‹ Essai sur lh́istoire de la formation et des progrès du Tiers État: suivi de deux fragments duChapitre 32 sur 64 · Voy. plus haut, chap. ii, p. 47 et · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, chap. ii, p. 47 et

« porelle, qui ait aucun droit sur son royaume pour en « priver les personnes sacrées de nos rois, ni dispenser « ou absoudre leurs sujets de la fidélité et obéissance c qu*il8 lui doivent, pour quelque cause ou prétexte « que ce soit. Tous les sujets, de quelque qualité et a condition qu'ils soient, tiendront cette loi pour sainte c( et véritable, comme conforme à la parole de Dieu^ « sans distinction, équivoque ou limitation quelconque^ « laquelle sera jurée et signée par tous les députés des « états, et dorénavant par tous les bénéflciers et offi- « ciers du royaume.... Tous précepteurs, régents, « docteurs et prédicateurs seront tenus de l'enseigner «et publier*.»

Ces fermes paroles, dont le sens était profondément national sous une couleur toute monarchique , consacraient le droit de TÉtat dans celui de la royauté, et déclaraient Taffiranchissement de la société civile. Au seul bruit d'une pareille résolution, le clergé fut en alarme ; il fit demander au tiers état et n'obtint de lui qu'avec peine communication de l'article qui, en même temps, fiit communiqué à la noblesse. Celle-ci, en délaissant la cause commune des laïques et de l'État, rendit complaisance pour complaisance à la chambre ecclésiastique 3 mais les démarches collectives des deux premiers ordres furent inutiles auprès du tiers ^ il ne

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