DIXIÈME PRINCIPE
« D'où il suit , par exemple , que si le jugement « que je porte des objets sensibles , n'a pour fon- « dément qu'un rapport confus de mes sens, .--i '( leur témoignage ne se soutient pas selon toutes '< les manières dont il devroit se soutenir, ou si je « ne trouve pas toute la précision nécessaire dans « les conséquences que j'en veux tirer , comme les <c observations de mon esprit ne sauroient être ff dans tous ces cas précises et invariables , ainsi « que le demande la certitude , je dois reconnoître " alors que je ne puis avoir actuellement que des 'f probabilités [chap. iv , IV).
OiNZlÈME PRINCIPE.
« 6. L'étude du cœur humain [chap. VI ) ne « peut jamais nous le dévoiler d'une manière « certaine , tant qu'il s'agit seulement de tel « homme en particulier, si ce n'est peut-être par
( "5 ) (' viipporl à ces caractères fi'appants fjui se pcigiiciu «t dans uiio suite ilo discours et d'actions, où tout « se rapporte clairement au même principe; mais << si nous considérons les liommes eu général , c'est « alors que l'expérience nous fournit des lumières « certaines sur le jugement cjue nous en devons " porter, c'est-à-dire sur la diversité des passions, « des intérêts, des motifs qui les font agir, et qui " varient à l'infini leur conduite et leurs discours c( ( liw. 1" , définit. 2 5). »
7. Cette connoissance générale nous conduit à apprécier l'autorité du témoignage humain par rapport aux faits qui ont été publics , dont on a pu juger facilement sur le rapport des sens , et qui
sont dignes de nous intéresser.