‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 9 sur 169 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

sujet fort inégale et incomplète. Quelques ouvrages utiles et rares y sont signalés, mais pas une description n'est vraiment précise. Beaucoup de livres indiqués n'ont certainement pas été vus par l'auteur. Quant aux manuscrits inédits, il en est quelques-uns d'allégués, mais ici encore avec une imprécision déplorable. A part ces réserves, l'ouvrage en lui-même est intéressant et présente une monographie assez soignée de notre ancienne colonie.

Pour les Antilles françaises, il n'y a guère à citer comme travail d'ensemble que le Calalogue de V Histoire de France^ mis à la disposition du public dans la salle de travail des imprimés à la Bibliothèque Nationale à Paris : tome VIII, série Lk^'^. — Cette liste est très loin d'être complète, mais elle est utile.

Quant aux autres monographies de nos colonies, elles ne valent pas au point de vue bibliographique « l'honneur d'être nommées ». J'en excepterai pourtant :

RosNY (Lucien de). — Les Aniilles ^ éludes d'ethnographie et d'archéologie américaines. — Paris, 1886-87, 2 tomes en un

Ce travail contient dans l'Introduction quelques indications vagues, mais utiles, émanées d'un savant qui n'était point un bibliographe, mais qui avait pu voir des ouvrages intéressants.

Pevtraud (Lucien). — L Esclavage aux Antilles françaises avant 'I7H9. —Paris, 1897, in-8.

a consacré les pp. xiii à xxii de son Introduction à l'énumération des sources qui lui ont servi. Bien que le dépouillement des manuscrits soit moins formidable qu'il ne le

IINTRODUCTION XXXIX

paraît à première vue, et que les imprimés, classés par ordre alphabétique de noms d'auteurs , ne soient soumis à aucune critique, il faut savoir gré à M. Peytraud de ce travail. Il nous donne du moins sur les Archives coloniales des indications brèves mais précieuses, car tout ce qui permet de connaître cet important dépôt représente beaucoup de peines et mérite beaucoup de gratitude.

Enfin je ne puis clore la liste des instruments de travail utiles à qui veut étudier les sources de notre histoire coloniale sans attirer l'attention sur les bibliographies bien connues de certains grands ordres religieux. Les missionnaires ont suivi de près nos colons dans tous leurs établissements d'outre-mer, quand ils ne les y ont pas précédés. Il y a plus : ce sont eux qui ont été presque toujours les premiers chroniqueurs de ces expéditions colonisatrices, et dans bien des cas nous ne possédons sur les débuts de nos plus belles colonies que les récits de ces pères : Jésuites, Jacobins, Capucins ou Carmes K Sur la personnalité de ces auteurs et sur leurs écrits même, on ne pourrait se dispenser de consulter les ouvrages bien connus, ci-dessous énumérés pour mémoire :

Bibliothèque de la Compagnie de Jésus ^... 3^ édition par le P. Carlos Sommervogel... — Bruxelles, 18S0-1900, tomes I-IX : A-Z et Supplément, 9 vol. in-4.

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