DES TROUS
20. Profondeur de la plantation; — Hartig recommande, ce qui est rationnel, d'enterrer les plants à la même profondeur que celle qu'ils occupaient auparavant, soit en pépinière, soit en forêt. La mauvaise réussite de bien des plantations provient de ce fait que les tiges sont trop enterrées et que les racines reposent sur une terre crue et froide, où elles sont à la fois privées de la nourriture qui leur est nécessaire et de Tinflu mce de la chaleur.
Duhamel établit comme règle générale qu'U faut planter le« arbres un peu plus avant qu'ils ne l'étaient dans la pépinière, en faisant remarquer que l'on tombe plus tréquemment dans le défaut de planter le* arbres trop avant en terre que dans celui de les tenir trop près de la superficie.
Le précepte d'Hartig n'est pas en contradiction avec celui de Duhamel. Si ce dernier recommande de planter plus profondément, c'est qu'il calcule l'affaissement nécessaire de la terre, tan
dis que Hartig, en disant que les tiges ne doivent pas être plus enterrées qu'auparavant, suppose les arbres déjà plantés et Taffaissemeut de laierreopéré: d'où il suit que dans les terres légères, ou raffaissement est plus considérable, ut où d'ailleurs l'action de l'air a plus d'effet, il faut planter un peu plus avant que dans les terrains frais et compacts.
21. Préceptes de Duhamel. — Duhamel a donné sur ce' sujet des préceptes qu'on peut résumer comme il suit :
lo Les arbres destinés à croître en futaie et à être exposés aux vents doivent être plus profondément mis en terre que les arbres de petite taille destinés à croître à Taboi des grands vents.
2<» Sur ie» montagnes, on doit, à l'exposition du nord, planter plus près d^ la superficie qu'à l'exposition du sud.
3» Les arbres tirés des pays chauds demandent, en général, à être plantés plus près de la superficie que ceux venus du Nord.
4" Dans les torres légères, il faut planter plus avant que dans les terres fortes et compactes, parce que la chaleur du soleil, qui pénètre fort avant dans ces terres, dessécherait les racines si elles étaient trop près de la surface du sol.
50 Dans les terrains humides, il faut planter plus près de la superficie que dans ceux qui sont secs ; si le terrain est marécageux, U faut planter à la surface et même sur des buttes,
6® Dans les terrains qui ont peu de fond, c'est-à-dire dans ceux où, sous une médiocre épaisseur de bonne terre, U s en trouve qui n'est point propre à la végétation, il faut éviter de planter profondément.
V Dans les torres rapportées, ou qui ont été remuées à une grandii profondeur, il faut peu enterrer les arbres, parce que ces terres venant à s'affaisser, les arbres s'enfoncent dans le terrain, et au bout d'un certain temps, ils y seraient beaucoup trop avant.
S^ Dans les terrains secs, la surlace du sol doit être plus basse au pied des arbres, et y former un bassin, afin que l'eau des pluies et des neiges s y assemble et humecte la terre qui environne les racines.
9° Dans les terrains humides, au contraire, il faut bomber la terre sur toute l'étendue du trou, pour donner un écoulement aux eaux qui pourraient, sans cette précaution, amener la pourriture des racines.