Voy. ci-après chapilrei m et vl
9. Les principes du droit germanique en matière ciTUe persistèrent longtemps avec les mœurs germaniques dans les familles noblts; le baronnage était imbu des traditions de la conquête. Voy. les Recherches de M. Edouard Laboulaye sur la condition civile et politique des femmes depuis les Romains jusqu'à nous, — Anno igitur ■ CGC LTi fastus i-t dissolutio iu multis personis nobilibus et mllitaribus quamplurimum inolevil. Nam cum habitus antea dccurtatos, ut supra dixi, et brèves nimis accepisî^eiit, hoc anno tamen adiiuc magis se incœperunl eumpluose derormare, perlas et murgaritas in capuclis et zouis deauratis et argcnteis deporlare, gemmis diversis el iupidibus pnciosis se per totum curioslus adornare; et in tantum se curiose omncs, a mogno usque ad parvum, de talibus lasclviis cooperiebant, quod
pet is et lapide^ magno preiio vendebantur et vix Parisius poterant reperiri Incœ-
pe. unt etiam tune gestare plumas avlum in pileis aduptàtas. (Chion. de Guill. de l^angis, » conUnuaL, t. II, p. 237.)
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bourgeoisie, classe moyenne de la nation , haute classe du tiers état, sans cesse augmentée par raccessipn des classes inférieures et sans cesse rapprochée de la noblesse par Texercice des fonctions publiques et la richesse inunobilièrc, attachée à la royauté comme à la source des réformes et des mutations sociales, prompte à saisir tous les moyens de s'élever, toutes les positions, les avantages de toute sorte colleciifs ou individuels, appliquée à la culture de l'intelligence dans les dh'eclions fortes et sérieuses, habituellement résignée à une longue attente du mieux, mais capable par intenalles, d'un désir d'action immédiate et d'un élan révolutionnaire.
Voilà pour la société ; quant aux institutions, la royauté , dans sa prérogative sans limites , les recouvre et les embrasse toutes , hors une seule, les états généraux, dont le pouvoir mal défini, ombre de la souveraineté nationale , apparaît dans les temps de crise poi r condamner le mal présent et frayer la route du bien à venir. De 1355 à 1789, les états, quoique rarement assemblés , quoique sans action régulière sur le gouvernement , ont joué un rôle considérable comme organe de l'opinion publique. Les cahiers des trois ordres furent la source d'où , à différentes reprises , découlèrent les grandes ordonnances et les grandes mesures d'administration, et, dans ce rtie général des états, il y eut une part spéciale pour le troisième. La roture eut ses principes qu'elle ne cessa de proclamer avec une constance infatigable , principes nés du bon sens populaire , conformes à l'esprit de l'Évangile et à l'esprit du droit romain. Le renouvellement des lois et des mœurs par l'infusion de la liberté et de l'égalité civiles , l'abaissement de toutes les barrières élevées par le privilège, l'extension du droit commun à toutes les classes de personnes, tel fut le plaidoyer perpétuel et, pour ainsi dire , la voix du tiers état. On peut suivre cette voix grandissant d'âge en âge à mesure que le temps marche et que le progrès s'accomplit. C'est elle qui , durant cinq siècles, a remué les grarids courants de l'opi-
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nion. L'initiative du tiers état en idées et en projets de réforme est le fait le plus intime du mouvement social dont nous avons vu , sinon le dernier terme, du moins une phase glorieuse et décisive ^ mouvement continu sous d'apparentes vicissitudes, et dont la marche ressemble à celle de la marée montante que Fœil voit avancer et reculer sans cesse , mais qui gagne et s'élève toujours.
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48 ESSAI SUR L'HISTOIRB