une excavation. En ouvrant le petit doigt et l'annulaire de la main gauche, le semeur laisse tombe^ dans l'évasement un ou plusieurs grains qui viennent se loger dans la cavité.
Si la graine doit être enterrée (le gland, la faîne), l'ouvrier, avec Toutil même ou le pied, rabat dessus la languette de terre, sinon il enlève cette languette ou la renverse et mélange la graine à la terre.
86. Avantages de cet instrument. — « La graine, enfermée comme dans une tabatière sous la langdette de terre, ne peut ressortir par l'effet de la gelée ou du tassement du sol ; eUe se