Sur ce personnage, v. infra, chap. III
2. On ne peut ici passer sous silence l'autre ouvrage du même auteur, bien qu'il n'ait pas trait à une colonie française ; il est, en effet, comme la première partie du précédent.
Moreau de Saint-Méry. — Description topographiqiie el politique de la partie espagnole de Visle Saint-Domingue: avec des observations générales sur le Climat, la Population, les Productions, le Caractère et les Mœurs des habitants de cette colonie, et un tableau raisonné des différentes parties de son administration. — Philadelphie, chez l'auteur, 1796, 2 vol. in-8 (t. I, 8 pp., xlix pp., 3 ppnc, 307 pp., carte ; — t. II, 311 pp.).
4i SOURCES DE l'histoire des ANTILLES FRANÇALSES
gularité bibliographique, le recueil qui les contient fut destiné, ainsi que l'indique le titre, à accompagner l'autre célèbre ouvrage
de Moreau de Saint-Méry, Lois et constitutions 178i, 6 vol.
in-i, sur lequel nous reviendrons plus loin (Cf. chap. III, § 1). Parmi les nombreux ouvrages modernes consacrés à notre ancienne colonie, devenue la République haïtienne, il suffira de rappeler ici la monographie importante, déjà citée plus haut parmi les bibliographies.
TiPPETsHAUER (L. Gentil). — Die Insel Haïti. — Leipzig, 1893, in-4 xvni-693 pp., 6 cartes h. t.
§ 4. - Ouvracjes relatifs aux Caraïbes et à leur langage.
A l'époque où les Ang-lais, les Hollandais, les Français prirent définitivement pied dans les Iles du Vent, celles-ci étaient toutes occupées par une race indigène de civilisation rudimentaire, de tempérament belliqueux et d'humeur farouche : les Caraïbes. Venus, semble-t il, de la Guyane, où les Galibis représentent encore un rameau de leur famille ethnique, ces indigènes, hardis navigateurs, avaient successivement conquis toutes les Petites Antilles et menaçaient déjà les Grandes de leurs incursions dévastatrices lorsque Colomb découvrit Haïti. Redoutés des habitants de cette île, souvent cruels aux Espagnols qu'ils surprenaient isolés venant se ravitailler dans les Iles du Vent, ces Caraïbes devaient, malgré les efforts de nos missionnaires, rester réfractaires à toute assimilation européenne et disparaître peu à peu des Antilles plutôt que de se laisser absorber ^ . Mais les luttes fréquentes qu'eurent à soutenir nos colons contre ces peuplades et plus encore les patientes tentatives de nos missionnaires pour les évangéliser, nous ont valu sur elles une foule d'observations et d'études pré-
1. Sur les misérables restes de la race caraïbe à Theure actuelle dans les Antilles, v. dans le Geographical Journal (January, 1903), t. XXI, n° 1, pp. 83-84, le compte rendu d'un rapport fait au Colonial Office par M. Heskelli Bell, administrateur do la Dominique.