‹ Essai sur les troubles psychiques consécutifs aux maladies de l'oreilleChapitre 3 sur 33 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis longtemps, les médecins ont reconnu l'influence des sens spéciaux en général et de l’ouïe en particulier sur le système cérébral et par conséquent sur les troubles psychiques. Aujourd’hui, un grand nombre d’aliénistes considèrent comme très fréquentes les folies sensorielles, c'est-à-dire celles qui sont consécutives à l’hyperesthésie ou à l'irritation des sens. On doit bien se persuader, dit Auguste Voisin (1), que la folie a le plus souvent une origine somatique.

Mais, comme le dit le professeur Ball (2), si l’ouïe est le plus intellectuel de tous les sens et celui dont les perturbations jouent le plus grand rôle en aliénation mentale, il faut avouer, ainsi que le constate

(4) Aug. Voisin. — Leçons cliniques sur les Maladies mentales. Paris, 1876.

(2) Ball. — Bulletin de l'Académie de Médecine, 21 février 1882.

A M. Alb. Robin (1), que les complications mentales des maladies de l'oreille et du rocher ont été jusqu'ici peu étudiées.

Les auteurs ont, il est vrai, publié un certaim nombre d'observations sur ce sujet, mais nous ne croyons pas qu’il y ait, ou plutôt, dans nos recherches nous n'avons pas trouvé de travail d'ensemble sur cette question. Aussi, nous proposons-nous de réunir dans cette thèse maugurale les faits les plus intéressants, tout en ne nous dissimulant pas les nombreuses lacunes que nous n’aurons pu combler.

Mais avant d'aborder notre sujet, qu’il nous soit permis de remercier publiquement M. le professeur Pierret. Pendant les quelques mois que nous avons eu l'honneur d’être son interne, 1l nous a prodigué ses conseils avec sa bienveillance habituelle ; c’est lui qui nous a inspiré le sujet de cette thèse, et c’est orâce à ses conseils éclairés que nous avons pu arriver au bout de notre tâche; qu’il reçoive ici l'hommage de notre profonde reconnaissance.

M. le professeur-agrégé Levrat a bien voulu pratiquer sur nos malades l'examen otoscopique; il nous a été ainsi d’un grand secours dans ces opérations délicates : qu'il veuille bien recevoir l’expression de notre sincère gratitude.

Nous remercions également notre excellent ami Taty, interne à l'asile de Bron, qui nous a été d’un précieux concours en mettant à notre disposition sa connaissance approfondie de la langue allemande.

(1) Alb. Robin. -- Des Affections cérébrales consécutives aux lésions non traumatiques du rocher et de l'appareil auditif. Paris, 1883.

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